OGAWA Yōko – Cristallisation secrète

OGAWA Yōko - Cristallisation secrèteQuatrième de couverture : L’île où se déroule cette histoire est depuis toujours soumise à un étrange phénomène : les choses et les êtres semblent promis à une sorte d’effacement diaboliquement orchestré. Quand un matin les oiseaux disparaissent à jamais, la jeune narratrice de ce livre ne s’épanche pas sur cet événement dramatique, le souvenir du chant d’un oiseau s’est évanoui tout comme celui de l’émotion que provoquaient en elle la beauté d’une fleur, la délicatesse d’un parfum, la mort d’un être cher. Après les animaux, les roses, les photographies, les calendriers et les livres, les humains semblent touchés : une partie de leur corps va les abandonner.

En ces lieux demeurent pourtant de singuliers personnages. Habités de souvenirs, en proie à la nostalgie, ces êtres sont en danger. Traqués par les chasseurs de mémoires, ils font l’objet de rafles terrifiantes…

Un roman emprunt de sensibilité et de poésie mais aussi d’étrangeté. Ce n’est pourtant pas un récit qui provoque le malaise comme cela peut être le cas dans d’autres romans d’Ogawa mais plutôt une histoire qui soulèvent de nombreuses interrogations. En effet, comment réagirions-nous si les objets disparaissaient tour à tour, comment continuer à vivre en agissant comme s’ils n’avaient jamais existé ? Dans ce récit, l’auteure réussit également à maintenir le suspens et à nous effrayer avec cette fameuse police secrète qui traque non seulement les objets dont on ne doit plus parler mais aussi tous ceux qui n’auraient pas réussi à les oublier comme il se doit.

J’ai également aimé le fait que le personnage principal soit une romancière et nous fasses partager ses interrogations sur son prochain roman. Je dois avouer toutefois que je n’ai pas été totalement satisfaite par la fin du récit, je l’ai refermé avec encore de nombreuses interrogations et me demande si l’auteure n’aurait pas pu approfondir certains aspects.

Un bon roman qui me laisse toutefois un tout petit peu sur ma faim.

Babel, mars 2013

Logo écrivains japonais_1

Publicités
  1. Ah c’est dommage pour la fin. Par contre je crois que je tenterai de le lire un jour malgré tout, il m’attire ;)
    Bonne journée bises

    • J’ai beaucoup beaucoup aimé le thème, mais trop de choses restent mystérieuses à mon goût.

  2. je ressens aussi cela chez elle, un gout d’inachèvement, ce qui n’enlève rien à la qualité de sa langue littéraire, je ferai mon article ce soir, je pense

  3. Oh un Ogawa que je découvre et qui me tenterait bien ! :)

    • J’ai trouvé le thème de la disparition vraiment intéressant dans celui-là.

    • Merci Denis, je vais le lire et l’ajouter au récapitulatif de ce mois.

  4. Une idée de départ intéressante …ton billet titille ma curiosité :-)
    Bonne journée adalana :-)

  5. Le sujet m’interpelle, je me pencherai probablement dessus un de ces jours. Et puis au passage, ma participation pour ce mois-ci :

    http://twentythreepeonies.wordpress.com/2013/03/30/hotel-iris-yoko-ogawa/

    Au plaisir de te lire :-)

  6. On me l’a offert à mon anniversaire mais je ne l’ai pas encore ouvert. Je n’avais pas été totalement convaincue par une précédente lecture d’Ogawa. Ton billet ne me rassure pas complètement !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :