Archive pour juin 2014

Hilary Mantel – Dans l’ombre des Tudors

Hilary Mantel - Dans l'ombre des TudorsDans l’ombre des Tudors est le premier tome d’une trilogie consacrée à Thomas Cromwell. Ce premier tome couvre principalement la période allant de 1527 à 1535. Cromwell est alors secrétaire du cardinal Wolsey, conseiller du Roi Henri VIII. Ce dernier cherche à faire annuler son mariage avec Catherine d’Aragon qui a échoué à lui donner un héritier pour pouvoir épouser Anne Boleyn.

Je ne connais l’histoire de l’Angleterre que dans les grandes lignes, j’ai donc apprécié de pouvoir approfondir mes connaissances de cette période riche en rebondissements grâce au roman d’Hilary Mantel.

Issu d’un milieu modeste, Thomas Cromwell réussit à se hisser dans la hiérarchie grâce à son habileté à comprendre les rouages de la politique et à en jouer. En suivant les pas de Cromwell, le lecteur est aux premières loges pour suivre les évènements qui ont marqué le règne d’Henri VIII.

Je vais être honnête, c’est un livre assez long, il m’a fallu du temps pour en arriver à bout et je ne vous cache pas que j’y ai trouvé quelques longueurs. Toutefois, j’ai aimé suivre l’évolution du personnage principal ainsi que celle des Tudors et je ne manquerai pas de lire la suite.

Pocket, mai 2014

Du côté des challenges : A tous prix chez Asphodèle, Booker Prize 2009 ; Le mois anglais chez Cryssilda, Lou et Titine.

Kate Summerscale – La déchéance de Mrs Robinson

Kate Summerscale - La déchéance de Mrs RobinsonQuatrième de couverture : 1844, Isabella Walker épouse l’ingénieur Henry Robinson. 1850, elle s’éprend d’Edward Lane, jeune et brillant médecin, et relate cette passion fantasmée dans son journal intime. 1855, Henry dérobe ces écrits et l’accule au divorce, faisant de cette femme sous verre l’héroïne bafouée d’un procès scandaleux qui excite les préjugés d’une société victorienne régie par les hommes. Un tableau saisissant de l’intenable condition féminine dans l’Angleterre corsetée du XIXe siècle. Passionnant.

La déchéance de Mrs Robinson – Journal intime d’une dame de l’époque victorienne est à la fois le récit d’un procès pour divorce mais aussi un témoignage passionnant sur la vie quotidienne et les mœurs de l’époque victorienne.

Les inégalités entre hommes et femmes y sont bien démontrées. On constate notamment qu’il est plus difficile pour une femme d’obtenir le divorce que pour un homme, une justice qui fonctionne avec deux poids deux mesures… Le journal intime d’Isabella Robinson contient probablement une part de fantasme mais démêler la réalité de la fiction s’avère quasiment impossible, il est d’ailleurs étonnant que ces écrits soient acceptés comme preuve. On sent également l’importance d’être bien vu dans la société et l’hypocrisie flagrante des protagonistes qui sont prêts à tout pour se protéger. Mrs Robinson n’est ici qu’une victime parmi tant d’autres.

Voici une lecture que j’ai trouvé très intéressante et que je ne regrette absolument pas !

10/18, mars 2014

Du côté des challenges : Le mois anglais chez Cryssilda, Lou et Titine.

saison-3

E. M. Forster – Avec vue sur l’Arno

E. M. Forster - Avec vue sur l'ArnoLucy Honeychurch, en voyage en Italie avec sa cousine et chaperon Charlotte Bartlett rencontre un jeune homme du nom de George Emerson. Mrs Bartlett ne voit pas d’un bon œil le rapprochement entre les deux jeunes gens et lorsqu’elle est témoin de leur baiser, elle décide qu’il est temps de partir.

De retour en Angleterre, Lucy accepte la demande en mariage de Cecil Vyse, résolue à ne plus penser à George Emerson jusqu’à ce que celui-ci croise une fois de plus son chemin…

Voici un roman qui avait a priori tout pour me plaire, c’est le genre d’histoire et d’écriture que j’aime. Pourtant, je dois avouer que je me suis un peu ennuyée. Je m’attendais à une lecture passionnée mais j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans et j’ai trouvé ça très lent.

Globalement l’histoire m’a plu mais je crois qu’on peut parler de rendez-vous manqué… Dommage car je me faisais une idée très romantique de cette chambre avec vue sur l’Arno

Je n’ai pas encore eu l’occasion de voir le film qui en a été tiré, Chambre avec vue, réalisé par James Ivory et sorti en 1986, mais j’en ai entendu tellement de bien que j’ai très envie de le voir malgré mon avis mitigé sur le roman.

Pavillons poche, avril 2014

Du côté des challenges : Le mois anglais chez Cryssilda, Lou et Titine.

saison-3

Maria Semple – Bernadette a disparu

Maria Semple - Bernadette a disparuQuatrième de couverture : Où est passée Bernadette ? C’est ce que Bee, sa fille de quinze ans, aimerait bien savoir. Mais à chercher la vérité à tout prix, l’adolescente découvre bon nombre de secrets sur sa mère… De quoi recomposer, au fil des lettres et flash-backs, le portrait d’une architecte géniale, anti-housewife trop fantasque et névrosée pour la petite ville où elle a atterri. Une Bernadette, qui derrière la façade, s’acharne décidément à rester insaisissable…

La construction du récit m’a beaucoup plu et contribue au fait que nous allons de surprise en surprise. Plus que le « où », ce qu’on se demande dans un premier temps c’est « qui est Bernadette ? » La façon dont on la perçoit varie selon la personne qui en parle et même lorsque c’est elle qui prend la parole, on est pas tout à fait sûr d’avoir réussi à la cerner. Quel personnage !

