Steve Mosby – Les fleurs de l’ombre

Steve Mosby - Les fleurs de l'ombreNeil Dawson apprend la mort de son père dont il n’avait plus de nouvelles depuis quinze jours. Tout laisse penser qu’il s’agit d’un suicide. Neil est pourtant loin d’en être convaincu, il semble en effet qu’au moment de sa mort, son père ait été en train de mener des investigations pour écrire son prochain roman et rien de ce qu’il a laissé derrière lui ne permet de penser qu’il aurait voulu mettre fin à ses jours.

Son père semblait être obsédé par un thriller écrit par Robert Wiseman en 1991 intitulé La fleur de l’ombre, et lorsqu’il se rend compte que la disparition de Robert Wiseman comporte des similitudes avec celle de son père, il n’a plus aucun doute. Il ne lui reste plus qu’à essayer de retracer ses derniers jours…

D’autre part, nous suivons Hannah Price, la jeune femme chargée de l’enquête qui, bien que la thèse du suicide ait rapidement été retenue, semble penser que certains détails ne sont pas clairs.

L’originalité de ce thriller réside, à mon avis, dans le fait que l’intrigue soit basée sur un roman et que l’on soit, en tant que lecteur, tout le temps amenés à nous demander quelle est la part de réalité et quelle est la part de fiction.

Je lis assez peu de thrillers, non pas parce que je n’aime pas ça mais parce que je suis souvent déçue. Pour moi, un bon thriller, c’est celui dont on tourne les pages avec frénésie et que l’on ne peut refermer qu’une fois terminé au risque de ne pouvoir s’endormir sereinement ! C’est en tout cas ce que j’attends de ce genre de lecture. Ne croyez pas que je cherche à tout prix à me faire peur, je suis une vraie mauviette, mais quitte à lire une histoire de serial killer, autant qu’elle foute la trouille non ?

Avec Les fleurs de l’ombre, je n’ai pas vraiment ressenti cette adrénaline jusqu’à ce que j’ai dépassé les deux tiers du livre et c’est un peu dommage même si la fin est excellente. Évidemment, comme dans tout roman, il faut le temps que les choses se mettent en place, mise en scène, présentation des personnages, etc. mais là il m’a vraiment fallu un bon moment pour rentrer dedans.

Par contre, j’ai beaucoup aimé la narration avec les passages du livre de Wiseman que l’on essaye de recoller avec l’histoire présente en même temps que le héros.

Au final, c’est plutôt un bon thriller avec un scénario bien ficelé mais peut-être pas assez angoissant à mon goût.

Sonatine, janvier 2012

Publicités
  1. J’ai voulu le noter dans ‘ça m’intéresse’ sur Libfly et… il y était déjà !
    Bonne semaine.

    • grigrigredin
    • 16 avril 2013

    C’est surtout sa structure que j’ai aimée, le livre dans le livre. Par contre, c’est vrai que ce n’est pas très angoissant. C’est en tout cas beaucoup moins trash que « Au-delà du mal » de Shane Stevens, paru aussi chez Sonatine…Ce dernier, je l’ai adoré, même s’il est vraiment « flippant » !

  1. No trackbacks yet.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :