Archive pour octobre 2012

Yves Grevet – Méto, tome 1 : La maison

Méto a pour mission de prendre en charge le nouveau venu Crassus et de lui expliquer le fonctionnement de la maison. Cette grande demeure, dirigée par les Césars, abrite uniquement des garçons auxquels il est bien difficile de donner un âge puisqu’ils reçoivent tous les jours une injection pour leur éviter de grandir, on sait juste que certains sont là depuis plus longtemps que d’autres mais il est impossible à Méto de dire combien d’années ont passé depuis qu’il a été recueilli. A lui, maintenant, de faire en sorte que le nouveau obéisse aux règles, au moins pendant un mois, durée pendant laquelle il peut être puni si Crassus ne se tient pas à carreaux… Car pour ne pas avoir de problème dans cette maison, il faut se soumettre à un emploi du temps très strict composé d’entraînement physique, de cours théoriques, de repas au rituel bien huilé (une bouchée toutes les quarante secondes !), et aller se coucher à l’heure dite ; la moindre incartade peu signifier la punition ultime, être envoyé au frigo !

Ce roman est génial. L’univers qui prend forme sous la plume d’Yves Grevet est vraiment intéressant. L’intrigue est très bien menée et il n’y a aucun temps-mort ; on meurt d’envie de savoir ce qui se passe, où ils sont, qui dirige la maison, qui sont ces enfants qui ont tout oublié de leur passé ? On s’attache d’emblée à Méto, ce garçon intelligent qui a un côté un peu rebelle sans pour autant avoir le tempérament d’un dur à cuire. Un roman qu’on a du mal à lâcher avant la fin !

A lire ! Pour ma part, il me tarde de lire la suite de cette série en 3 tomes.

Syros, avril 2008

Une lecture dénichée chez Cécile, merci à elle ! Bladelor aussi avait beaucoup aimé !

Pete Dexter – Paperboy

Pete Dexter - PaperboyDeux journalistes, Ward Jansen et Yardley Acheman tentent de faire libérer Hillary Van Wetter, un condamné à mort, en reprenant l’enquête qui avait été menée à l’époque et dont les conclusions ne leurs semblent pas concluantes. S’il s’avérait qu’il a été condamné à tort, il pourraient tenir l’article du siècle ! Ils sont poussés dans cette démarche par Charlotte, une mystérieuse femme qui entretient une correspondance avec Van Wetter et qui affirme qu’ils sont fiancés. Le narrateur de l’histoire est Jack, le jeune frère de Ward qui a été engagé pour leur servir de chauffeur dans l’atmosphère humide de la Floride.

Paperboy est un roman à l’atmosphère lourde dans lequel on sent dès le début qu’il va mal se finir pour un moins un des personnages si ce n’est plusieurs. Tout d’abord, la relation entre les deux journalistes, bien que complémentaires, est parfois tendue ; l’un est très organisé et doué pour le travail d’investigation, l’autre préfère se concentrer sur la partie rédactionnelle, on imagine aisément que cela peut parfois provoquer des accrochages. Quant à Charlotte, c’est un personnage difficile à comprendre, pourquoi entretient-elle une relation épistolaire avec un détenu et dans quel but ? Et enfin, Hillary Van Wetter est-il coupable ou innocent ? Il ne semble pas très concerné par son sort et ne coopère pas facilement avec les journalistes, dans ce cas, pourquoi s’intéresser à son cas ?

Comme vous le voyez c’est un roman au cours duquel je me suis posée beaucoup de questions et dans lequel on ne se doute vraiment pas de ce qui va arriver. Un scénario complexe dont j’ai aimé l’atmosphère mais que je suis aussi bien contente d’avoir quitté car c’est assez oppressant !

Points, novembre 2007

L’adaptation cinématographique, réalisée par Lee Daniels sort aujourd’hui, 17 octobre 2012, sur les écrans en France avec dans les rôles principaux Matthew McConaughey, Zack Efron, Nicole Kidman et John Cusack.

