Archive pour juin 2013

Vita Sackville-West/Virginia Woolf – Correspondance 1923-1941

Vita Sackville-West-Virginia Woolf - Correspondance 1923-1941Comme son nom l’indique, ce livre regroupe la riche correspondance échangée entre les écrivains Virginia Woolf et Vita Sackville-West entre 1923 et 1941. On y découvre, pour ceux qui ne le sauraient pas que les deux femmes entretinrent une liaison pendant plusieurs années mais que leur amitié connut des hauts et des bas.

Un ouvrage qui présente donc un intérêt historique et littéraire certain lorsqu’on connaît un tant soit peu le talent de ces deux écrivains dont on distingue d’ailleurs aisément les différences de style au travers de ces missives. Le fait que cette correspondance couvre une vingtaine d’année nous en apprend aussi énormément sur la vie des deux femmes et sur leurs ouvrages et m’a donné encore plus envie de me plonger dans le reste de leur bibliographie, notamment, pour Vita Sackville-West, sur ses récits de voyage.

Il y a tout de même un aspect qui m’a parfois dérangée dans cette lecture, car on pénètre directement dans leur intimité. Bien qu’elles évoquent de nombreuses choses au cours de leurs échanges, j’ai parfois été gênée de lire les passages plus personnels et séducteurs, me disant que cela ne me regardait pas. Les passages qui m’ont le plus intéressée, en tout cas, sont ceux où elles parlent de leurs romans au moment où elle les écrivent et à celui de leur publication. On constate d’ailleurs que Vita vouaient une réelle admiration à Virginia, ce que l’on ressens moins dans le sens inverse même si on sait que Virginia Woolf et son époux ont publié plusieurs ouvrages de VSW à la Hogarth Press ce qu’ils n’auraient pas fait s’ils ne le trouvait pas talentueuse. Peut-être cette impression est-elle également due au fait que les deux femmes n’expriment pas leurs sentiments de la même manière car à travers ces courriers, j’ai trouvé Vita Sackville-West beaucoup plus demandeuse. Mais ce que je retiens, au final, de cette correspondance, c’est leur immense talent !

Un livre que je conseille à ceux qui apprécient ces écrivains et qui souhaitent mieux connaître ces deux femmes exceptionnelles.

Le livre de poche, mai 2013

Et avec ce billet, s’achève déjà le mois anglais… Je remercie chaleureusement Titine et Lou qui ont fait un travail formidable pour recenser nos nombreux billets !

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Kate Summerscale – L’affaire de Road Hill House

Kate Summerscale - L'affaire de Road Hill HouseQuatrième de couverture : Au cours de l’été 1860, un fait divers atroce bouleverse l’Angleterre, déclenchant à travers tout le pays une hystérie médiatique sans précédent. Qui a tué le jeune Saville Kent, trois ans, dernier-né d’une famille de respectables bourgeois de la campagne anglaise ? Parmi les membres de la famille, chacun semble coupable car chacun a quelque chose à cacher. Immédiatement, les journaux s’emparent de l’affaire, et l’enquête, menée par Jack Whicher, célèbre détective de Scotland Yard, dévoile à tout le pays l’intimité d’une famille au-dessus de tous soupçons. Récit d’un scandale, acte de naissance du pouvoir de la presse, mais aussi du roman policier anglais, L’Affaire de Road Hill House est avant tout une histoire aussi vraie que captivante…

Cette lecture fut pour moi assez éprouvante, non pas à cause de la forme du récit mais parce que cette histoire est vraiment sordide. Dès le départ, la disparition du petit Saville et la découverte de son corps m’ont choquée, quel être peut être assez ignoble pour mutiler ainsi un si petit corps ? Une fois que l’enquête commence, on comprend que le coupable est une personne qui habite Road Hill House. Membre de la famille ou personnel de maison ? J’ai échafaudé plusieurs théories au cours de ma lecture mais je n’ai jamais soupçonné la vérité…

Je dois avouer que j’ai trouvé l’ensemble de l’ouvrage un peu long mais il faut reconnaître que l’auteure a du effectuer un énorme travail de recherche et qu’elle retrace à merveille l’évolution de l’enquête dans un style documentaire sans jamais en rajouter.

