Archive pour juillet 2013

Challenge « Le nez dans les livres » chez George

Oui, je sais ce que vous allez penser, encore un challenge ! Mais pas n’importe lequel ! Un challenge pour lequel il faut lire des livres dont le titre comporte un mot qui se rapporte à mon activité favorite, la lecture, organisé par une blogueuse que j’apprécie, George, comment aurais-je pu résister ?

Le challenge se déroule jusqu’en juillet 2015, ce qui me laisse le temps de trouver des idées de lecture qui correspondent ! Il convient de noter qu’il s’agit de la deuxième saison du challenge, vous pourrez donc trouver de nombreuses pistes dans le billet récapitulatif de la première saison.

Pour avoir de plus amples informations sur le déroulement du challenge ou pour vous inscrire, ça se passe par-ici !

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George Eliot – Middlemarch

George Eliot - MiddlemarchQuatrième de couverture : Middlemarch (1871-1872) est sans doute le plus beau roman de George Eliot, en tout cas son roman le plus complet (le sixième sur sept). Deux intrigues sentimentales principales, l’histoire des deux mariages de Dorothea et le mariage malheureux de Lydgate, jeune médecin ambitieux, avec la vulgaire Rosamond Vincy, se détachent sur un fond foisonnant de personnages et d’événements, d’épisodes intéressants, amusants, émouvants. Un des charmes de George Eliot est dans cette surabondance de détails. Nous avons fait figurer en préface un beau texte de Virginia Woolf sur George Eliot : «L’issue fut triomphale pour elle, quel qu’ait pu être le destin de ses créatures ; et quand nous nous rappelons tout ce qu’elle a osé, tout ce qu’elle a accompli, la façon dont, malgré tous les obstacles qui jouaient contre elle (le sexe, la santé, les conventions), elle a cherché toujours plus de savoir, toujours plus de liberté jusqu’au jour où le corps, accablé par son double fardeau, s’effondra, épuisé, nous devons poser sur sa tombe toutes les brassées de lauriers et de roses que nous possédons.»

Je ne sais par quel bout commencer tant ce livre est riche en évènements, en personnages et en détails en tous genres. C’est d’ailleurs ce qui fait, à mon sens, sa qualité et son principal défaut du roman. Sa qualité parce qu’on se sent totalement plongés dans l’époque et dans l’ambiance, son défaut parce qu’il y a beaucoup de détails et que, je l’avoue, certains passages m’ont un peu lassée.

L’histoire et les personnages par contre, m’ont énormément plu, notamment parce que George Eliot sait si bien décrire son époque, et les comportements et façons de penser en vigueur.

D’une part, nous avons donc l’histoire de Dorothea, personnage pour qui j’ai eu des sentiments variables tout au long de l’histoire, elle m’a agacée dès le début du roman mais je n’ai pourtant pas pu m’empêcher de la plaindre… D’autre part, l’histoire de Tertius Lydgate, qui m’a plus ou moins inspiré le sentiment inverse. C’est un personnage qui, au début, s’est attiré ma sympathie mais qui a finit par me décevoir au fil du temps.

Je ne m’étendrai pas sur les multiples histoires annexes, d’une part parce que ça serait trop long et d’autre part parce que j’ai déjà oublié la moitié des personnages !

Si les affaires matrimoniales sont au centre du roman, il faut noter que ce n’est pas le seul sujet abordé par George Eliot au cours de ces quelques 1200 pages, les considérations économiques ainsi que les conventions sociales de l’époque victorienne sont également brillamment décrites.

Pour conclure, c’est un roman que je conseille mais assurez-vous d’avoir du temps devant vous car il demande pas mal d’heures d’investissement (et une bonne mémoire pour se rappeler de tout le monde !).

Il s’agissait d’une lecture commune – légèrement décalée – avec Camille que je remercie car elle m’a donné l’entrain nécessaire pour m’y mettre !

Et cela me fait un billet supplémentaire pour le challenge victorien d’Arieste !

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Paula McLain – Madame Hemingway

Paula McLain - Madame HemingwayQuatrième de couverture : Chicago, octobre 1920. Hadley Richardson a 28 ans et débarque du Missouri lorsqu’elle fait la connaissance d’un jeune homme de 20 ans, revenu blessé de la Grande Guerre, Ernest Hemingway. Après un mariage éclair, ils embarquent pour la France et se retrouvent à Paris au cœur d’une « génération perdue » d’écrivains anglo-saxons expatriés – Gertrud Stein, Ezra Pound, James Joyce, Scott Fitzgerald… Rive gauche, entre l’alcool et la cocaïne, la guerre des ego, les couples qui se font et se défont et la beauté des femmes, Ernest travaille à son premier roman : Le soleil se lève aussi, qui lui apportera consécration et argent. Mais à quel prix ? Hadley saura-t-elle répondre aux exigences et aux excès de son écrivain de mari ? Pourra-t-elle rester sa muse, sa complice, son épouse ?

