Archive pour octobre 2014

Lois Lowry – Le passeur (The Giver)

Lois Lowry - Le passeur (The Giver)Quatrième de couverture : Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n’existent pas. Les inégalités n’existent pas, la désobéissance et la révolte n’existent pas. L’harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le Comité des sages. Les personnes trop pigées, ainsi que les nouveau-nés inaptes sont  » élargis ». personne ne sait exactement ce que cela veut dire.

Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c’est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait continent était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux. quand l’oeil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Dans quelques jours, Jouas aura douze ans. Au cours d’une grande cérémonie, il se verra attribuer, connue tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu’il est unique. Un destin extraordinaire l’attend. Un destin qui peut le détruire.

Le passeur est un très bon roman jeunesse qui se lit avec plaisir. Le monde idéal qui est décrit semble parfait mais au fur et à mesure que Jonas reçoit l’apprentissage du « passeur », on se rend compte des problèmes que pose ce monde et la façon dont il est gouverné. Jonas est un personnage attachant et j’ai également beaucoup aimé la personnalité du passeur et la relation qui s’établit entre eux.

C’est donc un roman que j’ai beaucoup aimé, cependant, j’ai aussi trouvé qu’il ne poussait pas assez loin la réflexion dans certains cas, à mon avis il aurait mérité d’être un peu plus développé. C’est d’ailleurs ce qui a été fait dans le film (que j’ai déjà eu la chance de voir) ; il comble bien les manques que j’ai observé à la lecture.

Cela reste un très bon roman jeunesse qui mérite d’être lu et qui constitue une bonne introduction à la dystopie !

Je vous rappelle qu’en France le film sort aujourd’hui. Pour ma part, je l’ai trouvé assez réussi.

L’école des loisirs, octobre 2011

Les billets de la LC :

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OGAWA Yôko – Les tendres plaintes

OGAWA Yôko - Les tendres plaintesQuatrième de couverture : Blessée par l’infidélité de son mari, Ruriko décide de disparaître. Elle quitte Tokyo et se réfugie dans un chalet en pleine forêt où elle tente de retrouver sa sérénité. Ruriko est calligraphe.Non loin, dans un autre chalet, s’est installé Nitta, un ancien pianiste de renom devenu facteur de clavecins, un homme habité par un calme particulier qui semble absorber les sons des instruments qu’il fabrique. Bien qu’assisté chaque jour dans son ouvrage minutieux par une jeune femme prénommée Kaoru, il vit seul avec un vieux chien aveugle et sourd. Invitée en ces lieux par Kaoru, la calligraphe observe et s’interroge sur la relation du facteur et de son aide. Ainsi elle apprend que Nitta ne peut plus jouer en présence d’autrui, que seule persiste en lui la capacité de vivre avec des sons invisibles. Mais, un matin, la calligraphe surprend Nitta installé au clavecin jouant « Les Tendres Plaintes » pour Kaoru.

Je suis bien embêtée pour écrire ce billet car je ne sais pas quoi dire à propos de ce roman… Tout est affaire de sensation et je n’arrive pas à mettre les mots dessus. Il ne se passe pas grand chose dans Les tendres plaintes et pourtant c’est un roman riche en descriptions, en émotions…

J’en retiendrai surtout un sentiment de solitude, non seulement pour les personnages mais aussi pour moi qui n’arrive pas à partager mon avis à propos de cette lecture.

Babel, août 2014

Du côté des challenges : Écrivains japonais d’hier et d’aujourd’hui ici-même.

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Billet de suivi du Read-A-Thon !

Un Read-A-Thon est organisé ce week-end par Marjorie, elle propose 3 formules dont 2 peuvent s’intégrer dans le challenge Halloween organisé par Lou et Hilde.

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J’ai finalement opté pour la catégorie Le Livre des Ombres, je vais lire un maximum de livres fantastiques mais il se peut que je lise aussi d’autres genres de livres, tout va dépendre de ma vitesse de lecture et de mes envies au gré de ces 3 jours.

Pour des raisons pratiques, je parlerai de mon emploi du temps en heure locale (Japon – GMT +9), je vous laisse faire les calculs ;-)

Je viendrai mettre ce billet à jour régulièrement, je compte sur votre soutien !

Vendredi 24 octobre

Ma première lecture pour ce marathon sera La soif primordiale de Pablo de Santis.

13h00 – 13h30 : j’ai profité d’une petite sieste de bébé pour commencer à lire les quarante premières pages.