Han Nolan – La vie blues

Han Nolan - La vie bluesPrésentation de l’éditeur : Leshaya n’a qu’un rêve, devenir une chanteuse de légende comme Aretha Franklin ou Etta James. Elle est blanche mais sa voix est noire et elle se sent noire de toute son âme. Et, bon sang, Leshaya sait chanter ! Pour elle, c’est vivre et survivre malgré la drogue, la violence, le vol, la trahison.Dans une fulgurante quête d’amour, dans sa quête de soi, peut-elle trouver la force de se libérer de son passé douloureux ? Ou l’ultime trahison sera-t-elle la sienne ?

Mon avis : Autant le dire d’emblée, je n’ai pas du tout aimé ce roman, et ce parce que j’ai trouvé la personnalité de Leshaya détestable. La seule chose qui est vraiment bien exprimé c’est son désir, son besoin de chanter mais là encore, je l’ai trouvé trop prétentieuse ; certes, on a compris qu’elle avait une belle voix et qu’elle savait s’en servir, est-ce une raison, pour autant, d’être aussi arrogante ? Au lieu de s’attirer ma sympathie de par son parcours familial difficile, elle m’a juste exaspérée par son attitude et ses mauvais choix et je n’ai finalement pas été touchée alors que c’est tout à fait le genre d’histoire qui aurait pu me procurer certaines émotions.

Une grosse déception donc, je n’ai pas bien compris pourquoi l’auteure a donné à son personnage une attitude aussi agressive.

Gallimard, Pôle fiction, août 2012

Bilan du marathon de lecture – Automne 2012

Après un repos bien mérité, il est temps de faire le bilan de ce marathon de lecture d’automne 2012.

J’ai donc terminé Legend de Marie Lu : 220 pages et lu Les chroniques de Lady Yoga de Rain Mitchell 334 pages et Autres chroniques de San Francisco d’Armistead Maupin, 373 pages, soit un total de 927 pages. C’est beaucoup mieux que lors de mon premier RAT au printemps dernier, je me suis moins dispersée et j’ai lu des romans moins complexes. Par contre, toujours impossible pour moi de prévoir mes lectures à l’avance, je n’ai, au final, pas du tout lu ce à quoi j’avais pensé avant de commencer !

Je suis ravie d’avoir participé une nouvelle fois et je remettrai sans doute ça lors de la prochaine session !

Un grand merci à Aymeline qui a eu la gentillesse de s’occuper de l’organisation et des animations (même si je n’ai pas participé, j’ai trouvé l’idée super sympa) et aux cheerleaders qui nous ont encouragé tout au long de ce week-end. Et un grand bravo aux participant(e)s des quatre coins du monde !

Mo Yan – Beaux seins, belles fesses

Mo Yan - Beaux seins, belles fessesOn pourrait dire que j’ai eu le nez fin en choisissant ce titre pour le challenge Un mot, des titres de Calypso puisque Mo Yan, écrivain chinois, a reçu le Prix Nobel de Littérature le 11 octobre dernier. Malheureusement, cette lecture a été l’une des plus difficiles de ma vie de lectrice.

Tout d’abord, l’écriture de Mo Yan est très poétique mais aussi très descriptive et du coup il y a beaucoup de détails qui n’apportent rien à l’histoire et même si cela contribue à nous mettre dans l’ambiance, j’ai trouvé que c’était vraiment trop détaillé.

Mais ce n’est pas le plus grave, ce n’est pas le premier roman que je lis à comporter beaucoup de description et ce n’est pas forcément un point négatif en soi. Le problème c’est que j’ai détesté absolument tous les personnages… sans exception. Leur façon d’agir m’a gênée à un moment ou un autre, je n’ai pas compris leur façon de penser, sans doute trop éloignée des valeurs dans lesquelles j’ai grandi – et pourtant, je n’ai aucun mal à vivre au Japon et à comprendre leur façon de penser alors que cette culture est tout aussi différente. Mais je m’égare, revenons-en à Beaux seins, belles fesses qui raconte l’histoire de la famille Shangguan, et du couple formé par Lushi et Shouxi qui attend désespérément d’avoir un fils après avoir engendré sept filles. Le miracle se produit finalement avec le naissance de jumeaux, une fille et un garçon, mais les troupes de l’envahisseur japonais débarquent et bouleversent la vie cette modeste famille.

