Archive pour avril 2013

Charles Dickens – De grandes espérances

Pip est un jeune garçon élevé à la dure par sa sœur aînée et son époux Joe, forgeron, métier que le jeune garçon est supposé exercer à sa suite. Deux évènements vont alors changer considérablement son destin : d’une part, sa rencontre avec un forçat évadé de prison qui lui cause une très vive émotion, d’autre part, ses visites régulières à Miss Havisham, une aristocrate au comportement on ne peut plus étrange. Pip tombe rapidement amoureux de sa fille adoptive, Estella, mais la jeune fille – dont le cœur de pierre a été façonné par Miss Havisham – passe son temps à le rabaisser plus bas que terre.

Plus tard, Pip reçoit en héritage une somme d’argent conséquente qui lui permet de découvrir la vie londonienne. Il est persuadé que celui-ci lui a été légué par Miss Havisham et nourrit toujours l’espoir d’épouser Estella. La découverte de la véritable provenance de l’argent va le déconcerter et l’entraîner dans des aventures encore plus périlleuses…

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Ce roman n’a pas vraiment été à la hauteur de mes propres espérances puisque je l’ai terminé avec un sentiment mitigé. Il s’agit d’un roman d’apprentissage, le personnage principal se doit donc d’être confronté à plusieurs épreuves qui le feront mûrir, dans le cas présent pourtant, les rebondissement m’ont semblé vraiment trop nombreux et
les réactions de Pip ont été peu satisfaisantes, impossible donc pour moi de m’attacher au personnage. Le fait qu’il soit tombé amoureux d’Estella qui le traite comme un moins que rien et ne soit pas capable de reconnaître et d’apprécier ceux qui sont bons pour lui a fini de m’achever…

Impossible aussi d’apprécier Estella car même si on comprend que son attitude résulte de la façon dont l’a élevée Miss Havisham, sa façon de se comporter envers Pip est impardonnable.

Miss Havisham reste cependant pour moi le personnage le plus intéressant du roman dans le sens où il a exercé sur moi à la fois fascination et effroi. Un sentiment que j’ai retrouvé avec d’autres personnages de Dickens et qui provoque toujours en moi une sorte de malaise.

Dans l’ensemble, j’ai plutôt apprécié le roman pour la plume de l’auteur et ses descriptions de la société, mais j’ai moins aimé les trop nombreux rebondissements de l’histoire et les personnages trop méchants ou trop naïfs selon les cas.

Lecture commune avec La lyre, Mrs Figg, Camille, Virgule, Shelbylee, que je remercie d’avoir lu ce roman avec moi ! (j’ajouterai les liens au fur et à mesure)

Cette histoire a été portée à l’écran à de multiples reprises, la dernière en date est celle réalisée en 2012 par Mike Newell avec Helena Bonham Carter, Ralph Fiennes, Jeremy Irvine, Holliday Grainger, etc. Aucune date de sortie n’est prévue en France (et encore moins au Japon) mais j’espère avoir l’occasion de le voir au moins en DVD.

Une lecture qui rentre également dans le cadre du challenge Gilmore Girls organisé par Touloulou !

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Scott Lynch – Les mensonges de Locke Lamora (Les Salauds Gentilshommes #1)

Scott Lynch - Les mensonges de Locke LamoraQuatrième de couverture : Dans la cité insulaire de Camorr, la vie d’un orphelin ne vaut pas cher. Doté d’un esprit vif et d’un don naturel pour la rapine, Locke Lamora a néanmoins réussi à éviter jusqu’ici la mort et l’esclavage, un luxe qu’il doit en partie au prêtre aveugle Chains. Ce dernier – qui n’est ni prêtre ni aveugle – forme à l’art du vol sous toutes ses formes une troupe de gamins des rues triés sur le volet, connus sous le nom de Salauds Gentilshommes. Sous sa tutelle, Locke va bientôt devenir la Ronce de Camorr, douloureuse épine dans le pied de la maréchaussée et hantise des notables de la ville…

J’ai pris un immense plaisir à découvrir l’univers imaginé par Scott Lynch, dont les décors sont particulièrement soignés.

La trame offre une bonne mesure entre la période actuelle et les flashbacks relatant l’enfance de Locke Lamora et des Salauds Gentilshommes qui fait qu’on n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer ! De plus, l’auteur réussit à surprendre le lecteur avec une trame assez difficilement prévisible et riche en émotions ! Tantôt drôle, tantôt triste, tantôt violent, il y a de quoi satisfaire tous types de lecteurs, même les non-adeptes de fantasy.

Nous évoluons dans un univers de voleurs, maîtres de l’arnaque qui n’hésitent pas à utiliser la manière forte pour arriver à leurs fins, et pourtant, je me suis beaucoup attachée à Locke, aux jumeaux Calo et Galdo, à Jean et à Moucheron, leur jeune apprenti. Les personnages secondaires sont relativement nombreux – mais on ne s’y perd pas, je vous rassure – et se révèlent, eux aussi, fouillés et intéressants.

