Archive pour avril 2012

Anne Perry – Un étranger dans le miroir

Un homme se réveille à l’hôpital, relativement ma en point. Son nom ? Il ne s’en rappelle pas.

Mais d’autres le reconnaissent ; il s’appelle William Monk et dès que ses blessures sont guéries, on le renvoie chez lui comme si son amnésie n’étais pas un problème. Celui-ci en prend son parti et tente de faire comme si de rien n’était tout en essayant de redécouvrir quel genre d’homme il était…

Au bout de six semaines, la mémoire n’est toujours pas revenu, cependant, il faut bien continuer à gagner sa vie et il regagne son poste d’inspecteur dans la police londonienne. Le voilà donc en train d’enquêter sur le meurtre de l’Amiral Grey survenu le soir-même de son accident…

Ce livre est le premier tome de la série consacrée à William Monk qui compte à l’heure actuelle une quinzaine de volumes. Une chose est sûre, je ne vais pas m’arrêter là !

J’ai beaucoup apprécié cette lecture, à la fois pour l’ambiance victorienne mais aussi pour le scénario. Jusqu’au dernier moment, je ne voyais pas du tout comment résoudre le mystère de la mort de l’Amiral Grey.

La galerie de personnages m’a énormément plu, qu’il s’agisse des suspects, des éventuels témoins ou des relations de travail de William Monk, chacun a une personnalité particulière et extrêmement bien décrite. Je pense notamment à Runecorn, le supérieur de Monk qui ne le porte pas dans son cœur, j’aimerais vraiment savoir pourquoi ! J’ai aussi particulièrement aimé le personnage d’Esther Latterly, notamment la scène où elle rencontre Monk ; j’aime les femmes qui ont de la répartie, surtout quand le récit se déroule à une époque où l’on appréciait guère que les femmes expriment leur opinion !

Le fait que le personnage principal ait perdu la mémoire apporte un plus non négligeable ; ainsi deux enquêtes se superposent, la résolution du crime et la recherche de ses souvenirs. Je trouve que c’est une excellente idée !

Il me tarde de lire le prochain tome !

Une lecture commune avec Aymeline, Eiluned, Fany, Shelbilly et Syl. dans le cadre du challenge consacré à l’auteure Anne Perry !

Un grand merci à Syl. pour son organisation et pour ses très jolis logos !

YOSHIMURA Akira – La guerre des jours lointains

YOSHIMURA Akira - La guerre des jours lointainsAoût 1945, le Japon a perdu la guerre. Tout de suite après l’annonce de l’empereur, l’État-major ordonne d’exécuter dans les aviateurs prisonniers dans les plus brefs délais. L’officier Kiyohara Takuya se porte volontaire ; quelques jours plus tard, il apprend qu’il est recherché par les autorités pour crime de guerre…

Muni de faux papiers, Kiyohara Takuya tente de se cacher dans ce pays totalement dévasté, meurtri et occupé par les américains.

Voici un livre que je vous conseille vivement si vous vous intéressez un peu à l’historie du Japon, d’une part parce qu’il décrit très bien le Japon à la fin de la seconde guerre mondiale, d’autre part, parce que Yoshimura Akira est un écrivain très talentueux.

L’auteur raconte l’histoire de cet officier de façon très détachée, distante, il ne s’encombre pas de sentiments et se contente d’énoncer les faits, sans parti prix. C’est ce que j’aime particulièrement dans les romans de cet auteur et je n’ai pas été déçue cette fois encore !

Babel, octobre 2007

Roman lu dans le cadre du challenge Un mot, des titres, organisé par Calypso,

et qui s’inscrit également dans le challenge Dragon 2012 de Catherine.

Commémoration du naufrage du Titanic

Il y a 100 ans, jour pour jour, dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, le R.M.S. Titanic, heurtait un iceberg lors de sa traversée inaugurale ; en moins de 3h, le paquebot coulait faisant environ 1500 morts, une des catastrophe maritimes les plus meurtrières pour l’époque.

A cette occasion, j’ai eu envie de lire un roman évoquant cette tragédie.