22h15 : Me revoilà. Je me replonge dans La soif primordiale. Update plus tard, ou demain si je m’endors :-)

Samedi 25 octobre

8h00 : La fatigue était bel et bien là hier soir, je n’ai lu qu’une quarantaine de pages encore une fois.

On prend des forces (grâce à l’excellente boulangerie française qui se trouve à deux pas de chez moi ^^), et on s’y remet !

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13h00 : Ce matin, j’ai terminé La soif primordiale (273 pages), puis j’ai profité du beau temps pour aller lire dans le parc. J’ai commencé le troisième tome de la série A comme Association intitulé L’étoffe fragile du monde d’Erik L’Homme. Je viens de finir de déjeuner et je vais donc poursuivre les aventures passionnantes de Jasper !

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17h30 : Je suis allée faire une petite promenade mais j’ai quand même terminé L’étoffe fragile du monde (192 pages).

Changement de genre pour la prochaine lecture, je viens de commencer Ferrailleurs des mers de Paolo Bacigalupi.

23h00 : Il est temps d’aller se coucher… Je suis à la page 84 des Ferrailleurs des mers et j’ai lu une BD, Lady Vivian Hastings, premier tome de la série Long John Silver (58 pages).

Dimanche 26 octobre

8h45 : Il fait encore très beau aujourd’hui, je vais profiter de la matinée pour continuer le roman de Paolo Bacigalupi qui m’intrigue beaucoup pour l’instant !

23h20 : J’ai terminé Ferrailleurs des mers que j’ai beaucoup aimé, je vous raconterai ma journée plus en détail dans mon bilan demain !

Sur ce, je vais me coucher ! Bonne continuation à celles qui continuent à lire ;-)

Laurent Whale – Les pilleurs d’âmes

Laurent Whale - Les pilleurs d'âmesQuatrième de couverture : Terre, 1666. La galaxie abrite déjà des civilisations avancées, pourtant c’est sur la planète bleue que vont s’affronter deux espions intergalactiques.

L’un d’eux, qui se fait bientôt appeler Yoran Le Goff, intègre l’équipage d’un des plus sanguinaires flibustiers : Jean-David Nau, dit L’Olonnais. Entre amitiés, alliances de circonstance et trahisons, Le Goff tentera de débusquer le mystérieux adversaire qu’il est venu traquer. Pour découvrir ses plans, mais aussi pour l’éliminer. Seulement, parmi la flibuste, comme dans les étoiles, rien n’est écrit d’avance et la mission de l’espion sent très vite la poudre. Jusqu’à l’explosion finale…

J’ai beaucoup aimé l’idée d’avoir un personnage principal venu d’une lointaine galaxie devant se fondre dans le décor de 1666, plus particulièrement parmi les flibustiers.

Ce que j’ai trouvé dommage, c’est le manque de contexte concernant le monde dont il est issu. En effet, les passages concernant la galaxie dont il vient sont très courts et peu nombreux et auraient à mon goût pu être plus approfondis.

Hormis ce petit bémol, c’est un livre vraiment plaisant, rythmé et qui nous plonge avec beaucoup de réalisme dans le monde de la piraterie, un sujet dont je ne suis pas fan. Et pourtant, le fait d’avoir intégré des personnages ayant existé au sein de cette fiction a réussi à m’attirer et à me donner envie de me documenter sur les personnages cités.

Une lecture très plaisante qui m’a donné envie de continuer à découvrir Laurent Whale.

Hélios, août 2014

Du côté des challenges : A tous prix chez Asphodèle, Prix Rosny Aîné 2011

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Kristin Halbrook – Rien que nous

Kristin Halbrook - Rien que nousQuatrième de couverture : Zoé, quinze ans, vit seule avec son père depuis la mort de sa mère. Alcoolique et violent, ce dernier est incapable de s occuper de sa fille. Will, dix-huit ans, rêve d arracher celle qu il aime à ce quotidien triste et sans avenir. Une nuit, après s être battu avec le père de Zoé, Will emmène la jeune fille, et ensemble, ils décident de tout laisser derrière eux. Ils prennent la route, direction Las Vegas, avec un rêve un peu fou : s’y marier et être heureux, simplement.
Mais la police est à leurs trousses et Will ne tardera pas à avoir des ennuis. Entre les deux amoureux, la tension monte et ils vont réaliser que les rêves, même les plus doux, doivent avoir une fin…

Les chapitres livrent en alternance les pensées de Will et de Zoé ce que j’ai trouvé plutôt intéressant en l’occurrence puisque cela permet au lecteur de les découvrir chacun à travers les yeux de l’autre. J’ai été assez touchée par les profils des personnages qui n’ont pas eu la chance de grandir dans un milieu épanouissant et je comprends leur soif de liberté même si leur façon de faire n’est sans doute pas la meilleure.

