Archive pour 20 mai 2013

MURAKAMI Ryū – 1969

MURAKAMI Ryū - 1969Présentation de l’éditeur : L’auteur raconte, sous une forme romancée, ses souvenirs de lycéen provincial au Japon en cette belle année 1969, quand la jeunesse lisait Rimbaud en écoutant Iron Butterfly, en rêvant de révolution et de filles. Sous la forme d’un bréviaire ironique de la culture pop des années soixante, Murakami décrit les péripéties d’une adolescence mouvementée allant toujours à l’essentiel : le désir, la révolte, l’amour.  » Je n’ai pas renoncé au rêve d’une fête qui n’aurait pas de fin. »

Dans ce roman,le seul à être autobiographie, Murakami Ryū décrit l’année de ses dix-sept ans dans un Japon en pleine révolte estudiantine. C’est un aspect de l’histoire japonaise que je ne connaissais pas et que j’ai découvert très récemment en discutant avec un japonais qui était étudiant à ce moment-là. J’étais donc d’autant plus intéressée par cette lecture.

1969 est peut-être un peu plus léger que ses autres romans dans la mesure où il aborde les préoccupations terre à terre des jeunes lycéens -aspect qui ne m’a pas intéressée plus que ça – mais cela ne l’empêche pas d’aborder des thèmes de société importants et d’être critique vis à vis du mode de pensée japonais. Il y a d’ailleurs une phrase dans le roman qui me semble résumer cela à elle-seule :

En le regardant, je comprenais pourquoi le Japon avait perdu la guerre et pourquoi l’esprit japonais était parti en couille molle.

A mon avis, c’est un bon témoignage sur l’atmosphère au Japon en 1969, je recommande.

Picquier poche, avril 2004

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