Archive pour février 2015

Rainbow Rowell – Eleanor & Park

Rainbow Rowell - Eleanor and ParkQuatrième de couverture : 1986. Lorsque Eleanor, nouvelle au lycée, trop rousse, trop ronde, s’installe à côté de lui dans le bus scolaire, Park, garçon solitaire et secret, l’ignore poliment. Pourtant, peu à peu, les deux lycéens se rapprochent, liés par leur amour des comics et des Smiths… Et qu’importe si tout le monde au lycée harcèle Eleanor et si sa vie chez elle est un véritable enfer, Park est prêt à tout pour la sortir de là.

Il y a quelques années j’avais été déçue par Attachements, l’an dernier j’ai commencé Fangirl mais je me suis arrêtée à la moitié, toutefois compte tenu des critiques dithyrambiques lues à propos de ce livre, j’ai quand même eu envie de retenter le coup avec cette auteure.

Et malheureusement, force est de constater que le résultat est le même. Je n’ai pas détesté, je n’ai pas trouvé ça nul, il y a même des moments que j’ai aimé, et pourtant… Je ne me suis pas attachée aux personnages, je n’ai ressenti aucune empathie pour Eleanor même si ce qui se passe chez elle est horrible. Je n’ai pas non plus été séduite par Park ni par la façon dont ils commencent à se parler.

Ça serait faux de dire que je n’ai pas du tout aimé le livre mais il me manque quelque-chose et c’est peut-être encore pire que de ne pas aimer car je ne sais pas ce qui fait que je reste hermétique aux romans de Rainbow Rowell. J’avais vraiment envie d’aimer Eleanor & Park mais quand je l’ai refermé je n’ai pas pu m’empêcher de me dire, oui, bon, et alors ?  C’est extrêmement frustrant !

Pocket jeunesse, juin 2014

David Guinard – L.A. pour les intimes

David Guinard - L.A. pour les intimesQuatrième de couverture : Dix ans déjà que David Marquan a fui son passé et la France pour s’exiler à Los Angeles. Devenu un « privé » spécialisé dans les relations extraconjugales, il est aussi écrivain le dimanche, et se prend à rêver, parfois, d’une vie mouvementée, digne de son héros de papier. Et puis un jour, une femme vient le trouver pour une enquête banale : un mari volage qu’il s’agit de pister. Oui mais voilà : l’homme disparaît, et ne réapparaît qu’une fois suicidé dans d’étranges circonstances, celles d’une affaire vieille d’un an ! Marquan prend sur lui de résoudre l’affaire. Il n’a aucun indice tangible, aucune piste sérieuse, seulement cette intuition : chercher la femme… Cette femme, serait-ce Deborah McClure, épouse du sénateur et amante du mari suicidé ? L’hypothèse est… séduisante.

L’intrigue de L.A. pour les intimes est bien menée avec son lot de rebondissements ; l’auteur n’évite pas les clichés propres à ce genre littéraire mais on suit les pas du détective privé David Marquan avec plaisir et intérêt. Le roman est bien écrit, presque trop ai-je envie de dire car il y a trop de détails superflus n’ayant rien à voir avec l’enquête.

Je dois aussi avouer qu’au début, je me perdais entre l’enquête de David Marquan et celle du personnage de son roman. Si le fait que le détective soit aussi un écrivain a un côté plaisant, il n’était à mon avis pas nécessaire au récit.

Malgré un certain nombre de longueurs, j’ai tout de même passé un bon moment avec ce roman qui offre une bonne intrigue.

Librinova, décembre 2014

Jack McDevitt – Seeker

Jack McDevitt - SeekerQuatrième de couverture : L’antiquaire archéologue Alex Bénédict et son assistante Chase Kolpath se retrouvent en possession d’une coupe vieille de neuf mille ans. Celle-ci proviendrait d’un vaisseau spatial baptisé Seeker qui aurait appartenu aux Margoliens, un groupe de Terriens ayant fui la Terre pour fonder une des premières colonies hors du système solaire. Personne n’en a plus jamais entendu parler depuis, à part comme d’un mythe. Alex n’a donc de cesse de retrouver la trace du Seeker afin, qui sait ?, d’entrer en contact avec cette colonie perdue.

Seeker est un bon roman de SF aux allures de thriller qui fait la part belle à l’action plutôt qu’à la réflexion. On ne s’ennuie pas une seconde grâce aux divers rebondissements plutôt inattendus. Il ne faut pas s’attendre à un univers trop fouillé mais au moins l’intrigue tient la route. Pour ma part, j’ai passé un bon moment.

Folio, octobre 2013

Du côté des challenges : 1 pavé par mois chez Bianca (545 pages), A tous prix chez Asphodèle, Prix Nebula 2006

Stephen Baxter – Flux

Stephen Baxter - FluxQuatrième de couverture : Imaginez une humanité microscopique, conçue pour vivre dans l’environnement le plus hostile qui soit – le manteau superfluide d’une étoile à neutrons… Imaginez le souvenir des créateurs de cette micro-humanité perpétué de génération en génération depuis des siècles… Imaginez enfin la plus incroyable réunion de famille de l’histoire, sur fond de guerre stellaire séculaire contre les Xeelees, une réunion qui pourrait bien décider du futur d’un univers tout entier…

J’ai trouvé les premières pages de ce roman assez complexes, d’une part parce qu’une bonne partie des propos scientifique évoqués me dépassent complètement, d’autre part parce qu’il y a un certain nombre de mots inventés par l’auteur qui ne facilitent pas la compréhension. Une fois passés les premiers chapitres, cela n’a plus trop été le cas cependant.