Tout ceci contribue, à mon avis, au fait que j’ai trouvé le roman captivant et que je l’ai dévoré en seulement quelques jours !

Cette lecture fut un régal, il me tarde de lire la suite, Des horizons rouge sang. La sortie du troisième tome est, quant à elle, prévue cette année aux USA.

J’ai lu, mars 2013

Deuxième participation au challenge Lieux imaginaires d’Arieste,

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et quatorzième (!) participation au challenge A tous prix de Laure avec ce roman qui a reçu le prix Locus 2007 et le Grand Prix de l’Imaginaire 2008.

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L’écume des jours

C’est aujourd’hui que sort, en France, l’adaptation cinématographique de L’écume des jours, tirée du roman de Boris Vian.

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J’ai hésité à le relire avant la sortie du film mais je l’ai déjà lu deux fois et comme je n’ai pas le temps de relire certains romans que j’ai adoré, j’ai juste feuilleté quelques passages. Ma première lecture remonte au collège et tout ce dont je me souviens, c’est que je n’avais rien compris, je crois d’ailleurs que je n’avais pas réussi à le terminer… Puis, plus tard, après avoir découvert et apprécié d’autres textes de Boris Vian, je me suis dit que j’allais redonner une chance à L’écume des jours, et, même s’il n’est pas devenu mon roman préféré – loin s’en faut – j’ai alors beaucoup plus apprécié ce texte et son ambiance particulière.

Le film de Michel Gondry, avec Romain Duris et Audrey Tautou dans les rôles principaux, a l’air de bien retranscrire l’atmosphère du roman ce qui me donne vraiment envie de le voir. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Anne Perry – Scandale et calomnie

Anne Perry - Scandale et calomnieQuatrième de couverture : Le prince Friedrich, héritier déchu d’un petit État allemand, meurt des suites d’un accident de cheval dans la demeure de Lord et Lady Wellborough, dans le Berkshire. La comtesse Zorah Rostova, qui a autrefois eu une liaison avec le prince, accuse son époux de l’avoir assassiné. Poursuivie en diffamation, elle demande à Oliver Rathbone d’assurer sa défense. Ce dernier accepte, subjugué par le charme étrange de la comtesse.

L’ambiance dans ce septième tome est très différente du précédent et j’ai eu un peu de mal à rentrer dedans. Les considérations politiques notamment, bien que le contexte historique soit intéressant, m’ont un peu ennuyée et finalement, l’intrigue m’a semblée moins aboutie que d’habitude puisque dès le début j’avais bien jugé les protagonistes.

Par ailleurs, il y a peu d’interactions entre les trois personnages principaux de la série, William Monk, Oliver Rathbone et Hester Latterly et cela m’a beaucoup manqué car une des choses que je préfère dans les romans de cette série sont leurs dialogues.

Je l’ai lu avec plaisir car j’apprécie la série dans son ensemble mais ce n’est pas le tome le plus marquant ni le plus trépidant. J’espère être plus séduite par le suivant.

Je vous invite maintenant à aller lire les avis des copines : Shelbylee, Claire et Syl. !

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Jay Crownover – Rule

Jay Crownover - RuleDepuis qu’elle l’a vu, Shaw est amoureuse de Rule Archer, le frère jumeau de son meilleur ami, décédé dans un tragique accident de voiture. Rule n’a cependant jamais fait attention à Shaw bien qu’elle ait quasiment grandi sous leur toit, pour lui elle était simplement la copine de Remy… Depuis la mort de celui-ci, Shaw s’efforce pourtant de maintenir la tradition du déjeuner dominical chez les Archer qui l’ont toujours considérée comme leur propre fille. Jusqu’au jour où Rule, ne supportant plus les reproches incessants de sa famille, part en claquant la porte… Ne serait-ce point une nouvelle opportunité de se découvrir l’un l’autre hors du cadre qu’ils ont toujours connu ?

Tout d’abord, je remercie Cess qui m’a donné envie de lire ce roman avec son billet – que je vous invite vivement à aller lire – cette lecture correspondait tout à fait à mon envie du moment, il est tombé à pic !

La première raison pour laquelle j’ai aimé ce livre, c’est évidemment Rule, il est vraiment craquant dans son rôle de bad boy, plus blasé que méchant, qui vit sa vie sans trop penser aux conséquences. Par ailleurs, Shaw est une héroïne qui a tout pour plaire, notamment le fait d’être une fille intelligente et pas une cruche comme on en croise trop souvent lorsqu’on lit une histoire d’amour. J’ai aussi apprécié les personnages secondaires qu’il s’agisse de la meilleure amie de Shaw, des potes de Rule, ou encore son grand frère Rome. Même le méchant de l’histoire, l’ex-petit ami de Shaw, est bien représenté. Les seuls personnages que je n’ai pas aimé sont les parents, j’ai eu un peu plus de mal à apprécier ces scènes…

Pour conclure, je dirais que Jay Crownover a réussi à rendre le récit plutôt réaliste ; les personnages n’ont pas des réactions démesurées et on arrive à s’identifier facilement à eux. Bien sûr, cela n’empêche pas certains clichés et une trame assez convenue mais cela ne va pas trop loin et ne tourne pas au ridicule.

