Archive pour septembre 2012

John Kennedy Toole – La conjuration des imbéciles

Ignatius Reilly, obèse et trentenaire, vit toujours chez sa mère à La Nouvelle Orléans. Il est condescendant et ne se remet jamais en question, persuadé d’être bien meilleur que le reste du monde. Il a longtemps écumé les bancs de la fac et a obtenu plusieurs diplômes mais en raison de son comportement, il n’a encore jamais réussi à trouver un emploi. Cela va pourtant devoir changer, car, depuis qu’il a failli être arrêté par la police pendant qu’il attendait sa mère devant un grand magasin, elle lui ordonne de trouver rapidement du travail. Par ailleurs, il passe beaucoup de temps à écrire son mépris de la société dans son ensemble.

C’est un roman que je voulais lire depuis très longtemps mais allez savoir pourquoi, j’avais peur d’être déçue. Et j’ai probablement bien fait d’attendre le bon moment car j’ai finalement beaucoup aimé ce roman. Le caractère d’Ignatius en fait quelqu’un qu’on ne peut définitivement pas apprécier mais c’est justement ce qui en fait un personnage intéressant.

John Kennedy Toole s’est suicidé à l’âge de 31 ans, persuadé d’être un écrivain médiocre qui ne réussira jamais à être publié, on ne peut que pleurer sur cet immense gâchis. Il a reçu, pour le présent roman, le Prix Pulitzer de la fiction en 1981 à titre posthume.

La conjuration des imbéciles, un must read de la littérature américaine contemporaine. Ne passez pas à côté !

10/18, avril 2002

Kim Edwards – L’enfant de tous les silences

Kim Edwards - L'enfant de tous les silencesL’histoire débute en 1964 dans l’état du Kentucky. Le docteur David Henry tente d’emmener son épouse Norah, sur le point d’accoucher,  à l’hôpital, mais les routes sont bloquées par la neige et il se voit contraint de procéder lui-même à l’accouchement dans sa clinique. Le petit Paul voit le jour sans aucun problème mais un deuxième bébé arrive, une petite fille trisomique. Le docteur Henry fait alors un choix abominable, il demande à l’infirmière Caroline Gill d’emmener l’enfant dans une institution spécialisée et fait croire à sa femme que le deuxième enfant est mort-né. Caroline Gill, cependant, ne peut se résoudre à abandonner l’enfant et choisit de s’enfuir et de l’élever comme sa fille.

Un roman touchant qui soulève de nombreuses questions sur la maladie, le deuil, le mensonge ; le docteur Henry est un personnage dont la faiblesse cause le malheur de sa propre famille.
Pourtant, bien que les thèmes soulevés dans le roman m’aient beaucoup intéressée, je n’ai pas été vraiment émue par les personnages, moi qui ait habituellement la larme facile, je m’attendais à autre chose et finalement le seul sentiment que j’ai gardé de cette lecture est ma colère envers David Henry. De plus, le roman ne se focalise pas assez, à mon avis, sur le personnage de Grace, la petite fille adoptée par Caroline Gill.

Un roman qui se lit facilement mais qui n’a pas été à la hauteur de mes attentes.

Livre de poche, janvier 2010

Un titre qui démarre le mois américain organisé par Plaisirs à cultiver,

et qui a également été lu dans le cadre du challenge Un mot, des titres, organisé par Aperto Libro. Pour information, la prochaine session aura lieu le 15 octobre et le mot qui a été tiré au sort est beau. Cliquez sur le logo pour en savoir plus !