Archive pour août 2013

Challenge Écrivains japonais : Récap’ d’août

Le mois d’août était consacré à YOSHIMURA Akira, voici les billets des participants :

YOSHIMURA Akira

Le mois prochain sera consacré à un écrivain dont vous avez sans doute tous entendu parler même si vous ne l’avez jamais lu : MISHIMA Yukio.

MISHIMA Yukio

C’est un auteur pour lequel je suis partagée, certains de ses récits m’ont plu, d’autres non ; je suis par conséquent curieuse de lire vos avis de lecture !

Logo écrivains japonais_1

YOSHIMURA Akira – L’arc-en-ciel blanc

YOSHIMURA Akira - L'arc-en-ciel blancPrésentation de l’éditeurDeux enfants s’introduisent dans les écuries d’un centre d’expérimentations pharmaceutiques. Ce matin, ils ont surpris leur père, employé des lieux, sur le point de commettre le pire. Dans l’obscurité, un box est ouvert, une corde nouée au licol : en pleine nuit les petits s’éloignent déjà, tirant derrière eux un cheval jusqu’alors condamné. Dans l’ombre immense de l’animal, ils progressent, traversent l’autoroute, affrontent l’au-delà. Un homme vient d’épouser une jeune femme murée clans un douloureux silence. Les violences de la guerre n’ont pas épargné son corps. L’enfant à naître est celui d’un soldat américain. A seize ans, Jirô est fasciné par les coutumes locales accompagnant les funérailles. Il les connaît si parfaitement que les villageois prennent l’habitude d’avoir recours à ses services contre menue monnaie. Après des nuits passées à l’affût d’un craquement léger, Kiyoshi découvre la trappe par laquelle se glisse sa grand-mère. Frêle silhouette qui rejoint en secret un fils disparu ou qui, plus simplement, se prépare à la mort. Quatre histoires d’amour et de pauvreté, écrites par Akira Yoshimura entre 1953 et 1964. Quatre récits ayant pour décor la tourmente des années 1950 au Japon et qui composent à elles seules les fondations de l’œuvre de cet immense écrivain mort en 2006.

Au début de ce mois, je vous disais que j’avais choisi YOSHIMURA Akira parce que c’est un écrivain que j’aime beaucoup. Et pourtant, la lecture de ce recueil de quatre nouvelles m’a déçue…

Si j’apprécie d’habitude les descriptions sans implications sentimentales qui font la particularité des récits de l’auteur, ils m’ont ici laissée de marbre. Je n’ai pas vraiment été touchée par les personnages et j’ai lu ce recueil sans grand enthousiasme. Seule la deuxième nouvelle, Un été en vêtement de deuil m’a plu grâce à l’aura de mystère qui entoure la grand-mère du petit Kiyoshi et le côté effrayant et mauvais des personnages.

Je n’ai donc pas été convaincue par ces nouvelles que je trouve moins intéressantes que les autres livres de Yoshimura que j’ai lu.

Actes Sud, mars 2012

Logo écrivains japonais_1

Kéthévane Davrichewy – Les Séparées

Kéthévane Davrichewy - Les SéparéesQuatrième de couverture : Quand s’ouvre le roman, le 10 mai 1981, Alice et Cécile ont seize ans. Trente ans plus tard, celles qui depuis l’enfance ne se quittaient pas se sont perdues. Alice, installée dans un café, laisse vagabonder son esprit, tentant inlassablement, au fil des réflexions et des souvenirs, de comprendre la raison de cette rupture amicale, que réactivent d’autres chagrins. Plongée dans un semi-coma, Cécile, elle, écrit dans sa tête des lettres imaginaires à Alice.

Tissant en une double trame les décennies écoulées, les voix des deux jeunes femmes déroulent le fil de leur histoire. Depuis leur rencontre, elles ont tout partagé : leurs premiers émois amoureux, leurs familles, leur passion pour la littérature, la bande-son et les grands moments des « années Mitterrand ». Elles ont même rêvé à un avenir professionnel commun.

J’ai été à la fois touchée par l’histoire des deux femmes mais aussi déçue par la tournure des évènements. J’ai aimé la façon dont l’auteure a traité le thème de la séparation, amicale ou amoureuse mais aussi l’étiolement des liens familiaux, mais je n’ai pas aimé les personnages en eux-même. J’ai conscience que ce que je dis est paradoxal, j’ai aimé mais je n’ai pas aimé, et c’est pourtant exactement ce que je ressens quand je repense à cette lecture.