La majeure partie de la narration est faite par Jintong, l’héritier des Shangguan, dont l’obsession pour les seins de sa mère – et ceux de toutes les autres femmes qui passent à sa portée – m’a beaucoup dérangée (pour ceux qui ont lu/vu Le trône de fer, vous voyez le  fils de Lysa Arryn (sœur de Catelyn Stark), ben voilà, c’est pareil…). Difficile donc, dans ces conditions, d’apprécier le récit.

Ce fût donc une lecture laborieuse car malgré ses qualités stylistiques, c’est un roman très long, et quand on accroche pas à l’histoire, cela devient vraiment pénible.

Pas vraiment une déception car je n’attendais rien de particulier mais le moins qu’on puisse dire c’est que ça ne m’a pas donné envie de lire d’autres romans de l’auteur.

Points, octobre 2005

Marathon de lecture – Automne 2012

Voilà, le moment arrive pour moi d’entamer ce marathon, coordonné de main de maître par Aymeline. Je félicite les participant(e)s d’hier et souhaite bon courage à ceux qui vont prendre le relai aujourd’hui ! Et n’oublions pas non plus le formidable travail des pompom girls qui nous accompagnent et nous soutiennent dans cette épreuve ô combien sportive !

A 17h00 tapantes, heure locale, soit dans un peu moins d’une heure, je commencerai à lire alors que la nuit commencera à tomber… Ça va être un marathon nocturne ! Le ciel est un peu couvert mais la température aujourd’hui a été de 22°, elle devrait descendre aux alentours de 15° pendant la nuit, l’automne est donc plutôt clément pour l’instant dans l’archipel nippon.

Quant à moi, je reviens de 2h de badminton, j’ai pris une bonne douche, mis une tenue confortable, le ravitaillement est prêt, ce qui n’est, en revanche, pas le cas de ma pile à lire (mais j’ai quelques idées tout de même) !

Dans un premier temps, je continuerai ma lecture de Legend de Marie Lu dont il me reste 220 pages.

Marie Lu - Legend

Prochain bilan dès que j’aurai envie d’une pause dans cette lecture qui s’avère assez palpitante pour le moment !

20h03 : J’ai terminé Legend, c’était vraiment palpitant, j’ai beaucoup aimé. Je vais me préparer un petit quelque chose à manger car je commence à avoir très faim et j’attaque ma prochaine lecture : Les chroniques de Lady Yoga de Rain Mitchell.

Rain Mitchell - Les chroniques de Lady Yoga

20h30 : J’emmagasine des forces pour la suite ! Au menu : soupe miso, riz et gyozas.

J’essayerai de refaire un bilan aux alentours de 22h !

21h49 : Après l’effort, le réconfort ! Je déguste une petite glace à la citrouille spécialement vendue en cette saison.

Question lecture, j’en suis à la page 105 des Chroniques de Lady Yoga. A tout à l’heure !

00h45 : Pour l’instant, tout va bien, je ne me sens pas trop fatiguée. J’ai terminé Lady Yoga et je vais maintenant me lancer dans d’autres chroniques, celles de San Francisco !

Armistead Maupin - Autres chroniques de San Francisco

Encore un peu plus de quatre heures de lecture !

2h41 : J’en suis à la page 139, mais la fatigue commence à se faire sentir, heureusement que je prends beaucoup de plaisir à ma lecture ! Encore 2h15, je ne me laisserai pas décourager !

04h49 : J’ai terminé Autres chroniques de San Francisco, j’aime vraiment beaucoup cette série même si j’ai trouvé ce tome un peu moins bien que les deux premiers. Étant donné qu’il ne reste plus que 10 minutes, ce n’est sans doute pas la peine que je commence autre chose, je vais aller me coucher !

Merci pour tous vos commentaires tout au long de cette journée ! Je vous dis à demain pour le bilan ! Bonne nuit !