Erik Fosnes Hansen – Cantique pour la fin du voyage

Erik Fosnes Hansen - Cantique pour la fin du voyageLe roman débute avant le départ du bateau. Nous faisons tout d’abord la connaissance de Jason Coward, le chef d’orchestre engagé pour cette traversée. Viennent ensuite David Bleierstern, second violon originaire de Vienne ;  l’italien Petronius Witt, joueur de contrebasse ; le pianiste surnommé « Spot » ; et le premier violon, Alexander Biejnikoff, que nous rencontrons dans le train qui nous mène à Southampton, lieu de départ de la traversée.

En montant à bord, la première chose qui nous frappe est l’inégalité entre l’étroitesse des cabines des musiciens et le faste du pont supérieur et de ses salles de réception. Un petit tour à bord nous permet d’observer le déroulement des derniers préparatifs avant le départ et de côtoyer ceux qui sont en charge du bon fonctionnement des machines et du bon déroulement de la traversée.

Puis l’histoire revient successivement sur l’histoire personnelle de chacun des musiciens et sur la façon dont ils en sont arrivés à faire partie de ce voyage.

Il ne s’agit pas ici d’un témoignage mais bel et bien d’un roman. Erik Fosnes Hansen invente une vie à ses personnages, celle qu’ils ont vécu avant de monter à bord du Titanic (il a d’ailleurs, à cette fin, changé les noms des musiciens).

Finalement, le récit ne laisse que peu de place au naufrage en lui-même. Ce n’est qu’après avoir écouté les histoires des uns et des autres que ce que l’on sait inéluctable survient. Cette lecture nous fait surtout prendre conscience que ceux qui ont péri pendant le naufrage du Titanic avaient une vie avant de monter à bord, des envies, des espoirs…

J’ai trouvé Cantique pour la fin du voyage agréable à lire, le style est assez fluide, on passe un bon moment ; pourtant, m’est avis que je l’oublierai assez vite. Bien mais peut-être pas indispensable.

Folio, mars 2012

J.R. Ward – L’amant éternel (Lover Eternal)

J.R. Ward - L'amant éternelIl y a quelques jours, je découvrais La Confrérie de la Dague Noire et, contre toute attente, cela me plu. A tel point que je n’ai pas résisté longtemps avant d’ouvrir ce second tome consacré à Rhage !

Rhage ayant gravement contrarié la Vierge Scribe, il a été condamné à une malédiction de deux cents ans ; dès que ses envies et pulsions sont contrariées, il se transforme en une créature d’au moins deux mètres cinquante ressemblant à un dragon. Autant vous dire toute de suite qu’il ne faut pas l’énerver ! Ceci dit, c’est une capacité qui peut s’avérer utile face aux éradiqueurs, ne trouvez-vous pas ? Le problème, c’est que dans ces cas-là, il s’en prendrait tout aussi bien à ses amis qu’à ses ennemis (ça ne serait plus une malédiction, nous sommes bien d’accord).

Désormais, s’il n’évacuait pas régulièrement sa tension, il devenait une machine à tuer. Pour se soulager et recouvrer un certain équilibre, deux moyens seulement s’offraient à  lui : se battre ou faire l’amour et il en usait comme un diabétique doit s’injecter de  l’insuline. Du moment qu’il avait sa dose, il arrivait à se maîtriser, mais ça ne marchait pas toujours. Et lorsqu’il perdait la tête, ça tournait mal pour tout le monde, lui y  compris.

Un jour, une civile prénommée Bella demande de l’aide à la confrérie, elle a rencontré un jeune garçon muet sur le point d’effectuer sa transition qui semble tout ignorer de sa nature et de ses origines. Bella souhaite le confier à la confrérie et l’emmène dans ses locaux avec son interprète, Mary, une humaine.