Je n’exclue pas, toutefois, de lire l’autre roman de Kéthévane Davrichewy que j’ai repéré, La mer noire.

10×18, juin 2013

YAMADA Fūtarō – Les sept lances d’Aizu

YAMADA Fūtarō - Les sept lances d'AizuPrésentation de l’éditeur : En 1642, le daimyô tyrannique et pervers du riche fief d’Aizu fait exterminer par ses sept hommes de main – les Sept Lances d’Aizu – toute la famille de Hori Mondo qui s’était rebellé contre son seigneur. Seules sept femmes du clan survivent et jurent de se venger. La princesse Sen, la propre sœur du shôgun, obtient d’un maître de sabre qu’il les instruise afin qu’elles assouvissent leur vengeance de leurs propres mains. Sept jeunes femmes intrépides mais novices dans l’art du combat, contre sept mercenaires aux techniques guerrières surhumaines…

C’est avec le premier volume des Manuscrits Ninja que l’auteur connaît en 1959 une célébrité fulgurante : Yamada Fûtarô est le véritable créateur de l’univers romanesque des Ninja, où le combat de samouraïs devient un art d’une puissance et d’une rapidité quasi surnaturelles.

Ce premier tome des manuscrits ninja s’est avéré une lecture tout à fait plaisante et distrayante. Le roman est bien ancré dans la Japon médiéval tout en faisant place au côté fantastique que l’on retrouve souvent dans les légendes japonaises. L’ensemble est assez violent mais il me semble difficile de faire autrement compte tenu du thème du récit ! Et malgré tout, on finit par trouver, par moments, une certaine élégance dans ces combats complexes et quasi-surnaturels.

Le thème de la vengeance n’offre pas 36 possibilités au niveau de la trame mais on prend plaisir à suivre ces sept femmes et leur mentor. J’ai, de ce fait, été assez frustrée en arrivant à la fin car j’avais vraiment envie de connaître la suite de l’histoire, d’autant qu’il y a un certain nombre de nouveaux éléments qui apparaissent dans les dernières pages. Je me lancerai donc dès que possible dans le second et dernier tome, Les sept guerrières du clan Hori.

Picquier poche, mars 2013

Challenge Charles Dickens chez Camille

Camille propose un challenge Charles Dickens du 1er septembre 2013 au 1er septembre 2015.

challenge-dickens-2013-2015

Elle nous laisse le choix entre quatre catégories ; j’ai, pour ma part, opté pour la catégorie : « Dickens…un peu »: 1 à 3 livres de Dickens ou films ou biographies, parce que j’aime bien cet écrivain, mais à petites doses !

Si vous voulez participer, ça se passe par-ici !

Voyage à Hiroshima – Miyajima

Hiroshima 広島

Prévisions météo avant le départ : beau temps, 35° le jour, 27° la nuit ; pas d’inquiétudes, ce sont les mêmes températures que chez moi, sauf que… au quotidien, je ne passe pas la journée à crapahuter et à arpenter les rues de long en large. Je ne vous cache pas que le séjour a été assez fatigant et que mon plus gros poste de dépense a été l’achat de bouteilles d’eau !

Mon premier conseil donc, si je ne vous l’ai pas déjà donné : le mois d’août, ce n’est pas le meilleur moment pour visiter le Japon !

Ceci mis à part, le voyage a été très agréable ! La ville d’Hiroshima m’a fait une très bonne impression, l’atmosphère est plaisante, les moyens de transport sont nombreux et rapides, je m’y suis sentie comme un poisson dans l’eau !

Vue depuis la chambre d'hôtel

Vue depuis la chambre d’hôtel

Ce que nous avons vu :

Le château d’Hiroshima 広島城

La construction du château fût décidée au 14e siècle par Mori Terumoto qui en fût le premier daimyō. Le château a été détruit le 6 août 1945 lors de l’explosion de la bombe atomique. La tour qui subsiste a été reconstruite en 1958. Ses cinq étages abritent maintenant un musée sur la « Vie et évolution dans le château-ville d’Hiroshima« .