Malheureusement, cela n’a pas suffit pour que je réussisse à me passionner pour l’histoire et les personnages. Bien que j’ai lu ce roman sans déplaisir, j’ai tout de même ressenti une pointe de déception car Stephen Baxter est un écrivain que j’apprécie beaucoup d’habitude.

Flux est à mon avis beaucoup moins bon que ses prédécesseurs du cycle des Xeelees, Gravité et Singularité, mais ça ne m’empêchera pas de lire le suivant ; ils sont, de toute façon, très différents les uns des autres.

Pocket, mai 2014

Du côté des challenges : 1 pavé par mois chez Bianca (500 pages)

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Graham Joyce – Lignes de vie

Graham Joyce - Lignes de vielogo_coeurQuatrième de couverture : A Coventry, après la Seconde Guerre mondiale et le bombardement ravageur de novembre 1940, chacun essaye de retrouver une vie normale, notamment Martha Vine, matriarche aussi charismatique qu’elle est tendre et attentionnée avec ses sept filles. Mais c’est compter sans Cassie, la plus fragile et instable d’entre elles : ayant mis au monde un bébé, un garçon, Frank, elle ne peut se résoudre à l’abandonner. Il va donc falloir, pour la famille Vine, apprendre à vivre avec ce jeune enfant et ses talents particuliers.

Quel magnifique roman ! Le récit se déroule à Coventry, ville dévastée lors de la Seconde Guerre mondiale, un cadre qui s’avère crucial dans la vie de la plus jeune sœur de la famille Vine. Cassie est un peu spéciale, lorsqu’elle met Frank au monde et décide de le garder, toute la famille s’accorde pour participer à son éducation. J’ai particulièrement aimé le personnage de Martha Vine, sa façon d’amener les autres, notamment ses huit filles, à faire ce qu’elle veut sans en avoir l’air même si ses choix peuvent sembler discutables. Quant au petit Frank, il semble avoir lui aussi un don particulier qui pourrait à son tour le mener sur le mauvais chemin…

En dehors de la dimension fantastique et poétique, c’est une magnifique histoire familiale. Lignes de vie est un petit bijou qui m’a donné envie de poursuivre ma découverte de cet auteur qui nous a malheureusement quitté l’an dernier à l’âge de 59 ans.

Folio, janvier 2015

Du côté des challenges : A tous prix chez Asphodèle, Grand Prix de l’Imaginaire 2007

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Donna Tartt – Le chardonneret

Donna Tartt - Le chardonneretQuatrième de couverture : C’est un minuscule tableau de maître. Un oiseau fascinant. Inestimable. La raison pour laquelle Theo Decker, 13 ans, s’est retrouvé en possession de ce chef-d’œuvre de l’art flamand est une longue histoire… Un hasard qui, huit ans après ce jour tragique de pluie et de cendres à New York, l’obsède toujours autant. Des salons huppés de Manhattan aux bas-fonds mafieux d’Amsterdam ou de Las Vegas, Le Chardonneret surveille l’effroyable descente aux enfers de Theo et préside à son étrange destin…

Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en ouvrant ce livre. Les première pages, racontant la mort de la mère de Théo et la façon dont le jeune garçon s’est retrouvé en possession du tableau, m’ont totalement bluffée par leur réalisme. La suite décrit les conséquences de cette triste journée. Il est intéressant de voir l’ampleur qu’a pris le tableau dans la vie de Théo depuis le moment où il a posé les yeux dessus.

L’écriture de Donna Tartt est un vrai plaisir à lire mais malheureusement, cela ne m’a pas empêchée de trouver dans ce roman quelques longueurs, notamment dans la deuxième moitié du récit. Malgré cela, c’est une lecture que je recommande.

Pocket, janvier 2015

Du côté des challenges : 1 pavé par mois chez Bianca (1100 pages), A tous prix chez Asphodèle, Prix Pulitzer 2014

Sorj Chalandon – Le quatrième mur

Sorj Chalandon - Le quatrième murQuatrième de couverture : L’idée de Samuel était belle et folle : monter l’Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth. Voler deux heures à la guerre, en prélevant dans chaque camp un fils ou une fille pour en faire des acteurs. Puis rassembler ces ennemis sur une scène de fortune, entre cour détruite et jardin saccagé. Samuel était grec. Juif, aussi. Mon frère en quelque sorte. Un jour, il m’a demandé de participer à cette trêve poétique. Il me l’a fait promettre, à moi, le petit théâtreux de patronage. Et je lui ai dit oui. Je suis allé à Beyrouth le 10 février 1982, main tendue à la paix. Avant que la guerre ne m’offre brutalement la sienne.