Dès qu’il perçoit sa présence, Rhage jette son dévolu sur la jeune femme. Lui-même ne comprend pas son attirance, d’autant qu’elle est humaine, atteinte de leucémie, et qu’il ne pourra jamais être avec elle…

Un deuxième tome dans la lignée du premier, avec de l’action, des vampires, des scènes osées mais avec un personnage principal plus torturé et aussi plus touchant. Les passages avec les éradiqueurs m’ont un peu saoulé (au passage, si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi ils dégagent une odeur de talc, ça serait gentil ; parce que bon, moi, des méchants qui sentent le talc, j’ai du mal à ne pas rire, quand même) ; mais ceci mis à part, j’ai passé un bon moment avec L’amant éternel. Certes, ce n’est pas de la grande littérature, mais est-ce exactement ce qu’on demande quand on lit une romance paranormale ? Pas vraiment, pour ma part, et ce n’est pas non plus illisible donc ça me convient. Je voulais du divertissement, j’ai été servie, je suis ravie !

J.R. Ward ayant laissé une affaire en suspens à la fin de ce deuxième tome, je vais être obligée de lire la suite, L’amant furieux, mince alors !

Milady, juillet 2010

Le mardi sur son 31 #1

Sophie nous propose, depuis la semaine dernière, un nouveau rendez-vous intitulé Le mardi sur son 31. Chaque semaine, il s’agira de choisir et de partager une phrase de la page 31 du livre que nous sommes en train de lire.

Cette semaine, il s’agit d’une phrase extraite d’Expiation de Ian McEwan.

Mais ce fut l’entrain de Lola – l’oubli de tout ce qui était au-delà de ses préoccupations – , et la certitude pour Briony que ses propres émotions n’auraient aucun effet, ne susciteraient a fortiori aucune culpabilité, qui lui donna la force de résister.

L’Archipel des séismes – Écrits du Japon après le 11 mars 2011

Sous la direction de Corinne Quentin et Cécile Sakai

L'Archipel des séismes - Écrits du Japon après le 11 mars 2011Avant de commencer à vous parler du contenu de ce livre, je me dois de vous signaler que « les bénéfices de la vente de cet ouvrage seront reversés par les Éditions Philippe Picquier aux sinistrés du Tōhoku« .

Cet ouvrage regroupe des textes écrits entre le lendemain de la catastrophe et l’automne 2011 par des romanciers, poètes, essayistes et artistes japonais.

La première partie, intitulée Les faits, regroupe des témoignages de personnalités racontant comment ils ont vécu le séisme, ce qu’ils faisaient à ce moment-là et l’appréhension qu’ils ont connu avant de pouvoir avoir des nouvelles de leurs proches. Ces ont des textes qui m’ont particulièrement touchée et émue ; je me suis revue au moment de la catastrophe, impuissante face à ce qui était en train de se produire et en même temps soulagée d’avoir échappé au pire, des sentiments que l’on retrouve dans ces écrits.

Dans le deuxième partie, on trouve plusieurs essais de professeurs, journalistes, etc., certains m’ont semblé très pertinents, d’autres non, mais il y a au moins une chose sur laquelle tout le monde s’accorde, c’est le manque d’explication claires et le flou qui entoure la mauvaise gestion et les négligences de l’entreprise Tepco.

La partie suivante donne la parole aux écrivains ; certains bien connus du public français, comme Ōe Kenzaburō et d’autres qui n’ont pas encore été traduits dans la langue de Molière. Là encore, j’ai trouvé des réflexions pertinentes. Tous s’accordent plus ou moins sur le fait que le Japon devrait sortir du nucléaire ; un débat qui risque de rester pendant un moment à l’ordre du jour puisque pour l’instant aucune décision ferme ne semble avoir été prise par le gouvernement japonais.

Ce livre est intéressant puisqu’il permet aux lecteurs français de comprendre l’état d’esprit des japonais vis à vis de cette situation grâce aux textes de gens qui, contrairement au reste de la population, n’hésitent pas à dire ce qu’ils pensent et à dénoncer ce qui ne va pas. Si le sujet vous intéresse, je vous le recommande sans hésitation.