Le parc Shukkeien 縮景園

Le dôme de la bombe A 原爆ドーム et le musée d’Hiroshima pour la paix 広島平和記念資料館

Notre première vision du dôme s’est faite de nuit. Je suis restée sans voix et je me trouve aujourd’hui sans mots pour vous décrire l’impression que cela fait de se retrouver devant ces ruines et d’imaginer le moment où la ville a été pulvérisée. Le lendemain matin, à la lumière du jour, l’effet était encore plus saisissant car on voit mieux la déformation des structures métalliques et les gravats au sol.

Le bâtiment est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Nous avons ensuite visité le musée (pour la modique somme de 50 JPY*) qui raconte l’histoire de la ville depuis sa création. Les panneaux explicatifs sont doublés en anglais, toutefois si vous ne maîtrisez pas cette langue, vous pouvez prendre l’audioguide en français. J’ai trouvé la visite très enrichissante, le musée est bien documenté et décrit les faits de façon assez objective.

Miyajima 宮島

Miyajima est une île située en face d’Hiroshima. Le site est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Pour nous y rendre nous avons pris le ferry, la traversée dure une dizaine de minutes.

J’ai adoré cette île qui possède un charme que je n’avais pas encore rencontré au Japon. Dès notre arrivée, nous nous sommes rendus au Itsukushima-jinja 厳島神社, là où on peut voir le célèbre torii dans l’eau (seulement à marée haute), en cheminant au milieu des daims qui vivent sur l’île en totale liberté. Après une visite au Daisho-in, nous avons entamé la montée en téléphérique pour aller voir… d’autres temples ! Une fois descendu du téléphérique, sachez qu’il y a environ 1 km pour arriver au sommet et admirer la vue.  Pas de chance pour nous toutefois car l’observatoire est actuellement en travaux et nous n’avons pas pu voir l’autre côté de l’île. Je vous conseille de bonnes chaussures, pas forcément des chaussures de marches ou des baskets mais quelque chose de confortable, si vous voulez grimpez tout en haut.

Après être redescendu, nous avons déambulé dans le village, toujours accompagnés des daims, à la recherche d’un resto et avons fait quelques emplettes avant de reprendre le ferry vers Hiroshima.

Côté resto, étant donné que nous habitons au Japon depuis 3 ans, nous n’avons pas particulièrement tenu à manger typique, toutefois, impossible de passer à côté de l’okonomiyaki qui est, à Hiroshima, préparée différemment du reste du Japon, sa particularité étant qu’on y rajoute des nouilles (soba ou udon).

L’autre met à ne pas manquer dans la région, ce sont les huîtres, crues, en beignets, sur du riz… il y en a pour tous les goûts !

En conclusion, Hiroshima et Miyajima sont deux destinations que je vous conseille fortement si vous venez visiter le Japon !

*Pour information, au taux de change actuel, 1€ = 130JPY.

Les photos ont été prises soit par mon mari, soit par moi, merci de ne pas les utiliser.

En route !

Bonjour à tous !

Avant de vous parler de mes dernières lectures (dont un coup de cœur !), je pars quelques jours pour Hiroshima et Miyajima. Je vous raconterai ça à mon retour (ici ou sur facebook, je ne sais pas encore).

Voici la lecture qui va m’accompagner dans le shinkansen :

Birthmarked de Caragh M. O’Brien :

IMG_0657

A bientôt !

J.M. Erre – Le mystère Sherlock

J.M. Erre - Le mystère SherlockUn groupe d’éminents spécialistes de Sherlock Holmes se retrouvent à l’Hôtel Baker Street, sis à Meiringen, Suisse, pour participer à un colloque sur le célèbre personnage. Ils visent tous le poste de titulaire à la chaire d’holmésologie et cherchent par tous les moyens à être nommé par le professeur Bobo avant qu’il ne perde complètement la boule. J’insiste sur TOUS les moyens…

J’ai beaucoup rigolé lors de cette lecture qui s’avère être tout à fait distrayante ! L’auteur connaît bien l’univers créé par Conan Doyle et s’en sert admirablement.

La construction du livre à travers, notamment, les notes de la journaliste présente à l’hôtel est également réussie. Les portraits des protagonistes sont très drôles, tout comme les extraits de Sherlock Holmes pour les nuls ! Les extraits de journaux ou les notes prises par les autres acteurs de l’histoire sont, pour la plupart, tout aussi amusantes – excepté les élucubrations mystiques de Dolorès qui m’ont passablement agacée.