Une lecture que j’ai trouvé très intéressante même si le fait de savoir qu’il s’agit d’une histoire vraie m’a quelque peu effrayée.

10/18, septembre 2009

Une lecture qui participe au mois anglais ainsi qu’au challenge victorien et au challenge A tous prix ! L’ouvrage a reçu le Samuel Johnson Prize for Non-Fiction en 2008.

 

Julia Strachey – Drôle de temps pour un mariage

Julia Strachey - Drôle de temps pour un mariageQuatrième de couverture : Dolly va épouser Owen dans quelques heures. Elle se préparer en versant du rhum dans son verre à dents, les cousins se chamaillent, les premiers cadeaux arrivent, et Joseph guette celle à qui il n’osa se déclarer l’été précédent.

J’ai découvert avec beaucoup de plaisir ce court roman dont je n’avais jamais entendu parler avant que de nombreuses lectures communes commencent à s’organiser à l’occasion du mois anglais. Le fait que cet ouvrage ait été découvert par Virginia Woolf et publié à l’origine par la Hogarth Press n’a d’ailleurs pas été étranger à mon désir de lire !

J’ai aimé la construction du récit qui se déroule sur une journée et la façon dont l’auteure introduit les différents personnages avec un petit côté moqueur qui n’a pas été pour me déplaire.

L’unique reproche que j’ai à émettre concerne la brièveté du récit, en effet, j’aurais aimé passer un peu plus de temps avec les personnages, la conclusion est arrivée un peu trop vite et j’ai refermé le livre à regret.

En tout cas, je le conseille car c’est une lecture très agréable dans lequel Julia Strachey offre, l’air de rien, une bonne critique de la société !

Le Livre de poche, avril 2013

 

William Boyd – L’attente de l’aube

William Boyd - L'attente de l'aubeQuatrième de couverture : Consulter un psychanalyste a parfois des conséquences inattendues : en proie à des troubles sexuels, Lysander croise la fascinante Hettie chez son thérapeute viennois et tombe fou amoureux. Acteur aguerri, il est pourtant démuni lorsque Hettie le conduit à endosser le rôle de sa vie : agent secret. Dans l’Europe en guerre, il traque une taupe de l’armée britannique ? toute erreur de réplique serait fatale…

Autant le dire dès le départ, j’ai été déçue par cette lecture. J’avais beaucoup aimé, il y a quelques années, La vie aux aguets et j’espérais retrouver ici ce qui m’avait plu alors. Ce ne fut pas le cas du tout, notamment parce que je n’ai pas du tout aimé le personnage principal, Lysander. Dès le début du roman, je me suis désintéressée de ses problèmes et je l’ai même pour ainsi dire, pris en grippe. J’ai malgré tout poursuivi ma lecture en espérant que cela s’arrangerait mais même dans la deuxième partie où on rentre plus franchement dans le vif du sujet, il n’y a pas eu de regain d’intérêt. J’ai trouvé l’ensemble du roman ennuyeux et j’ai eu bien du mal à le terminer car je me fichais bien de l’issue… Déçue donc…

Points, mai 2013

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Anne Perry – Mariage impossible

Anne Perry - Mariage impossibleQuatrième de couverture (extrait) : Architecte de génie, Killian Melville refuse d’épouser la fille de son mécène, Zillah Lambert, bien qu’il l’ait, dit-on, courtisée. Impair ou quiproquo ?

