Archive pour 15 décembre 2011

Joyce Carol Oates – Petite soeur, mon amour

Joyce Carol Oates - Petite soeur mon amourPetite sœur, mon amour c’est l’histoire de Bliss Rampike, patineuse promise à un grand avenir sauvagement assassinée à l’âge de six ans. C’est son frère Skyler, maintenant âgé de dix-neuf ans, qui nous la raconte.

On ne comprend pas exactement, au début, ce qui est arrivé à Bliss, ce n’est qu’au fil de la lecture que nous glanons les indices qui vont nous permettre de comprendre le drame qui s’est joué au sein de cette famille américaine.

Tout ce qu’on sait nous vient des souvenirs de Skyler, âgé de neuf ans au moment des faits, et compte tenu de la situation, on comprend que l’histoire soit embrouillé dans la tête de cet enfant.

De prime abord, les Rampike semblent incarner la famille américaine parfaite. Mr Rampike a un bon poste et assure un train de vie aisé à sa femme et leurs deux jeunes enfants. Pourtant, lorsqu’on commence à creuser, on s’aperçoit que la relation entre les deux époux est loin d’être idyllique. Quant aux enfants, il semble que l’aîné soit jaloux du succès de sa petite sœur et surtout, d’avoir perdu l’attention de sa maman.

Après le meurtre de Bliss, et bien que l’affaire n’ait pas été résolue par la police, il nous semble évident que le meurtrier de la petite fille n’est autre que son grand-frère. Son texte Petite sœur, mon amour : L’histoire intime de Skyler Rampike aura-t-il valeur de confession ?

J’ai trouvé cette histoire passionnante, bien qu’horrible, et je dois dire que j’aime toujours autant le style de Joyce Carol Oates. Jusqu’aux dernières pages, on ne sait quoi penser car plus on connait les personnages plus on les trouve détestable.

Outre l’aspect « chercher le coupable », j’ai aussi aimé la réflexion que le livre apporte sur le quotidien des enfants-star. Je leur souhaite en tout cas de ne pas avoir des parents comme les Rampike !

Une histoire qui fait froid dans le dos mais qui nous tient en haleine ! Si vous aimez l’auteure, n’hésitez pas.

Points, octobre 2011