Je n’ai pas trouvé ce roman aussi passionnant que ce que j’espérais mais ça a tout de même été une lecture plaisante, notamment pour l’ambiance des années 20. Ernest Hemingway n’était sans doute pas un personnage facile à vivre mais je dois avouer que je n’ai pas vraiment non plus été séduite par Hadley. Je m’attendais à être plus émue par leur relation mais les hauts et les bas de leur couple ne m’ont pas touchée plus que ça. C’est donc sur cet aspect du roman que je suis moins enthousiaste. En revanche, en ce qui concerne leurs rencontres, à Paris ou ailleurs, le travail d’Ernest Hemingway ou encore le contexte politique et culturel, je l’ai trouvé tout à fait intéressant.

Je dirais donc que c’est une légère déception mais je pense que le moment où je l’ai lu était mal choisi – il m’aurait fallu quelque chose de plus léger – donc si le roman vous intéresse, ne soyez pas découragé par mon opinion !

Le Livre de poche, janvier 2013

William Faulkner – Lumière d’août

William Faulkner - Lumière d'aoûtLumière d’août s’ouvre sur le personnage de Lena, une jeune femme séduite par un certain Lucas Burch et dont elle porte l’enfant. N’ayant pas reçu de nouvelles de cet homme qui lui a promis de la faire venir dès qu’il se serait établi dans une ville plus prospère, elle a entrepris, seule, le voyage depuis l’Alabama et finit par débarquer à Jefferson où elle pense pouvoir retrouver sa trace.

On s’aperçoit au bout de quelques pages que l’histoire de cette jeune femme n’est qu’un prétexte pour introduire le personnage principal de l’histoire, Joe Christmas. Au moment où Lena arrive à Jefferson, celui-ci est accusé d’avoir assassiné une femme et mis le feu à sa demeure.

Une fois de plus, William Faulkner aborde des thèmes difficiles et décrit des personnages peu sympathiques, ce fût donc une lecture à l’atmosphère lourde mais tout à fait intéressante.

Bien qu’elle ne soit pas véritablement au centre de l’intrigue, l’histoire de Lena m’a touchée. C’est sans doute le personnage le plus porteur d’espoir car elle ne doute à aucun moment que Dieu fera en sorte qu’elle trouve ce qu’elle est venue chercher.

L’histoire qui m’a moins plu en revanche est celle du révérend Hightower, je n’ai pas vraiment apprécié le personnage même si à la fin il semble reprendre ses esprits. Je n’ai pas bien saisi son obsession pour son grand-père et je n’ai pas du tout apprécié ses attitudes et choix.

Comme je le disais plus haut, le personnage dont l’histoire tient la plus grande place dans ce roman est Joe Christmas. Lorsqu’on le voit pour la première fois, c’est un homme qui semble s’être rapidement enrichi en vendant clandestinement de l’alcool. Il loge depuis trois ans dans une case sur la propriété de la veuve Burden lorsqu’il est accusé de l’avoir assassinée et d’avoir mis le feu à la maison. C’est à partir de cet évènement que nous apprenons son passé, notamment son enfance dans un orphelinat blanc jusqu’au moment où l’on découvre qu’il a du sang noir qui coule dans ses veines. Puis vient enfin le temps des révélations sur sa relation avec Joanna Burden.

Joe Christmas est un personnage complexe et, bien que je ne puisse pas dire que je l’ai apprécié, je l’ai trouvé intéressant. C’est surtout à travers lui que William Faulkner peut aborder les thèmes du racisme et de l’identité sans lesquels ce roman m’aurait peut-être moins interpellée.

Lire William Faulkner, pour moi, ce n’est jamais de tout repos parce qu’il parvient à décrire les pires travers de l’humanité d’une manière qui m’effraie. Mais c’est aussi un mal nécessaire parce qu’il le fait tellement bien que je prends malgré tout un certain plaisir à  le lire.

Folio, décembre 1974

Une lecture qui participe au challenge Un mot, des titres de Calypso et au challenge A tous prix de Laure (William Faulkner a reçu le prix Nobel de littérature en 1949).

