Archive pour mai 2013

NAGASHIMA Yū – Ma mère à toute allure

NAGASHIMA Yū - Ma mère à toute allurePrésentation de l’éditeur : Les mères vivent parfois à toute allure, pressées de passer de l’hiver à l’été, dans l’espoir de voir le monde autour d’elles les surprendre. Elles manquent sûrement de sérénité, sinon elles ne fumeraient pas autant ; mais leur colère, leur impatience envers la lenteur de la vie retombe, se calme subitement, étrangement, lorsque arrêtées à un passage à niveau, elles voient passer un train rempli de vaches qui, elles aussi, les regardent.

Ce sont des mères imprévisibles ; il leur arrive parfois de disparaître sans crier gare, comme un chat parti vagabonder à sa guise. Surgit alors, dans la place laissée vacante, une jeune femme qui investit l’espace familial, chamboule toutes les règles, fait lever un vent de liberté.

De son écriture cinématographique, poétique, Yû Nagashima restitue le regard, perspicace et ingénu, que portent des enfants sur leurs parents. Comme la petite fille de son récit, il a sûrement croqué dans les friandises de son enfance pour en rendre ainsi les contours et les couleurs avec autant de finesse, justesse et simplicité.

Je ne sais pas trop quoi dire à propos des deux courts romans qui composent cet ouvrage (Le chien dans le side-car et Ma mère à toute allure) si ce n’est qu’il ne s’y passe pas grand chose et qu’ils seront vite oubliés. Les deux récits nous offrent le regard d’un enfant sur ses parents et pourtant, on a l’impression qu’ils sont extérieurs au récit.Ils décrivent ce qui se passe autour d’eux sans émotion ni réflexion et j’ai trouvé que cela ne présentait vraiment aucun intérêt.

Finalement, je n’ai pas vraiment saisi ce que voulait raconter l’auteur dans ces deux récits fades et ennuyeux.

Picquier poche, mars 2013

NAGASHIMA Yū a reçu le Prix Akutagawa en 2001 pour Ma mère à toute allure, et le prix de la revue Bungakukai (文学界) pour Le chien dans le side-car.

Ce livre s’intègre donc au challenge A tous prix de Laure !

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Silvia Avallone – D’acier

Silvia Avallone - D'acierQuatrième de couverture : A Piombino, triste cité industrielle de Toscane, l’île d’Elbe miroite au loin comme un paradis inaccessible. Sur cette terre où usines et barres de béton ont poussé brutalement, les garçons se rêvent en chefs de bande et les filles en starlettes de la télévision. Anna et Francesca, bientôt quatorze ans, sont les reines de ce royaume cabossé. Ensemble, elles jouent de leur éclatante beauté, brûlent de s’enfuir et parient sur une amitié inconditionnelle pour s’emparer de l’avenir.

J’ai eu une excellent surprise avec ce roman car bien que je n’ai pas accroché aux premières pages de l’histoire – qui m’a procuré une certaine impression de déjà vu – j’ai eu bien du mal à le lâcher une fois que j’ai commencé à apprécier les deux jeunes filles et à m’intéresser à leur famille et aux différents personnages.

Anna et Francesca sont belles et elles le savent, elles en jouent même, et évidemment les garçons s’y laissent prendre, au grand dam de celles qui font parti du clan des « boudins » et qui intérieurement les envient. Pourtant, une fois à la maison, les choses ne sont plus aussi roses, entre Enrico, le dur à cuire qui ne s’exprime qu’avec ses poings et Antonio le bon à rien qui perd tout l’argent du ménage au poker, les épouses et les jeunes filles n’ont pas leur mot à dire. Pas étonnant que les deux jeunes filles ne rêvent que de s’enfuir vers un paysage qui semble, en comparaison, idyllique.

L’auteure a elle-même vécu à Piombino, c’est sans doute la raison pour laquelle elle réussit aussi bien à décrire l’ambiance de cette ville industrielle et de la vie de quartier. Ce n’est certes pas un livre où tout est tout beau tout rose mais il donne à réfléchir. Ce qui m’a plu également dans D’acier, c’est l’évolution de la relation entre les deux jeunes filles et la mise à l’épreuve de leur amitié.

Malgré un début de lecture mitigé, j’ai été tout à faire conquise par le roman de Silvia Avallone !

J’ai lu, mai 2013

Un film, tiré de ce roman, sera visible au cinéma à partir du 5 juin 2013 en France. Il est réalisé par Stefano Mordini, en voici la bande-annonce :

Une lecture de plus pour le challenge A tous prix de Laure, avec ce roman qui a été récompensé par le Prix des lecteurs de l’Express en 2011.