Archipel des séismes et des tsunamis, centrales et cerisiers en fleurs »

Natsuishi Banya

J.R. Ward – L’amant ténébreux (Dark Lover)

J.R. Ward - L'amant ténébreuxAudasz est un vampire faisant partie de la Confrérie de la Dague Noire, une société qui a pour mission de défendre les vampires contre les éradiqueurs. Il y a 25 ans, il a eu une fille avec une humaine dont il était sincèrement épris. Alors que sa fille Beth arrive à l’âge de la transition (transformation en vampire), il demande à Kolher, un des vampires les plus puissants, de l’assister pendant cette douloureuse épreuve afin qu’elle puisse résister à la douleur et avoir une chance de survivre, si je puis dire. Dans un premier temps, Kolher refuse, mais lorsque Audasz meurt dans l’explosion de sa voiture, il revient sur sa décision et décide d’honorer les dernières paroles de son frère au sein de la confrérie. Lorsqu’il voit la jeune femme pour la première fois, il sait qu’il fera tout pour la protéger, et qu’il a, par la même occasion, gagné un paquet d’emmerdes…

Contre toute attente, je dois dire que j’ai aimé ce premier tome de la Confrérie de la Dague Noire. Évidemment, j’ai relevé un certain nombre de défauts déjà évoqués par d’autres blogueuses, à savoir le manque de négation dans les dialogues, les nombreux « h » qui viennent s’immiscer dans des mots où ils n’ont pas lieu de se trouver, les clichés que l’on retrouve souvent dans les romances ; et pourtant, cela ne m’a pas dérangée tant que ça.

J’ai bien aimé le personnage de Kolher et ceux qu’il appelle ses frères (il me tarde d’ailleurs de mieux apprendre à les connaître dans les tomes suivants !), j’ai aimé l’histoire d’amour entre le guerrier vêtu de cuir et Beth la vampire novice, et même l’histoire globale avec les éradiqueurs bien que les passages les concernant soient moins sympas à lire que le reste !

Me voilà donc lancée dans cette série qui compte actuellement 10 tomes en VO dont 6 ont déjà été traduits en français. Le tome 7, L’amant vengeur, est d’ailleurs prévu pour le mois de mai.

Pour ma part, je vous retrouve bientôt pour vous parler de L’amant éternel !

Milady, juin 2010

D’autres billets chez Azilys, Bladelor, Cécile, Fashion, Karine, Sandy, Syl.

Eric-Emmanuel Schmitt – Petits crimes conjugaux

Eric-Emmanuel Schmitt - Petits crimes conjugauxA la suite d’un accident, Gilles est devenu amnésique. Après quelques jours à l’hôpital, il est de retour chez lui avec son épouse Lisa dont il n’a aucun souvenir, dans un décor qui ne lui rappelle strictement rien. S’engage alors un savoureux dialogue entre Lisa et Gilles dans lequel ce dernier tente de se remémorer sa vie avant son accident et la relation qu’il entretenait avec sa femme. Plus ils discutent, plus Gilles à l’impression que Lisa lui cache quelque chose…

J’ai trouvé le thème très intéressant et le texte agréable à lire. Cela m’a d’ailleurs réconciliée avec Eric-Emmanuel Schmitt dont j’avais lu un roman qui ne m’avait pas plu, j’ai bien fait de passer outre ma mauvaise expérience.

J’ai aimé la façon dont la situation évolue entre les deux personnages qui cherchent à reconstruire leur couple et les révélations faites au fil du texte ; l’histoire prend un tournant auquel je ne m’étais pas du tout attendue !

Cette pièce, jouée à partir de septembre 2003 par Bernard Giraudeau et Charlotte Rampling au théâtre Édouard VII, a rencontré un vif succès. J’aurais beaucoup aimé voir cette prestation !

Je vous laisse avec un petit extrait des interrogations de Gilles au début de la pièce.

J’ai perdu la mémoire. Cette mémoire-là. La mémoire de moi. En revanche, je me rappelle toujours mes déclinaisons latines, mes tables de multiplication, mes conjugaisons russes, mon alphabet grec. Je me les récite. Ça me rassure. Le reste va me revenir. Comment pourrait-on posséder parfaitement sa table de multiplication par huit – la plus difficile, tout le monde est d’accord – et oublier qui l’on est ?

