Archive pour septembre 2010

Maria V. Snyder – Le souffle d’émeraude

Le souffle d'émeraude - Maria V. SnyderAttention risque de spoilers sur le volume 1 !

Dans ce deuxième volume, nous retrouvons Elena alors qu’elle se rend en Sitia où elle va retrouver sa famille et apprendre à maîtriser ses pouvoirs magiques. Va-t-elle pouvoir trouver sa place dans ce nouveau monde alors que nombreux sont ceux qui la prennent pour une espionne envoyée par Ixia?

C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé Elena et que je me suis plongée dans la suite de ses aventures. A l’instar du premier tome, il est bourré de rebondissements et on a vraiment pas le temps de s’ennuyer ; on se demande avec Elena à qui on peut faire confiance, quelle est la nature exacte de ses pouvoirs et on meurt d’envie de retrouver Valek ! Il y a aussi plein de nouveaux personnages, ce qui, au final, donne une suite vraiment différente du premier tome et en fait une série vraiment atypique.

Malgré tout, je dois avouer que j’ai un petit peu moins apprécié que le premier tome, peut-être la naissance de la relation entre Valek et Elena m’a-t-elle manquée. Mais en tout cas, je ne manquerai pas de lire la suite des aventures d’Elena dont le troisième tome, intitulé Le secret d’opale, sort le 20 novembre 2010.

Harlequin, Darkiss, septembre 2010

Delphine de Vigan – No et moi

Delphine de Vigan - No et moiJe me suis engagée dans cette lecture sans trop savoir à quoi m’attendre ; bien entendu, j’avais lu la quatrième de couverture, et pourtant, je n’étais pas préparée à ça…

Lou Bertignac est une élève de seconde, très intelligente – elle a deux ans d’avance – mais timide à l’extrême. Lorsque son professeur principal lui demande le sujet de son exposé pour le cours de sciences sociales, elle répond la première chose qui lui vient à l’esprit : les sans-abris, avec un focus particulier sur les jeunes femmes. En répondant cela, elle ne savait pas à quelle point elle allait se retrouver impliquée dans ce sujet.

Lou fait par hasard la connaissance de No, une jeune fille qui semble avoir à peu près son âge mais qui à l’air de trainer dans la rue. Lou se dit qu’elle pourrait l’interviewer pour son exposée mais l’assurance de No lui fait peur, elle ne sait pas si elle va oser lui demander. Allant bien plus loin que le sujet de son exposé, Lou va se mettre en tête de la sauver…

Pendant toute ma lecture, j’ai eu une grosse boule dans le ventre, qui n’a disparue qu’une fois la dernière page tournée. J’ai trouvé ce récit vraiment poignant et été très touchée, tant par le personnage de No, désabusé, que celui de Lou, un peu naïf. J’ai passé mon temps à me poser des questions, à m’énerver, à avoir peur de ce qui allait se passer, à me dire que j’allais baisser les bras parce que c’était trop dur ; voulais-je vraiment lire jusqu’au bout un récit dont la fin me semblait inéluctable ? Bref, ce roman de Delphine de Vigan m’a pris aux tripes. Une expérience difficile mais un roman très réussi que je conseille (sauf si vous avez le moral dans les chaussettes).

Le livre de poche, mars 2009

Hervé Jubert – Le palais des mirages

Hervé Jubert - Le palais des miragesClara Charpentier joue le rôle de la fée dans le palais des Mirages, une illusion optique créée par son père, lorsqu’un accident manque de lui coûter la vie. Elle doit une fière chandelle à Lukas Sandström, chanteur dans la chorale d’Upsal, qui se précipite pour la sauver. Clara écarte vite la thèse de l’accident et se met à la recherche des auteurs de ce sabotage.

Ce roman est un mélange de fantastique, de mythologie nordique et d’intrigue policière savamment orchestré.