Tracy Chevalier – La jeune fille à la perle

Tracy Chevalier - La jeune fille à la perleQuatrième de couverture : La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au dix-septième siècle, l’âge d’or de la peinture hollandaise. Griet s’occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s’efforçant d’amadouer l’épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives.

Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l’introduit dans son univers. À mesure que s’affirme leur intimité, le scandale se propage dans la ville…

La première fois que j’ai entendu parler de ce roman, ce devait être au moment de la sortie de l’adaptation cinématographie avec Scarlett Johansson et Colin Firth dans les rôles principaux et je m’étais, depuis, promis de le lire. Le film étant sorti en 2003, il ne m’aura fallu qu’une petite dizaine d’année pour le faire, mieux vaut tard que jamais !

J’ai suivi avec plaisir les pas de la jeune Griet, sa rencontre avec le peintre et ses déboires avec l’épouse de ce dernier et l’une de ses filles, une vraie peste ! La mère de Johannes Vermeer joue aussi un rôle important dans ce qui arrive à la jeune fille, la seule chose qui lui importe est la réussite de son fils et elle tire souvent les ficelles en cachette. Plus que celle du peintre, à la fin du roman, c’est son attitude à elle qui m’a le plus énervée.

Ce que j’ai trouvé particulièrement intéressant dans le roman de Tracy Chevalier, c’est tout ce qui se passe dans l’atelier du peintre, de la mise en scène à la préparation des couleurs, pour aboutir à l’élaboration du tableau lui-même. Les descriptions de l’auteure sont d’ailleurs assez fidèles à l’œuvre de l’artiste et j’aime beaucoup l’histoire qu’elle a tissée autour du tableau intitulé La jeune fille à la perle.

Une histoire qui m’a beaucoup plu et que je recommande. De mon côté, je regarderai le film dès que j’en aurai l’occasion !

Par ailleurs, si vous avez d’autres romans de Tracy Chevalier à me conseiller, je suis tout ouïe !

Folio, mars 2002

L'art dans tous ses états

Katharina Hagena – Le goût des pépins de pomme

Katharina Hagena - Le goût des pépins de pommeÀ la mort de Bertha, ses trois filles, Inga, Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l’Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu’elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n’envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu’elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l’entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l’histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes.

J’ai profité d’un moment où mon état de fatigue ne me permettait pas de lire pour tenter enfin l’écoute de ce livre audio et je suis on ne peut plus satisfaite de l’expérience. Mes précédentes tentatives s’étaient soldées par des échecs car je me dissipe facilement et je n’avais encore jamais réussi à suivre l’histoire sans me mettre à penser à autre chose ou aller faire quelque chose dans une autre pièce de la maison. Quand je lis, s’il m’arrive de laisser mon esprit vagabonder, je peux toujours revenir quelques lignes en arrière et reprendre là où j’en étais ; il faut avouer que c’est un peu plus pénible de retrouver l’endroit exact où on a perdu le fil quand il s’agit d’un CD. Cependant, dans les bonnes conditions, je pense que c’est un format tout à fait sympathique, surtout si la voix du lecteur est agréable comme ce fût le cas ici avec Cachou Kirsch ! Je renouvellerai sans doute l’expérience si je trouve le calme nécessaire.

Mais revenons-en au roman lui-même. J’ai beaucoup aimé l’histoire de cette famille et les secrets qu’Iris découvre petit à petit. J’ai aussi particulièrement apprécié les descriptions de la maison et du jardin, en fermant les yeux, j’avais presque l’impression d’être allongée sous les pommiers ! Même si certains événements dans l’histoire de cette famille sont tragiques, le roman n’est pas dénué d’humour grâce à une Iris qui a, dirait-on, un don particulier pour se mettre dans des situations cocasses, surtout lorsqu’elle croise la route de Max, le petit frère d’une de ses amies d’enfance mais aussi celui qui est en charge du dossier de succession ! Ces passages apportent un peu de légèreté au milieu de toutes les révélations qui nous sont faites. Je ne veux pas dire pour autant que l’ambiance est pesante, c’est un roman que j’ai trouvé plein de poésie !

Une histoire magnifique que je conseille si vous aimez les sagas familiales avec un soupçon de romance !

Audiolib, novembre 2010

Grégoire Delacourt – La liste de mes envies

Grégoire Delacourt - La liste de mes enviesQuatrième de couverture : Les femmes pressentent toujours ces choses-là. Lorsque Jocelyne Guerbette, mercière à Arras, découvre qu’elle peut désormais s’offrir tout ce qu’elle veut, elle se pose la question : n’y a-t-il pas beaucoup plus à perdre ? Grégoire Delacourt déroule ici une histoire forte d’amour et de hasard. Une histoire lumineuse aussi, qui nous invite à revisiter la liste de nos envies.