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SHIN Kyung-Sook – Li Chin

SHIN Kyung-Sook - Li ChinPrésentation de l’éditeur : Au commencement étaient quatre pages de mémoires contant le destin singulier d’une danseuse attachée à la maison royale de Corée à la fin du dix-neuvième siècle. A cette époque-là le royaume ermite s’ouvre au monde qui le découvre à son tour, et c’est ainsi que le premier diplomate français en poste en Corée tombe sous le charme de Li Chin, danseuse à la cour royale, femme d’une beauté et d’une intelligence exceptionnelles, et l’emmène avec lui à Paris, où elle rencontre Emile Guimet et Guy de Maupassant.

De cette histoire d’amour passionné qui scelle la rencontre de deux mondes inconnus l’un à l’autre, émerge avec un éclat extraordinaire la figure de Li Chin, dont la grâce, la sensualité et l’esprit pénétrant subjuguent ceux qui la croisent, mais qui jamais ne se livre totalement en retour. Entrée à la cour à cinq ans, entraînée dans les tourbillons et les drames de l’histoire de la Corée, ce n’est que dans la danse que cette femme secrète et captive des désirs des autres peut s’abandonner enfin, livrer ses sentiments, déployer ses ailes et se sentir librement elle-même.

J’ai beaucoup aimé ce roman et l’histoire de cette jeune femme au destin atypique. Il est intéressant d’un point de vue historique et pour découvrir les coutumes coréennes. De plus, Li Chin illustre le choc des cultures que ce soit du point de vue des coréens ou de celui des français, et les difficultés à comprendre et parfois à répondre aux attentes d’une personne qui n’a pas la même vision des choses.

Je me suis complètement attachée au personnage de Li Chin, j’ai compris ses envies, ses souffrances, en tant que femme et en tant qu’étrangère. J’ai aussi compris Victor et son envie de séduire la jeune fille même s’il le fait maladroitement et bien qu’il n’ait pas répondu à mes attentes à la fin du roman, c’est quand même un personnage intéressant.

C’est en tout cas un très bon roman que je conseille fortement, que vous vous intéressiez à la Corée ou non !

Picquier poche, août 2012

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Anne Perry – Un cri étranglé

Anne Perry - Un cri étrangléDéjà la huitième enquête de William Monk et je ne me lasse absolument pas de cette série et de ses personnages !

Tout d’abord, j’ai été ravie de retrouver Evan, ancien collègue de Monk lorsqu’il faisait encore partie de la police, et de le voir prendre un peu plus d’importance dans la série. Inutile de préciser que j’ai également été ravie de retrouver Monk et surtout Hester et sa façon de défendre ses idées. Je l’avais trouvé un peu moins virulente dans les tomes précédents mais là on la retrouve dans toute sa splendeur ! On stagne encore un peu en ce qui concerne l’intrigue amoureuse qui nous occupe depuis le début de la série mais j’ai bon espoir que cela évolue prochainement !

L’intrigue, quant à elle, m’a beaucoup plu, j’ai eu peur au début de l’histoire de connaître l’issue – ce que je reprochais au tome précédent – mais Anne Perry a réussi une fois de plus à me surprendre à la dernière minute, quel talent !

Au cas où vous n’auriez pas encore saisi, cette série est fortement conseillée !

Les billets des copines : Claire, Shelbylee, et Syl.

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Caryl Férey – Zulu

Caryl Férey - ZuluQuatrième de couverture : Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l’Inkatha, en guerre contre l’ANC, alors clandestin. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu’elles lui ont fait… Aujourd’hui chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l’Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d’Afrique, bat tous les records.
Les choses s’enveniment lorsqu’on retrouve la fille d’un ancien champion du monde de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch. Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman qui, suite à l’agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds… Si l’apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l’ombre de la réconciliation nationale…

C’est un roman assez cru où la violence est omniprésente mais l’intrigue est tellement prenante que cela ne m’a pas dérangée, j’ai très rapidement accroché. L’auteur nous donne une bonne idée de l’atmosphère du pays et des problèmes engendrés par la ségrégation et la pauvreté, ajoutez à cela un soupçon de sorcellerie et des trafics en tous genres et vous obtenez un cocktail détonnant qui vous marquera pendant longtemps. En plus de proposer un scénario prenant, l’auteur s’intéresse aussi à chacun des personnages, à son cercle familial et à sa façon de penser, ce qui nous permet de mieux les comprendre, et parfois même, les apprécier.

Zulu est un excellent roman, je relirai certainement Caryl Férey.

Folio, avril 2010

Ce roman a été porté à l’écran par Jérôme Salle avec Orlando Blum et Forrest Whitaker, entre autres et sera projeté en clôture du Festival de Cannes 2013 dimanche 26 mai.