Il y a toutefois un bémol à ce sympathique roman auto-édité, il comporte pas mal de coquilles ce qui rend parfois la lecture désagréable, c’est dommage.

Cela ne m’empêchera pas, toutefois, de lire, lorsqu’ils sortiront, les deux romans suivants qui mettront en avant d’autres personnages !

Jean-François Parot – L’homme au ventre de plomb

Jean-François Parot - L'homme au ventre de plombQuatrième de couverture : Fin de l’année 1761 : la guerre de Sept Ans prend une tournure de plus en plus désastreuse, l’expulsion des jésuites est en discussion et la marquise de Pompadour vit ses derniers temps de faveur. Nous retrouvons Nicolas Le Floch à la première des Paladins de Rameau à l’Opéra, à laquelle assiste Madame Adélaïde, une des filles de Louis XV. Durant la représentation, le comte et la comtesse de Ruissec, qui accompagnaient la princesse, sont informés du suicide de leur fils, et Nicolas suit son maître Sartine jusqu’à l’hôtel des malheureux parents, ou il va faire de bien curieuses constatations. Nicolas découvre bientôt que ces meurtres paraissent liés à un complot jésuite. Mais ne s’agit-il pas là de fausses apparences, d’une manipulation compliquée des divers partis qui s’affrontent secrètement à la Cour ?

Un deuxième tome qui m’a un peu plus plu que le premier. Tout d’abord, parce qu’il y a moins de longueurs et de détails inutiles à l’affaire en cours, les descriptions sont toujours nombreuses mais m’ont semblé plus utiles à nous mettre dans l’ambiance qu’à montrer les connaissances de l’auteur sur la période en question. Le récit m’a donc semblé plus vivant et l’enquête est également plus intéressante, j’ai été plus curieuse de connaître le résolution de l’énigme que lors de la première enquête de Nicolas Le Floch.

Je ne partage pas forcément l’engouement de certaines pour cette série mais je commence à y prendre goût et ai lu cette deuxième aventure sans déplaisir. Rendez-vous d’ici un mois pour Le fantôme de la rue Royale !

Lecture commune organisée par Syl.

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Pierre Pevel – Les lames du Cardinal

Pierre Pevel - Les lames du CardinalQuatrième de couverture : 1633, sous le règne de Louis XIII. Le cardinal de Richelieu veille à la bonne marche du royaume de France, de plus en plus menacé par l’Espagne et ses nouveaux alliés : les dragons. Or, à situation exceptionnelle, moyens exceptionnels : le Cardinal se voit contraint de faire appel à une compagnie d’élite qu’il avait lui-même dissoute. Sous le commandement du capitaine La Fargue, les bretteurs les plus vaillants et les plus intrépides que possède le royaume sont ainsi réunis pour former à nouveau les redoutables Lames du Cardinal.

Mon envie de lire ce roman est venu après avoir lu le billet de Miss Léo qui a su attiser ma curiosité et je l’en remercie car je n’aurais peut-être pas remarqué ce titre sans elle alors qu’il mélange deux genre qui m’intéressent : le roman historique et la fantasy. L’auteur emprunte également avec brio de nombreux codes du roman de cape et d’épée. Toutefois, contrairement à elle, je regrette que l’aspect fantastique du récit ne soit pas un peu plus exploité mais c’est là le seul point qui m’a un peu déçue.

En dehors de cela, Pierre Pevel propose un récit très rythmé grâce à des chapitres qui s’enchaînent rapidement et se terminent souvent par de gros cliffhangers. J’ai aussi particulièrement aimé la galerie de personnages, mêlant figures historiques -parmi lesquels le fameux Cardinal de Richelieu – et personnages fictifs. Je ne me suis pas ennuyée une seconde au milieu des complots et combats qui parsèment le récit et me suis laissée surprendre par les divers coups de théâtre du scénario.

Par ailleurs, bien qu’il s’agisse d’une trilogie, ce premier tome a une fin et peut donc se lire indépendamment. De mon côté, j’ai quand même très envie de retrouver cet univers donc je remplierai sans aucun doute pour L’alchimiste des ombres et Le dragon des arcanes !

Une lecture vivement recommandée !

Folio, janvier 2013

Contribution au challenge A tous prix de Laure avec ce prix Imaginales des lycéens 2009.

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