J’ai également apprécié les autres références littéraires qui truffent le récit et je suis sûre que je ne suis pas la seule à avoir aimé ces clins d’œil !

Mon seul petit bémol est que j’avais deviné, assez longtemps avant la fin, l’identité du coupable ce qui me chagrine car si je suis fan de Sherlock ce n’est pas à cause de Benedict Cumberbatch c’est justement parce que je suis toujours bluffée jusqu’au dernier moment.

Un excellent moment de détente ; si vous partez bientôt en vacances, n’hésitez pas à le glisser dans votre valise !

10/18, juin 2013

Iain M. Banks – L’homme des jeux

Iain M. Banks - L'homme des jeuxAvant de commencer à parler de L’homme des jeux, un petit mot sur la chronologie du Cycle de la Culture. Initialement paru en 1988, L’homme des jeux est, d’après l’ordre de parution, le deuxième tome du cycle, toutefois, les éditeurs français ont choisi de le présenter comme le premier tome du cycle. Après une (très) longue hésitation, j’ai finalement choisi de les lire dans l’ordre indiqué par les éditions du Livre de poche. De toute façon, toutes les histoires sont différentes et peuvent a priori se lire indépendamment les unes des autres. Je n’avais plus qu’à me lancer !

Le personnage principal de ce roman est Jernau Gurgeh, un homme dont le métier est joueur professionnel ; il possède les capacités nécessaires pour exceller à n’importe quel jeu (on entend ici plutôt le jeu dans le sens « jeu de plateau ») et est invaincu depuis un bon moment. C’est sans doute pour cette raison qu’il a été choisi pour participer, en secret, à un important tournoi se déroulant dans l’Empire d’Azad, dont l’enjeu n’est autre que le trône de l’Empereur… Il va pour cela devoir apprendre rapidement les règles de ce jeu particulier et complexe s’il ne veut pas mettre en péril l’avenir de la Culture…

Cette découverte de l’univers de Iain M. Banks a été on ne peut plus satisfaisante car j’ai passé un excellent moment avec ce roman ! Le début du récit nous permet de découvrir l’environnement dans lequel vit Gurgeh, ses habitants, ses technologies, ainsi que son activité de joueur. Puis vient le moment où il part pour le long voyage qui le mènera sur la planète où doit se dérouler le tournoi d’Azad. J’ai trouvé cette partie particulièrement intéressante car le personnage découvre les règles d’un jeu bien plus complexe que ceux auxquels il a joué jusqu’alors mais aussi une culture bien différente de la sienne et le protocole qui va avec.

Je ne m’étendrai pas sur la suite de l’histoire pour ne pas spoiler, mais la confrontation avec les autres joueurs, et à plus grande échelle, le défi entre la Culture et l’Empire, m’a véritablement passionnée !

A travers ce roman, Iain M. Banks pose aussi de nombreuses questions socio-politiques qui nous font nous demander quel système semble le plus viable.

En conclusion, je poursuivrai ma lecture du Cycle de la Culture avec beaucoup d’intérêt !

Le livre de poche, juin 1996

C’est avec ce roman que je démarre mon challenge Hommage à Iain M. Banks ; une lecture qui participe également au challenge Les lieux imaginaires d’Arieste.

Challenge Écrivains japonais : Récap’ de juillet

L’auteur mis à l’honneur au mois de juillet était MIYABE Miyuki, une romancière spécialisée dans les thrillers dont j’avais entendu beaucoup de bien et que j’avais très envie de découvrir. Malheureusement, je n’ai pas reçu à temps le livre que j’avais commandé et je n’ai donc pas pu le lire avant la fin du mois de juillet. Tant pis, ça n’est que partie remise !

To match feature JAPAN-AUTHOR/

En attendant, je vous invite à découvrir les billets de ceux qui ont participé en cette période estivale !

J’espère que je n’ai oublié personne, n’hésitez pas à me le signaler si c’est le cas !

L’écrivain que j’ai choisi pour le mois d’août est YOSHIMURA Akira, un auteur que j’aime beaucoup. Les thèmes évoqués dans ses romans sont souvent assez sombres, j’espère néanmoins que cela vous plaira !

YOSHIMURA Akira

Voici les romans de l’auteur que vous pourrez trouver en français :

Je vous souhaite un excellent mois d’août et de bonnes lectures !

Logo écrivains japonais_1