Archive pour 4 mars 2010

Jean-Philippe Depotte – Les démons de Paris

Les démons de Paris - Jean-Philippe DepotteDans le Paris du début du XXe siècle, Joseph Sterbing est un jeune prêtre capable de converser avec les morts ce qui lui a valu le surnom de « Saint Joseph des Morts ». Plus qu’une vocation religieuse, Joseph tente d’établir de manière scientifique ce qu’il y a après la mort. Ainsi, pour étayer ses théories, il converse avec les cadavres de la morgue de l’Hôtel-Dieu, notamment un petit garçon prénommé Marcel dont le corps n’a pas été réclamé.

C’est en compagnie d’Eloïs Bienvenüe, fils du célèbre concepteur du métro parisien, Fulgence Bienvenüe, et récemment employé au Ministère des affaires implexes, que Joseph va poursuivre ses recherches rue Galvani dans un immeuble que lui a indiqué le jeune Marcel. Ils vont alors assister à une expérience étrange au cours de laquelle une forme démoniaque va se matérialiser alors qu’Eloïs va disparaitre dans une machine infernale. Joseph pris dans l’engrenage des évènements n’aura alors de cesse de rechercher le frère jumeau de celle qu’il aime en secret, la jolie Lucille Bienvenüe.

Pendant ce temps, la présidente Victoire Desnoyelle doit organiser la visite du tsar Nicolas II dans le métro parisien malgré la menace révolutionnaire représentée par Vladimir Oulianov, alias Lénine, réfugié à Paris. Elle se heurte à l’Okhrana qui souhaite assurer la sécurité du tsar à la place de la police française. Un accord sera finalement trouvé mais les moyens mis en œuvre ne seront pas forcément des plus orthodoxes.

Jean-Philippe Depotte s’amuse à mélanger les faits et les grandes figures historiques avec un univers démoniaque dans un thriller historico-fantastique qui nous entraîne dans les profondeurs de Paris ; et il le fait avec brio ! Sous cette superbe couverture signée Daylon, se trouve une lecture fabuleuse au scénario recherché, qui ne séduira pas seulement les amateurs de fantastique.

Un premier roman très réussi d’un auteur que l’on surveillera de près.

Editions Denoël, février 2010