Maggie O’Farrell – Cette main qui a pris la mienne

Maggie O'Farrell - Cette main qui a pris la mienneQuatrième de couverture : Dans le Soho bouillonnant des sixties, Lexie, apprentie journaliste, comble sa soif d’indépendance et ses rêves de gloire. Quarante ans plus tard, la jeune Elina s’efforce de surmonter un accouchement difficile tandis que son mari voit malgré lui ressurgir les zones d’ombre de son enfance. Deux destins bouleversants, unis par un lien ténu et secret…

Maggie O’Farrell nous raconte parallèlement deux histoire, celle de Lexie, jeune femme ambitieuse en quête d’émancipation et d’aventure d’une part, et celle d’Elina et Ted, jeune couple qui vient d’avoir un enfant, d’autre part. On se doute rapidement qu’elles ont un rapport entre elles sans pour autant deviner le lien, cependant après avoir formulé plusieurs hypothèses, je crois avoir compris assez rapidement. Je n’ai donc pas été aussi surprise que lors de ma lecture de L’étrange disparition d’Esme Lennox qui avait pratiquement été un coup de cœur, mais j’ai trouvé cette lecture très agréable. Je ne peux donc que vous encourager à le lire !

10/18, février 2013

Jean-François Parot – Le fantôme de la rue Royale

Jean-François Parot - Le fantôme de la rue RoyaleQuatrième de couverture : Les précédents succès de Nicolas Le Floch, protégé du lieutenant de police Sartine, agacent. On veut le mettre à l’écart. Mais, alors que Paris célèbre le mariage du dauphin par un feu d’artifice sur la place Louis-XV, c’est la catastrophe : des carrosses renversés, des centaines de victimes écrasées… Notre tout jeune commissaire de police au Châtelet reprend du service. Au milieu des cadavres, une jeune femme tient serrée dans sa main une perle noire. Est-elle morte étouffée… ou étranglée ?

Me voilà bien embêtée au moment d’écrire mon billet car j’ai lu ce roman il y a une grosse semaine et, déjà, je ne me souviens plus vraiment de l’intrigue… Je me suis, une fois encore, laissée perdre dans les détails et les rebondissements, j’étais là sans y être, et même si je trouve que le personnage de Nicolas Le Floch a du potentiel, je n’arrive pas pour autant à m’y intéresser et à m’y attacher.

Désolée Syl. et les autres, mais je ne pense pas poursuivre l’aventure, du moins pas pour l’instant – un par mois c’est trop rapproché pour que j’y prenne vraiment plaisir. Je me laisserai peut-être tenter, un de ces jours, par la suite mais, pour l’heure, je vous abandonne ! Bonne lecture à celles qui continuent !

10/18, janvier 2003

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MURAKAMI Ryū – 1969

MURAKAMI Ryū - 1969Présentation de l’éditeur : L’auteur raconte, sous une forme romancée, ses souvenirs de lycéen provincial au Japon en cette belle année 1969, quand la jeunesse lisait Rimbaud en écoutant Iron Butterfly, en rêvant de révolution et de filles. Sous la forme d’un bréviaire ironique de la culture pop des années soixante, Murakami décrit les péripéties d’une adolescence mouvementée allant toujours à l’essentiel : le désir, la révolte, l’amour.  » Je n’ai pas renoncé au rêve d’une fête qui n’aurait pas de fin. »

Dans ce roman,le seul à être autobiographie, Murakami Ryū décrit l’année de ses dix-sept ans dans un Japon en pleine révolte estudiantine. C’est un aspect de l’histoire japonaise que je ne connaissais pas et que j’ai découvert très récemment en discutant avec un japonais qui était étudiant à ce moment-là. J’étais donc d’autant plus intéressée par cette lecture.

1969 est peut-être un peu plus léger que ses autres romans dans la mesure où il aborde les préoccupations terre à terre des jeunes lycéens -aspect qui ne m’a pas intéressée plus que ça – mais cela ne l’empêche pas d’aborder des thèmes de société importants et d’être critique vis à vis du mode de pensée japonais. Il y a d’ailleurs une phrase dans le roman qui me semble résumer cela à elle-seule :

En le regardant, je comprenais pourquoi le Japon avait perdu la guerre et pourquoi l’esprit japonais était parti en couille molle.

A mon avis, c’est un bon témoignage sur l’atmosphère au Japon en 1969, je recommande.

