Archive pour décembre 2014

José Carlos Somoza – L’Appât

José Carlos Somoza - L'AppâtQuatrième de couverture : Lever de rideau. Ici une bretelle noire glisse sur une peau diaphane, là des yeux mi-clos quémandent un improbable pardon : parure et posture. Elles charment et abusent les sens, elles disent qui est le maître. Si le grand ordonnateur de ce manichéisme visuel s’appelle Shakespeare, nous ne sommes pas sur les planches du théâtre du Globe mais dans le centre de formation ultramoderne de la police madrilène. Des instructeurs y décryptent les codes élisabéthains, qui placent la satisfaction du désir à l’épicentre de notre psyché. Les agents sont formés à la technique des « masques » : identifier en quelques secondes la nature du désir le plus profond du suspect pour provoquer en lui une overdose du seul plaisir auquel il ne peut résister. On les appelle les « appâts », Diana Blanco est leur meilleur élément. Quand elle découvre que sa jeune sœur est aux prises avec l’insaisissable Spectateur qui terrifie la ville, elle mène une course contre la montre qui la conduit jusqu’à l’antre du monstre. C’est du moins ce qu’elle croit.

J’ai découvert José Carlos Somoza il y a une dizaine d’années avec Clara et la pénombre que j’avais adoré et je suis rarement déçue par cet écrivain. Toutefois, jusqu’à L’Appât, je n’avais pas retrouvé le côté à la fois dérangeant et fascinant qui m’avait tant interpellée à l’époque. Le concept-même d’appât sur lequel se base le roman est complètement hallucinant et même assez malsain. Je me demande toujours où l’auteur va chercher des idées aussi particulières, et en même temps, je ne suis pas sûre de vouloir connaître la réponse !

En terme d’intrigue, j’ai trouvé le scénario très bien ficelé, on ne s’attend pas aux derniers retournements de situation ce qui est pour moi la marque d’un thriller réussi !

Si vous ne connaissez pas cet auteur, je ne peux que vous encourager à le découvrir ! Et si vous n’êtes pas friands de ce genre d’ambiance, orientez-vous plutôt vers La caverne des idées.

Babel, octobre 2014

Du côté des challenges : 1 pavé par mois chez Bianca (531 pages)

Silène Edgar et Paul Beorn – 14-14

Silène Edgar et Paul Beorn - 14-14100 ans séparent Hadrien et Adrien, l’un vit en 1914, l’autre en 2014, et pourtant, grâce à l’apparition inexplicable d’une boîte aux lettres spéciale, ils vont entamer une correspondance particulière.

Malgré un siècle d’écart, les deux garçons de treize ans ont les mêmes préoccupations que tous les jeunes de leur âge, la réussite scolaire, les choix à faire pour l’avenir, les premiers émois amoureux… mais les auteurs ont bien réussi à montrer les différences de conditions de vie et de mentalité entre les deux époques.

Je vous avoue qu’au début je n’étais pas hyper emballée par ma lecture, un peu agacée par les réactions des garçons et leur besoin de se montrer meilleur que l’autre. Puis finalement, je me prise d’affection pour eux au fur et à mesure et j’ai commencé à m’inquiéter de la façon dont Adrien, en 2014, allait réussir à convaincre Hadrien qu’une terrible guerre allait éclater à son époque.

Finalement, j’ai trouvé ce livre très réussi et bien adapté aux jeunes lecteurs qui étudient la Première Guerre Mondiale à l’école et/ou qui veulent en savoir plus sur cette période.

Castelmore, avril 2014

Challenge Écrivains japonais d’hier et d’aujourd’hui : Billet récapitulatif de novembre 2014

Il est l’heure du bilan des lectures du mois de novembre !

Andrée la papivore en est à sa troisième lecture : MURAKAMI Haruki – Sommeil ;

Celles de Flolunaire se montent à 4 avec : NAGAI Kafû – La Sumida et MURAKAMI Ryu – Chansons populaires de l’ère Showa ;

Nounours bat tous les records avec sa 10e lecture, ÔOKA Shôhei – La dame de Musashino ;

Changement de catégorie pour shao 69 qui en est à sa 5e lecture OGAWA Yôko – Les tendres plaintes ;

Lili quant à elle en est à sa deuxième lecture : OGAWA Yôko – Petits oiseaux ;

Première lecture pour Icath qui vient de nous rejoindre : MIYABE Miyuki – Du sang sur la toile ainsi que pour Chinouk : TANIGUCHI Jirô – Le sauveteur, et pour Le Bison, MURATA Kiyoko – Le Chaudron ;

De mon côté j’ai lu INOUE Hisashi – Les 7 roses de Tokyo.

Il n’y aura pas de bilan en décembre car je serai en vacances, je ferai donc un bilan groupé pour les mois de décembre et janvier. En attendant, je vous souhaite d’excellentes lectures !

Logo challenge écrivains japonais