Jean-Claude Mourlevat – Le chagrin du roi mort

Jean-Claude Mourlevat - Le chagrin du roi mortAleksander et Brisco sont deux frères jumeaux inséparables. Le Roi de Petite Terre, le royaume dans lequel ils ont vu le jour, vient de mourir. Les deux garçons se rendent à son chevet pour lui rendre hommage lorsqu’Aleks est soudain témoin d’une apparition étrange dans laquelle le Roi met Brisco en garde contre « le feu qui brûle ».

Quelques jours plus tard, Aleks se rend à la bibliothèque avec Brisco qui est enlevé sous ses yeux sans qu’il puisse faire quoi que ce soit pour le sauver. Malgré les tentatives de son père pour le sauver, Brisco reste aux mains de ceux qui l’ont enlevé…

La deuxième partie du roman se passe huit ans plus tard. Aleks est un jeune homme de 18 ans apte à servir son pays. De son côté, Brisco est amené à suivre les traces de celui qui est devenu son père adoptif, Guerolf…

J’ai aimé cette lecture, et pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher de lui trouver quelques défauts. Tout d’abord, la première partie m’a un peu déçue dans le sens où l’auteur reprend des ficelles utilisées maintes et maintes fois dans les contes pour expliquer la vérité sur Brisco. Ce n’est que dans la deuxième partie que j’ai vraiment commencé à apprécier l’orientation que prenait les évènements. D’autre part, j’ai trouvé que certains passages manquaient de détails et que l’action se déroulait trop rapidement.

Venons-en maintenant aux points positifs, notamment à l’écriture de Mourlevat qui est comme toujours très belle, rien que pour cela, on ne peut qu’apprécier le texte. On s’attache assez rapidement aux deux garçons au début du récit ce qui augmente notre inquiétude dans la deuxième partie quand on voit la manière dont chacun a grandi. Comme je le disais plus haut, j’ai préféré la seconde moitié du récit et la jolie histoire d’amour qui s’y déroule n’y est sans doute pas étrangère. Elle constitue une intrigue supplémentaire, ce qui n’a pas été pour me déplaire.

Le chagrin du roi mort est une belle histoire qui parle d’amour, de fraternité et de trahison dont je recommande la lecture malgré les petits défauts évoqués plus haut.

Pôle fiction, octobre 2011

Joyce Carol Oates – Bellefleur

Joyce Carol Oates - BellefleurCe roman raconte l’histoire de la famille Bellefleur depuis le XVIIIe siècle.

Difficile de vous faire un résumé du livre car il n’y a pas un seul fil conducteur mais de multiples histoires. Les chapitres ne se suivent pas et alternent plusieurs époques. J’ai donc eu un petit peu de mal, au début en tout cas, à m’y retrouver et à comprendre les liens entre tous les membres de la famille Bellefleur. Heureusement, un arbre généalogique figure au début de l’ouvrage et nous permet de nous y retrouver !

Dans l’ensemble, j’ai aimé ce roman même s’il est long et que certains personnages m’ont moins plu, voire moins intéressée que d’autres ; c’est une sacrée fresque familiale que nous a concocté Joyce Carol Oates. Lorsqu’elle appelle Bellefleur son « roman-vampire », disant qu’il l’avait vidé de toute son énergie, je ne suis pas du tout étonnée, il m’en a aussi fallu pas mal pour en venir à bout ! Ceci dit, je ne le regrette pas du tout.

Ce n’est sans doute pas le genre de roman qui peut plaire à tout le monde mais j’aime, en général, les histoires de familles et ses nombreux détails qui peuvent parfois paraître insignifiants mais qui contribuent au fait que l’on se sente complètement immergé dans le roman, comme si on faisait partie du décor et que les scènes se déroulaient sous nos yeux.

Je ne le conseillerais donc pas à n’importe qui, mais pour ceux et celles qui connaissent un peu Joyce Carol Oates et ont envie de se lancer dans l’aventure, vous ne regrettez sûrement pas le voyage !

Le livre de poche, janvier 1012