J’ai été tout à fait charmée par l’ambiance de ce roman. Les descriptions des palais et des attractions de l’exposition universelle et du Paris de 1900 sont tout simplement brillantes, c’est un vrai régal. Quant à l’intrigue, elle est assez touffue et retient l’attention du lecteur jusqu’à la dernière minute. Je conseille, vous serez complètement transportés.

En bonus, je vous propose d’aller voir l’album photo de l’exposition universelle concocté par Hervé Jubert. Qu’est-ce que j’aurais aimé voir ça !

Albin Michel, Wiz, février 2009

John Connolly – Le livre des choses perdues

Le livre des choses perduesDavid est un garçon de 12 ans dont la maman vient de mourir. Quand son père rencontre une autre femme, Rose, et se remarie, David a du mal à faire face à la situation, il se sent à la fois abandonné et incompris. Tout bascule lorsqu’il commence à entendre les livres lui parler. Le jour où il croit entendre sa mère l’appeler et l’exhorter à la rejoindre, il va pénétrer dans un monde étrange, dans l’espoir de la retrouver. S’en suit toute une série d’aventures au cours desquelles il va devoir faire des choix difficiles et affronter ses peurs le plus intimes…

Je dois avouer que je n’ai pas été vraiment emballée par cette lecture. On ne peut pas nier la qualité de l’écriture mais, pour ma part, j’ai trouvé la trame sans surprise et je n’ai pas réussi du tout à m’attacher à ce petit garçon. Bien que le livre ait bénéficié à sa sotie de deux éditions différentes – une adulte et une jeunesse – je le conseillerais plutôt aux ados.

Ce livre a reçu, cette année, le Grand Prix de l’Imaginaire dans la catégorie « roman jeunesse étranger ».

l’Archipel, octobre 2009

PS : La sortie en poche est prévue pour le 29 septembre 2010 chez J’ai lu.

Des nouvelles de Fabrice Colin

La sortie du nouveau roman jeunesse de Fabrice Colin, initialement prévue mi-septembre, a dû être légèrement reportée.

La Vie extraordinaire des gens ordinaires sortira début octobre, encore un peu de patience !

Fabrice Colin - La vie extraordinaire des gens ordinaires

Est prévu en janvier 2011, chez Albin Michel/Collection Wiz, Bal de Givre à New York. J’ai déjà hâte rien qu’à voir la couverture !

Bal de Givre à New York

On notera aussi la sortie en poche de la suite de La Malédiction d’Old Haven : Le maître des dragons.

Le maître des dragons

Amélie Nothomb – Une forme de vie

Amélie Nothomb - Une forme de vie« Ce matin-là, je reçus une lettre d’un genre nouveau. »

Depuis plusieurs années maintenant, pas une seule rentrée littéraire ne se fait sans Amélie Nothomb, avec plus ou moins de réussite. Alors cette année, bon cru ou mauvais cru ?

Une forme de vie est un roman épistolaire entre l’auteure et un soldat américain basé en Irak, Melvin Mapple. Au fil des missives, Melvin Mapple se révèle, et on apprend notamment qu’il est obèse (thème que l’on a déjà vu dans d’autres romans de Nothomb), ce qui ne manquera pas d’intriguer l’épistolière.

Il ne s’agit donc pas d’un roman sur la guerre, ni sur l’obésité, mais plutôt sur la relation qu’elle entretient avec ses lecteurs. J’ai trouvé assez drôle le fait qu’elle joue à la fois son propre rôle et qu’elle se mette dans la peau de ce soldat obèse pour nous livrer ce récit.

S’il se termine, une fois de plus, de façon abrupte, on en prendra pas moins de plaisir à le lire avec délectation, à condition d’aimer le style d’Amélie Nothomb toutefois. Un bon cru pour moi, agréable à lire, mais je regrette tout de même les premiers récits de l’écrivain qui recelaient plus de surprises.

Albin Michel, août 2010