Archive pour 15 juillet 2012

Joyce Carol Oates – La fille tatouée

Joyce Carol Oates - La fille tatouéeJoshua Seigl, auteur célèbre atteint d’une mystérieuse maladie et vivant reclus, est à la recherche d’un assistant. Après avoir refusé plusieurs candidats, il fait par hasard la connaissance d’Alma Busch, une jeune fille recouverte d’intrigants tatouages, et l’engage sur le champs sans même chercher à savoir si elle est qualifiée pour le poste.

J’ai trouvé ce roman assez moyen au regard de la production de l’auteure. Aucun des personnages ne m’a semblé digne d’intérêt, ils ne m’ont pas émue, ni divertie,  je les ai trouvé pathétiques, bref, ils m’ont plus énervée qu’autre chose. De plus, je trouve que la quatrième de couverture est trompeuse, je m’attendais à une histoire différente où l’accent serait mis sur la relation maître/esclave et où les tatouages d’Alma serait mis en avant, d’où ma semi-déception. A sa décharge, je rajouterai aussi que j’ai enchaîné les lectures avec des personnages peu sympathiques ou peu attrayants et je pense que j’avais envie d’autre chose, je suis certaine que cela a joué un rôle dans ma lecture de ce roman.

Ce titre ne figurera donc pas dans mon top des romans de Joyce Carol Oates même si j’apprécie toujours autant son style. La façon dont le roman se termine m’a tout de même bien plu, d’autant que je ne m’y attendais pas.

Une lecture en demi-teinte pour les raisons que j’ai évoqué plus haut, je me rattraperai avec d’autres titres de JCO !

Le Livre de poche, octobre 2008

La fille tatouée était une lecture choisie pour participer au challenge Un mot, des titres ; un rendez-vous qui fête déjà son premier anniversaire ! Le mot pour la prochaine session qui aura lieu le 1 septembre est enfant, si ça vous inspire, n’hésitez pas à vous inscrire chez Calypso. Moi en tout cas, je sais déjà ce que je vais lire !

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Sofi Oksanen – Les vaches de Staline

Sofi Oksanen - Les vaches de StalinePrésentation de l’éditeur : Les « vaches de Staline », c’est ainsi que les Estoniens déportés désignèrent les maigres chèvres qu’ils trouvèrent sur les terres de Sibérie, dans une sorte de pied de nez adressé à la propagande soviétique qui affirmait que ce régime produisait des vaches exceptionnelles. C’est aussi le titre du premier roman de Sofi Oksanen, dont l’héroïne, Anna, est une jeune Finlandaise née dans les années 1970, qui souffre de troubles alimentaires profonds. La mère de celle-ci est estonienne, et afin d’être acceptée, cette femme a tenté d’effacer toute trace de ses origines, et de taire les peurs et les souffrances vécues sous l’ère soviétique. Ne serait-ce pas ce passé qui hante encore le corps de sa fille ?

Mon avis : Au début de ma lecture, j’étais plutôt emballée. J’ai apprécié de voir les problèmes auxquels était confrontée Katariina aussi bien en Estonie qu’en Finlande. Mais très vite l’enchaînement des chapitres se fait confus, répétitif et cela finit par traîner en longueur car soyons honnête, il n’y a pas vraiment d’histoire, en tout cas, pas de quoi en faire 500 pages. L’absence de chronologie ne facilite pas non plus la compréhension. De plus, je ne me suis pas intéressée du tout aux troubles alimentaires d’Anna alors que c’est un sujet qui m’avait interpellée dans d’autres ouvrages. Malgré tout, on entrevoit dans Les vaches de Staline les prémices de son deuxième roman, Purge, qui se révèle beaucoup plus abouti. J’ai parfois eu l’impression que ce premier roman était un brouillon de celui-ci.

Certes je ne m’attendais pas à ce que ce roman soit aussi bien que Purge avec lequel Sofi Oksanen a mis la barre très haut mais je suis déçue car je m’attendais quand même à mieux que ça.

Les avis de Philisine Cave, Zazy, Miss Leo, Sharon, Hélène Choco, Shelbylee et Malika qui ont participé à cette LC et qui n’ont, pour la plupart, pas été plus emballées que moi.

Stock, La Cosmopolite, septembre 2011

Voir aussi : Sofi Oksanen – Purge