Archive pour 22 juillet 2010

Tom Piccirilli – La rédemption du marchand de sable

Tom Piccirilli - La redemption du marchand de sableJ’avais découvert Tom Piccirilli avec Un chœur d’enfants maudits et je n’avais pas aimé. Compte tenue des nombreuses critiques positives, je me suis laissée tentée par ce thriller. C’est donc avec un peu d’appréhension mais aussi avec pas mal de curiosité que j’ai commencé  La rédemption du marchand de sable (dont je préfère le titre original : The Dead Letters).

La vie d’Eddie Whitt a basculée le jour où sa fille a été assassinée. Ce meurtre fut le premier d’une longue série attribuée à un tueur surnommée Killjoy, selon les propos de Whitt lui-même. Sa femme quant à elle est devenue folle et vit désormais dans une institution spécialisée. Habité par un désir de vengeance, Eddie a laissé tomber son travail de publicitaire et a appris à se servir d’une arme dont il ne se sépare plus. Il mène lui-même son enquête, allant parfois jusqu’à cacher des preuves aux forces de police. En effet, depuis le drame, il reçoit régulièrement par courrier les confidences de Killjoy. La relation qui s’instaure entre les deux personnages est extrêmement ambigüe, d’autant que Killjoy s’est mis à enlever des enfants maltraités pour les confier aux parents dont il a tué la progéniture…

Au début, j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire, le style et l’ambiance plus que glauque m’ont rebutée de prime abord et m’ont rappelée pourquoi je n’avais pas aimé Un chœur d’enfants maudits. Cependant, après une trentaine de pages, j’ai été happée par l’intrigue et par les réflexions de Whitt pour tenter de démasquer l’assassin. De plus, j’avais vraiment envie de comprendre ce qui poussait Killjoy à enlever d’autres enfants pour les donner aux familles des victimes. Au final, c’est un roman très réussi dont l’intrigue est bien menée et je le conseille vraiment si vous vous sentez le courage d’affronter cette atmosphère poisseuse. En ce qui me concerne, me voilà réconciliée avec Tom Piccirilli.

Denoël, Lunes d’encre, avril 2009