Archive pour 29 août 2013

YOSHIMURA Akira – L’arc-en-ciel blanc

YOSHIMURA Akira - L'arc-en-ciel blancPrésentation de l’éditeurDeux enfants s’introduisent dans les écuries d’un centre d’expérimentations pharmaceutiques. Ce matin, ils ont surpris leur père, employé des lieux, sur le point de commettre le pire. Dans l’obscurité, un box est ouvert, une corde nouée au licol : en pleine nuit les petits s’éloignent déjà, tirant derrière eux un cheval jusqu’alors condamné. Dans l’ombre immense de l’animal, ils progressent, traversent l’autoroute, affrontent l’au-delà. Un homme vient d’épouser une jeune femme murée clans un douloureux silence. Les violences de la guerre n’ont pas épargné son corps. L’enfant à naître est celui d’un soldat américain. A seize ans, Jirô est fasciné par les coutumes locales accompagnant les funérailles. Il les connaît si parfaitement que les villageois prennent l’habitude d’avoir recours à ses services contre menue monnaie. Après des nuits passées à l’affût d’un craquement léger, Kiyoshi découvre la trappe par laquelle se glisse sa grand-mère. Frêle silhouette qui rejoint en secret un fils disparu ou qui, plus simplement, se prépare à la mort. Quatre histoires d’amour et de pauvreté, écrites par Akira Yoshimura entre 1953 et 1964. Quatre récits ayant pour décor la tourmente des années 1950 au Japon et qui composent à elles seules les fondations de l’œuvre de cet immense écrivain mort en 2006.

Au début de ce mois, je vous disais que j’avais choisi YOSHIMURA Akira parce que c’est un écrivain que j’aime beaucoup. Et pourtant, la lecture de ce recueil de quatre nouvelles m’a déçue…

Si j’apprécie d’habitude les descriptions sans implications sentimentales qui font la particularité des récits de l’auteur, ils m’ont ici laissée de marbre. Je n’ai pas vraiment été touchée par les personnages et j’ai lu ce recueil sans grand enthousiasme. Seule la deuxième nouvelle, Un été en vêtement de deuil m’a plu grâce à l’aura de mystère qui entoure la grand-mère du petit Kiyoshi et le côté effrayant et mauvais des personnages.

Je n’ai donc pas été convaincue par ces nouvelles que je trouve moins intéressantes que les autres livres de Yoshimura que j’ai lu.

Actes Sud, mars 2012

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