La fin est digne des plus célèbres road movies ce qui à mon avis ne manquera pas de surprendre les adolescents, public-cible de ce roman. D’ailleurs, il n’est pas sans rappeler le film Natural Born Killers avec Woody Harrelson et Juliette Lewis qui a marqué la mienne, d’adolescence.

Pas un roman exceptionnel mais une lecture qui devrait toucher son public.

Albin Michel, Wiz, août 2013

Loïc Henry – Loar

Loïc Henry - LoarQuatrième de couverture : Six jours. C’est le temps qu’il reste à Emrodes, le souverain de Loar, pour répondre à l’ultimatum du royaume de Melen, qui cherche à étendre sa domination sur l’ensemble des mondes connus. Pourtant, sur l’échiquier spatial, d’autres forces ourdissent leurs trames… Les prêtres de la planète Sainte manigancent pour gagner en influence ; les mondes périphériques, riches d’une science génique portée à son paroxysme, préparent un contact imminent ; auprès des puissants, mercenaires Latars et conseillers spols distillent leurs précieux services… Pendant ce temps, dans les profondeurs océanes de Loar, les daofined paraissent sereins, indifférents aux rivalités humaines. Au-delà de l’émotion attendue, leur cantilène annonce-t-elle de nouveaux désordres ?

Loar est un space-opera sympathique auquel j’ai toutefois quelques reproches à faire.

Dans les choses positives on notera un style recherché sans être pompeux, agréable à lire en somme ; la mise en place d’un univers fouillé, et enfin une intrigue dans laquelle les manœuvres politiques n’ont pas manqué de m’intéresser.

Cependant, passé la moitié du livre, j’ai trouvé que l’ensemble commençait à devenir brouillon et que ça partait dans tous les sens. Par manque d’explications, on finit par se perdre dans cet univers foisonnant. Le roman aurait à mon avis gagné en étant plus explicite. A moins que l’auteur ait prévu une suite, je vais devoir rester avec mes questions jusqu’à la fin des temps.

Un roman qui m’a laissé un sentiment un peu mitigé, dommage car cela commençait très bien.

Folio, février 2013

Du côté des challenges : 1 pavé par mois chez Bianca (640 pages) ; A tous prix chez Asphodèle, Prix Imaginales des lycéens 2014.

Jacques Martel – Bloody Marie

Jacques Martel - Bloody MarieQuatrième de couverture : La galaxie est entrée dans une nouvelle ère, celle de l’Essor. Les hommes et les femmes ont repris les voyages à travers l’espace, recréent ainsi les liens qui s’étaient rompus entre les planètes. Mais alors que les navires de commerce parcourent les nouvelles routes galactiques, d’autres profitent désormais de cette nouvelle prospérité : les pirates. Et l’une d’entre eux, Bloody Marie, est bien décidée à venger la mort de son père et ne pas se faire oublier en lançant son vaisseau le Long John pour un dernier raid.

J’aime assez le mélange des genres en général et le cocktail de piraterie et de space opera présent dans Bloody Marie avait tout pour me plaire.

La construction et la trame du récit sont intéressants, les interludes confèrent une dynamique à l’histoire de la pirate Bloody Marie et on se demande tout au long du récit qui peut bien être celui qui nous narre ses péripéties. Et même si j’avais une petite idée de la chute, j’ai été tout à fait satisfaite de la fin du livre !

Le roman est très bien documenté, j’ai même envie de dire qu’il y a presque trop de détails mais je trouve que cela montre aussi que l’auteur aime ce dont il parle. D’ailleurs, ce n’est pas pour autant que je me suis ennuyée car les scènes d’action sont nombreuses et animées ! Les références aux figures mythiques de la piraterie sont en tout cas nombreuses et même si ce ne sont pas des récits qui me passionnent en général, ici, Jacques Martel a réussi à m’y intéresser.

Un écrivain que je découvre avec Bloody Marie et dont je vais assurément retenir le nom.

Hélios, août 2014

Du côté des challenges : Un mot, des titres chez Calypso ; 1 pavé par mois chez Bianca (520 pages).

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