Le « où » n’intervient finalement que dans le dernier tiers du roman. Au vu des éléments collectés jusque-là, j’avais plusieurs théories en tête mais celle imaginée par l’auteure était en fait bien meilleure !

L’écriture de Maria Semple m’a énormément plu, c’est intelligent, drôle, bref, une lecture jubilatoire, pourquoi vous priver ?

10/18, avril 2014

Du côté des challenges : Le challenge US chez Noctenbule ; Romancières américaines chez Miss G.

Annelise Heurtier – Sweet Sixteen

Annelise Heurtier - Sweet SixteenQuatrième de couverture :

– Quand est-ce que tu avais prévu de nous en parler ? As-tu pensé aux conséquences de ta décision ? As-tu seulement compris que tu vas tous nous mettre en danger ?
Molly était d’abord restée sans voix, la bouche ouverte, hébétée.
– Un paquet de Noirs se sont fait lyncher, et pour moins que ça, ma petite fille ! avait hurlé sa mère.

RENTRÉE 1957.

Le plus prestigieux lycée de l’Arkansas ouvre pour la première fois ses portes à des étudiants noirs.
Ils sont neuf à tenter l’aventure.
Ils sont deux mille cinq cents, prêts à tout pour les en empêcher.

Cette histoire est inspirée de faits réels.

Mon avis :

L’histoire est racontée de deux points de vue. Celui de Molly, une jeune fille noire qui fait partie des neuf élèves devant intégrer pour la première fois un lycée de blancs et celui de Grace, une des élèves de ce lycée.

Du côté de Molly, nous apprenons les pressions subies par les neuf adolescents qui ont décidé de tenter cette aventure, aussi bien de la part des blancs qui refusent que leurs enfants aient à subir leur présence, que de la part des noirs qui pensent que cela ne fera qu’envenimer la situation.

Le personnage de Grace m’a moins intéressée, du moins au début. Elle participe aux réunions des opposants à l’intégration de ces neufs élèves sans conviction, son unique but étant de se rapprocher du garçon qui lui plait. Je ne me suis pas vraiment intéressée à ces tentatives de séduction mais ce personnage démontre un comportement qui peut s’avérer lourd de conséquences.

J’ai été très touchée par ce récit, en particulier les parties consacrées à Molly. Je suis vraiment admirative des personnes qui ont inspiré ce livre, j’ai parfois du mal à imaginer que cela ait pu arriver et que cela s’est passé à une époque pas si éloignée.

Un roman jeunesse à lire absolument, même par les adultes !

Casterman poche, avril 2014 

Du côté des challenges : A tous prix chez Asphodèle, Prix NRP littérature jeunesse 2013-2014

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Sheila Kohler – Quand j’étais Jane Eyre

Sheila Kohler - Quand j'étais Jane EyreQuatrième de couverture : 1846, Manchester. Charlotte veille son père, le révérend Brontë, opéré des yeux. Elle n’a pas encore publié le chef-d’œuvre qui l’a sacrée romancière. Elle se raconte un amour malheureux, les succès d’Anne et Emily, sa condition de gouvernante, le génie tourmenté de son frère, cette mère disparue trop tôt. Dans la ronde des souvenirs, elle cherche la lumière. Et écrira Jane Eyre.

Quand j’étais Jane Eyre se penche sur la vie de l’écrivain Charlotte Brontë durant la période où elle écrit ce roman qui deviendra un chef d’œuvre, Jane Eyre. Je ne connais pas du tout la vie des sœurs Brontë et ne peut donc pas déterminer ce qui est réel de ce qui est inventé dans ce récit mais en tout cas j’ai trouvé que les sentiments des unes et des autres avaient l’air sincères. J’ai également aimé les passages qui parlent de la difficulté de se faire publier surtout lorsqu’on est une femme au XIXe siècle.

Ce qui m’a le plus embêtée dans cette lecture au final, c’est que ce roman est bien trop court, j’aurais aimé passer plus de temps en compagnie des sœurs Brontë même si je ne les ai pas toujours trouvées agréables et que leur vie n’est pas tellement joyeuse !

Je vous le conseille néanmoins, ne serait-ce que parce que j’ai été tout à fait séduite par l’écriture de Sheila Kohler.

10/18, août 2013

Du côté des challenges : Le mois anglais chez Cryssilda, Lou et Titine.

saison-3

Robert Louis Stevenson – Le club du suicide

Robert Louis Stevenson - Le club du suicideQuatrième de couverture : Toujours en quête d’aventures extravagantes, le prince Florizel et son compagnon, le colonel Geraldine, rencontrent un soir un étrange jeune homme qui les convie à une soirée du Club du suicide. Les deux amis découvrent avec horreur et fascination un diabolique jeu de cartes où le seul gain est la mort…

Le club du suicide est une trilogie de nouvelles qui mettent en scène le prince Florizel et son garde du corps le colonel Geraldine.

La première nouvelle m’a beaucoup plu et à vrai dire, j’aurais tout à fait pu m’en contenter car les deux suivantes ne sont pas aussi intrigantes à mon avis.

C’est dans le premier récit, Histoire du jeune homme aux tartes à la crème, que nous découvrons l’existence du club du suicide et de son fonctionnement. J’ai trouvé cette nouvelle inquiétante et j’en ai particulièrement apprécié l’ambiance. Les deux récits suivants n’ont pas réussi à me tenir en haleine, c’est dommage.

C’est donc avec un sentiment mitigé que j’ai refermé le livre mais la première histoire vaut vraiment le coup.

Folio, 2003

Du côté des challenges : Un mot, des titres chez Calypso.

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