Ce neuvième tome des enquêtes de William Monk fait sans conteste partie de mes préférés de la série ! J’ai énormément apprécié l’intrigue, et, même si j’avais à un certain moment soupçonné la raison qui pouvait empêcher Killian Melville d’épouser Zillah Lambert, j’ai néanmoins été surprise du dénouement du procès. Ce roman m’a d’ailleurs permis de savoir que rompre une promesse de mariage pouvait représenter un motif de poursuite au tribunal, ce qui paraît totalement invraisemblable à notre époque !

Mais ce n’est pas seulement l’intrigue policière qui m’a plu dans ce tome – celle qui l’ont déjà lu s’en doutent bien ! – c’est aussi l’histoire personnelle de William Monk et d’Hester Latterly qui m’a intéressée et émue. J’ai adoré les dernières pages du roman et j’espère que la formule continuera à fonctionner dans les tomes suivants !

10/18, octobre 2002

Participation au mois anglais chez Titine et Lou,

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au challenge Marry me chez George,

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au challenge Anne Perry chez Syl.

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et au challenge victorien chez Arieste.

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ŌE Kenzaburō – Seventeen

ŌE Kenzaburō - SeventeenQuatrième de couverture : Un adolescent fête ses dix-sept ans dans l’indifférence de sa famille, en pleine décomposition. Complexé, mal dans sa peau, incompris de ses parents, il est terriblement frustré. Obnubilé par ses pulsions sexuelles, il s’est replié sur lui-même et toise ses camarades d’un regard méprisant. Il constitue une proie idéale pour les militants d’extrême droite qui recrutent des jeunes pour donner la claque lors des meetings du partie de l’Action Impériale…

Première rencontre avec l’auteur avec cette nouvelle somme toute assez courte. Difficile donc de se faire une impression générale avec un texte aussi court mais la rencontre à malgré tout été intéressante dans la mesure où l’auteur réussit à décrire à merveille les sentiments de cet adolescent mal dans sa peau qui recherche sa place dans la société. Il y montre également les mécanismes de l’endoctrinement et ses dangers. Bien que le personnage et le sujet de la nouvelle ne soit pas des plus sympathiques, le récit n’en reste pas moins tout à fait réussi.

J’ai manqué de temps pour lire un texte plus long mais il est certain que j’approfondirai ma découverte de l’auteur un de ces jours !

Folio, mai 2011

Nouvelle participation au challenge A tous prix de Laure : prix Nobel de littérature en 1994.

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Et contribution mensuelle à mon challenge Écrivains japonais !

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Virginia Woolf – Les vagues

Virginia Woolf - Les vaguesQuatrième de couverture : Publié en 1931, Les Vagues se compose d’une succession de monologues intérieurs entrecroisés de brèves descriptions de la nature. Chaque personnage donne sa voix et se retire dans un mouvement rythmé qui évoque le flux et le reflux des marées. « J’espère avoir retenu ainsi le chant de la mer et des oiseaux, l’aube et le jardin, subconsciemment présents, accomplissant leur tâche souterraine… Ce pourraient être des îlots de lumière, des îles dans le courant que j’essaie de représenter ; la vie elle-même qui s’écoule. »

Les vagues est un récit raconté par six narrateurs différents : Susan, Rhoda, Jinny, Bernard, Neville et Louis, et met également en scène un septième personnage, Percival, que nous suivons depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte. Le fait que le récit se déroule au présent le rend très vivant et m’a donné l’impression que les scènes se déroulaient devant moi ce que j’ai trouvé à la fois agréable et déconcertant.

Le récit est aussi entrecoupé d’interludes poétiques décrivant le bord de mer à différents moments de la journée. Ces passages, bien que courts, sont pour moi de toute beauté.

Toutefois, je ressors un peu déboussolée de cette lecture et je pense que ce roman méritera que je m’y replonge plus tard pour en saisir tous les aspects. Comme à chaque fois, je suis émerveillée par la virtuosité de l’écriture de Virginia Woolf même si elle n’est pas toujours facile à suivre !

Le livre de poche, octobre 1982

Cette lecture rentre bien entendu dans le cadre du mois anglais organisé par Lou et Titine !

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