Contrairement à beaucoup de monde, je n’ai pas du tout aimé ce livre. Ça commençait plutôt bien, on fait la connaissance de Jo, de sa petite mercerie, de sa famille… Sans réellement apprécier le personnage au départ, je pensais ressentir au fil de la lecture quelque chose comme un élan d’espoir mais ce ne fût pas du tout le cas. Je n’ai aimé ni la personnalité des protagonistes ni leurs choix, encore moins la fin qui ne me semble pas lumineuse et remplie d’espoir après le gâchis provoqué par une succession de mensonges et de trahisons.

Quant à revisiter la liste de ses envies, même si je suis bien d’accord que l’argent ne fait pas le bonheur et que d’autres choses sont plus importantes dans la vie, je trouve aussi que c’est bien d’avoir des objectifs et que c’est ce qui nous fait avancer. Bref, pour résumer, le message de ce roman ne m’a pas du tout atteinte…

Le Livre de poche, mai 2013

Le mois américain chez Noctenbule

Après un mois anglais riche en lectures et en découvertes, c’est du côté de l’Amérique que nous allons nous tourner avec le mois américain organisé par Noctenbule au mois d’octobre prochain.

moisamericain

De nombreuses lectures communes ont déjà été proposées, pour ma part je me suis inscrite à une LC d’un livre de Joyce Carol Oates le 10 octobre et j’ai proposé les 2 LC suivantes :

  • un livre de Laura Kasischke pour le 14 octobre
  • un livre de Stephen King pour le 31 octobre

Pour vous inscrire ou avoir de plus amples informations, c’est par-ici que ça se passe !

Béatrice Bottet – La chanson des enfants perdus

Béatrice Bottet - La chanson des enfants perdusA la mort de son père dont elle devient l’unique héritière, Penelope Green décide de reprendre le flambeau de son père et de devenir à son tour journaliste. Elle entreprend alors de poursuivre une mystérieuse enquête dont il avait cherché à la mettre à l’écart, l’affaire de Foxglove Court. Cette enquête ne va pas tarder à la mener dans les bas-fonds de Londres où il ne fait pas bon être une jeune fille, d’un milieu aisé de surcroit ! Heureusement, elle va être tirée d’affaire par un musicien des rues ayant perdu l’usage de ses jambes et qui a pris en charge et appris la musique à de jeunes orphelins. Elle va également recevoir l’aide d’une jeune marin fraichement débarqué à Londres, Cyprien Bonaventure, qui va croiser sa route tout à fait par hasard !

J’ai trouvé ce premier tome des aventures de Penelope Green très plaisant pour plusieurs raisons. La première étant que l’histoire se déroule à Londres à la fin du XIXe ce qui ne facilite pas la tache de notre héroïne dont l’ambition ne correspond pas aux mœurs de l’époque ! J’ai d’ailleurs trouvé très drôles les passages avec Wilfrid, son prétendant, et la mère de celui-ci qui tentent de faire revenir Penelope dans le droit chemin !

Et puis, j’ai beaucoup aimé le personnage de Cyprien, ce jeune marin français qui se retrouve mêlé aux déboires de Penelope un peu par hasard. Là aussi il y a de nombreux passages amusants et j’ai aimé la façon dont leur relation se développe au cours du récit !

Enfin, j’ai globalement apprécié la trame de l’histoire grâce au talent de conteuse de Béatrice Bottet même si j’avais deviné assez rapidement le fin mot de l’histoire. Ce premier tome n’est pas parfait mais il a beaucoup de potentiel !

Histoire et ambiance intéressants, personnages attachants, je lirai sans faute les tomes suivants qui promettent de nouveaux dépaysements !

Casterman poche, mai 2013

Une lecture qui rentre dans le cadre du challenge victorien d’Arieste.

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Challenge Écrivains japonais : Récap’ de juin

Ce mois-ci nous avons découvert l’écrivain ŌE Kenzaburō, Prix Nobel de littérature en 1994 :

OE Kenzaburo

Merci à tous pour vos contributions !

Le mois prochain, nous découvrirons MIYABE Miyuki, auteure de plusieurs romans policiers !

To match feature JAPAN-AUTHOR/Voici la liste de ses romans traduits en français :

Bonne lecture !

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