Oscar Wilde – L’éventail de Lady Windermere

Lady Windermere se réjouit du bal qu’elle organise le soir-même pour fêter ses vingt-et-un ans jusqu’au moment où elle apprend par une de ses connaissances que Lord Windermere aurait une relation particulière avec une certaine Mrs Erlynne, et qu’il lui aurait même donné de l’argent. Lorsque son époux lui demande d’inviter cette femme à sa soirée d’anniversaire, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, elle est prête à faire un scandale si cette personne ose mettre les pieds chez elle !

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette pièce tant par la qualité de l’écriture que par les rebondissements du scénario.

J’ai beaucoup aimé la façon dont le quiproquo se met en place suite aux commérages de gens qui tirent des conclusions hâtives et le ton moqueur d’Oscar Wilde lorsqu’il dépeint la société victorienne. Toute cette bonne société ne tarde pas à s’offusquer d’un comportement qu’elle juge immoral sans connaître le fin mot de l’histoire. Il est vrai que celui-ci est assez difficile à deviner et m’a pas mal surprise ! Quelle lecture palpitante !

Voilà qui m’a donné envie de (re)lire ses autres pièces !

5e édition du concours STAR chez Liyah

Liyah lance la cinquième édition du concours STAR (Stop Talking And Read) qui se tiendra du 20 octobre au 18 novembre 2012.

J’avais déjà eu envie de participer aux précédentes éditions mais les dates ne me convenaient jamais ; cette fois, c’est la bonne !

Je n’ai pas d’objectif particulier, je le fais par curiosité en me disant que ça sera un bon moyen de faire baisser ma PAL (même si je n’y crois pas trop car je ne pense pas pouvoir lire plus que je ne le fais actuellement !). En tout cas, ça me donnera une idée, et un record à battre pour la prochaine fois ! ;)

Pour vous inscrire ou simplement avoir plus d’infos, c’est par ici !

Marathon de lecture d’automne chez Arieste

Le RAT est de retour et il aura lieu ce week-end !

Après une longue hésitation, j’ai décidé de m’inscrire pour un marathon de 12h le dimanche 14 octobre.

Je me lancerai donc à partir de 17h heure locale (soit 10h heure française) et je compte sur vous pour venir m’encourager, surtout en fin de parcours !

Comme d’habitude, je n’ai aucune idée de ce que je vais avoir envie de lire à ce moment-là, ça sera la surprise !

Si vous souhaitez avoir toutes les infos sur ce rendez-vous, je vous invite à cliquer sur le joli logo automnal ci-dessous.

Erik Larson – Dans le jardin de la bête

Erik Larson - Dans le jardin de la bêteDans le jardin de la bête est un roman-documentaire qui se déroule en Allemagne où nous suivons les pas de William E. Dodd, nommé Ambassadeur des États-Unis d’Amérique en Allemagne, et de sa famille, à partir de 1936.

J’ai tout particulièrement apprécié le point de vue qui nous est offert dans cet ouvrage à savoir celui d’une famille américaine qui a vu de loin l’arrivée d’Hitler au pouvoir et qui ne se rend pas vraiment compte des atrocités qui ont lieu de l’autre côté de l’Océan. D’ailleurs, même une fois sur place, on a l’impression qu’ils ne voient pas entièrement le danger que représentent Hitler et ses acolytes.

Il est difficile de s’imaginer à la place de l’Ambassadeur mais on comprend assez bien la pression qu’il reçoit de son propre pays et la difficulté à traiter avec le gouvernement d’Hitler, je n’aurais pour rien au monde voulu connaître ça !

La fille de Dodd, Martha, est un personnage qui revêt une importance particulière dans cette histoire, tantôt frayant avec des dirigeants nazis, tantôt flirtant avec un espion russe. Je l’ai trouvée très imprudente compte tenu du poste occupé par son père, un rôle déjà assez difficile dans ce contexte sans avoir en plus à s’inquiéter des agissements de sa propre fille.

Un ouvrage instructif qui se lit presque comme un roman mais dans lequel on se rend compte que parfois la réalité peut dépasser la fiction. Je le recommande si cette période de l’histoire vous intéresse.

Le Cherche Midi, août 2012