Picquier poche, avril 2004

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Roberto Bolaño – Le Troisième Reich

Roberto Bolaño - Le Troisième ReichUdo Berger, champion allemand d’un jeu de plateau appelé Le Troisième Reich, est en vacances sur la Costa Brava avec sa fiancée Ingeborg, dans l’hôtel où il avait l’habitude d’aller avec ses parents quand il était petit. Il y retrouve Frau Else, la gérante de l’hôtel qui le fascine depuis son enfance, puis fait la connaissance d’un autre couple de vacanciers allemands, de deux autochtones mystérieux nommés dans le roman comme le Loup et l’Agneau (je n’ai toujours pas compris pourquoi), et enfin du Brûlé – surnommé ainsi en raison des brûlures qui couvrent son visage – qui gère une location de pédalos sur la plage…

Depuis ma lecture de 2666, j’avais très envie de lire un autre roman de Roberto Bolaño ; c’est sur le premier roman écrit par l’auteur que mon choix s’est porté bien qu’il soit paru à titre posthume en 2010 (l’écrivain chilien est décédé en 2003).

Si je n’ai pas été emballée d’emblée par ma lecture, je dois dire que plus j’avançais plus j’étais curieuse de voir ce qui allait se passer. Les personnages ont exercé sur moi une certaine fascination même si je n’ai pas réussi à les comprendre. Chacun d’entre eux vit avec son obsession au risque qu’elle les mène à leur propre perte…

J’ai terminé ce roman avec un sentiment mitigé, la construction du récit est linéaire, le style simple, tout le contraire de ce qui m’avait plu dans 2666, et pourtant, ce premier roman laissait déjà présager du talent de l’auteur. L’histoire n’est pas forcément palpitante mais le récit tire sa force dans la personnalité des divers protagonistes et dans leurs relations étranges voire malsaines.

Le Troisième Reich fait partie de cette catégorie de romans dont je ne sais pas trop quoi penser, dont j’ai aimé certains aspects tout en étant écœurée ou déçue par d’autres et que je n’ai pourtant pas été capable de lâcher avant la fin. Je reste perplexe.

Folio, mars 2013

F. Scott Fitzgerald – Gatsby le magnifique

Nick Carraway, le narrateur de cette histoire, emménage à Long Island où il devient le voisin d’un certain Gatsby, un riche homme d’affaire qui a fait fortune après la Grande Guerre. Propriétaire d’un immense domaine, il organise les fêtes les plus fabuleuses attirant des personnages de tous horizons, mais la seule qui compte à ses yeux est Daisy, son amour perdu. Bien qu’elle soit désormais l’épouse de Tom Buchanan, il espère de tout cœur la reconquérir…

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En attendant la sortie du film The Great Gatsby réalisé par Baz Luhrmann et dans lequel Leonardo DiCaprio interprète le rôle principal, j’avais très envie de me replonger dans la lecture du roman de Fitzgerald. J’avais beaucoup aimé le livre quand je l’ai lu il y a une quinzaine d’années mais je ne savais pas si j’allais apprécier autant que la première fois. La vérité, c’est que non… en fait, c’était encore mieux que dans mon souvenir !

Tout d’abord, j’ai été touchée par le personnage de Gatsby et par le fait qu’il souhaite reconquérir Daisy même s’il s’y prend de façon maladroite. Bien évidemment, j’ai aussi été envoûtée par l’ambiance des années 20 et la façon dont l’auteur décrit les comportements superficiels de ceux qui pensent pouvoir tout obtenir grâce à l’argent. Concernant Daisy, même si je l’ai trouvée trop passive, son histoire a finalement réussi à m’émouvoir. Ce dont je ne me souvenais pas très bien, en revanche, c’est à quel point Tom Buchanan était un être exécrable ! Je ne veux pas parler du dénouement donc je n’en dirais pas plus (contrairement à la quatrième de couverture de mon édition qui révèle presque entièrement l’intrigue…) mais je ne peux que vous encourager à le lire si cela n’est pas déjà fait !

Bref, j’ai été totalement comblée par cette relecture !

Merci à toutes celles qui ont participé à cette lecture commune, j’espère que vous avez aimé autant que moi ! Pour lire leur avis, cliquez sur les pseudos : Shelbylee, Touloulou, Miss Léo, Virgule, Lili, Filipa, Jeneen, Emily, Salsifi Papillon, noctenbule. Retrouvez également les avis de Bianca, Netherfield Park qui l’ont lu il y a quelques jours !

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Je vous rappelle que le film sort aujourd’hui en France et fera l’ouverture, ce soir, du Festival de Cannes 2013.

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Pour ma part, il va falloir que je patiente encore un petit mois – le film sort au Japon le 14 juin – j’ai hâte !

Une lecture qui rentre dans le cadre du challenge Gilmore Girls organisé par Touloulou !

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