Archive pour 12 décembre 2011

Katarina Mazetti – La fin n’est que le début

Katarina Mazetti - La fin n'est que le débutTroisième et dernier opus de l’histoire de Linnea, La fin n’est que le début se passe à la suite du précédent tome. Linnea a maintenant un an de plus, 18 ans, et elle se prépare à passer son bac.

C’est alors qu’elle croise le sosie de Pia, sa meilleure amie qui s’est suicidé et dont elle avait eu tant de mal à faire le deuil dans Entre Dieu et moi, c’est fini. Dès lors, les souvenirs reviennent, et lorsqu’elle se rend compte que la personne qu’elle a croisé n’est autre que Per, le grand frère de Pia, elle hésite à peine avant de l’accoster. On ne peut pas parler de retrouvailles puisqu’elle ne le fréquentait pas quand Pia était en vie – celui-ci avait déjà quitté le domicile familial pour faire ses classes – mais on peut dire que leur rencontre est explosive !

Pourtant il y a quelque chose qui l’attire chez lui, est-ce sa personnalité ou sa ressemblance avec Pia ? En tout cas, il ne la laisse pas indifférente et elle espère bien que c’est réciproque…

Tout ceci ne l’empêche pas de se soucier de sa copine Malin, qui semble avoir des problèmes avec un type à l’air louche ou de sa grand-mère qui a fait une attaque et qui a du mal à se débrouiller toute seule.

Dans ce roman, Linnea est à une période charnière, la fin de l’adolescence et le passage à l’âge adulte. Celui où on fait encore des bêtises, où on a envie d’être libre et de faire ce qu’on veut mais où on doit pourtant commencer à prendre soi-même des décisions importantes.

J’ai beaucoup plus apprécié ce roman que le précédent dans lequel Linnea m’avait vraiment énervée et où je n’avais pas réussi à retrouver les questions qui m’avait interpellée dans Entre Dieu et moi, c’est fini. Ici, les thèmes sont différents, le personnage évolue, est confronté à de nouveaux problèmes et le tout est traité de façon beaucoup plus réaliste que dans Entre le chaperon rouge et le loup, c’est fini ; on s’y identifie plus facilement.

Un dernier tome qui me réconcilie avec l’ensemble mais on ne peut nier qu’il y a toujours un certain malaise qui s’installe quand on lit un livre de Katarina Mazetti.

Babel, novembre 2011