Sorj Chalandon nous entraine au milieu d’un conflit dont je ne savais pas grand chose avant de me plonger dans le roman. C’est donc avec beaucoup d’intérêt que j’ai découvert les différents acteurs sélectionnés par Samuel en même temps que le metteur en scène. Monter une pièce de théâtre est une belle idée mais on se rend vite compte des difficultés de la faire jouer ou même de faire les répétitions. Je ne peux pas dire que j’ai compris le personnage principal et je n’ai d’ailleurs pas tellement apprécié les personnages de ce roman mais j’ai tout de même été touchée par ce qui arrive aux différents protagonistes.

Par ailleurs, Antigone de Jean Anouilh est une pièce que j’aime beaucoup, le fait que ce soit cette pièce qu’ils essayent de monter a sans doute contribué aussi à me faire aimer ce livre.

Les passages qui racontent la jeunesse de Georges et sa rencontre avec Samuel, bien que nécessaires à la compréhension de la relation entre les deux hommes, m’ont toutefois moins intéressée.

Le quatrième mur n’en est pas moins une lecture coup-de-poing, de celle qui marque le lecteur pour longtemps. A lire.

Le Livre de poche, août 2014

Du côté des challenges : A tous prix chez Asphodèle, Prix Goncourt des lycéens 2013

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C.S. Stephens – Indécise

C.S. Stephens - IndéciseQuatrième de couverture : Depuis près de deux ans, Kiera a une relation amoureuse paisible avec Denny, garçon tendre, beau et dévoué. Une vie de couple parfaite s’annonce. Mais rien n’est jamais si simple en amour… Lorsque Denny obtient le job de ses rêves, Kiera le suit à l’autre bout du pays et poursuit ses études. Ils sont alors en colocation avec Kellan, star locale de rock et incorrigible tombeur. Kiera, serveuse au Pete’s, bar dans lequel le groupe joue, est troublée par ses regards appuyés, au point que son petit ami lui semble bien fade. Denny, garçon studieux et stable, ne manque pourtant pas de qualités. Mais il doit partir deux mois pour son travail et c’est alors Kellan qui console Kiera. En ami… Une amitié qui aide la jeune femme à supporter la solitude. Mais en une nuit, tout va basculer et aucun des trois n’en sortira indemne. De l’appartement qu’ils partagent en colocation à l’ambiance rock’n’roll d’un célèbre bar de la côte ouest des États-Unis, Kiera, Kellan et Denny s’aiment, se déchirent pour finalement grandir…

Indécise, c’est vraiment le titre parfait pour ce roman et l’adjectif qui qualifie le mieux son héroïne. Ses revirements sont agaçants, je le reconnais, et je suis sûre que Kiera a énervé beaucoup de lecteurs, mais pas moi, en tout cas, pas tant que ça. Son comportement est en effet, hum, disons discutable, mais en même temps je la comprends totalement et à vrai dire, je pense que j’aurais plus ou moins fait la même chose qu’elle dans sa situation. J’avais quand même hâte qu’elle se décide parce que pour moi, en tant que lectrice, il n’y avait pas photo (Kellan, la rock star, mais vous aviez déjà compris que je ne pouvais pas leur résister).

Bref, avec moi c’est le genre d’histoire qui marche à 100% et qui me donne des papillons dans l’estomac ; j’ai adoré !

Hugo Roman, avril 2014

Du côté des challenges : Une semaine de Saint Valentin chez Syl, 1 pavé par mois chez Bianca (557 pages)

Daniel Hanover – La voie du dragon

Daniel Hanover - La voie du dragonQuatrième de couverture : Autrefois, les dragons régnaient sans partage sur le monde. Puis ils ont disparu de la surface de la Terre… et la magie avec eux. Les royaumes des hommes ont survécu, de même que les sanglantes intrigues de cour qui les animent. Cithrin, orpheline, surdouée de la finance, Marcus, ancien soldat brisé par la mort de sa femme et de sa fille, et Geder, noble philosophe en quête des origines du monde, n’ont rien en commun. Pourtant, ces trois personnages vont se croiser sur l’échiquier d’un terrible conflit annoncé. Un conflit qui, une fois déjà, a détruit le monde. Et ouvert la Voie du Dragon.

J’ai eu bien du mal à venir à bout de cette lecture tant je me suis ennuyée. Je n’ai jamais réussi à rentrer dedans. Les personnages ne m’ont pas intéressée, le rythme est lent, c’est très descriptif – ce qui n’est pas forcément un défaut en soi mais qui ici m’a vraiment cassé les pieds – et après plus de 500 pages, j’ai toujours l’impression qu’il ne s’est rien passé ou presque.

Déception pour ce premier tome du cycle La Dague et la Fortune qui avait pourtant l’air prometteur ; je n’ai pas accroché, dommage.

Pocket, novembre 2014

Du côté des challenges : 1 pavé par mois chez Bianca (595 pages)

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Lexi Ryan – Unbreak me

Lexi Ryan - Unbreak meQuatrième de couverture : À seulement 21 ans, Maggie Thompson, beauté rebelle dotée d’un magnétisme auquel peu d’hommes résistent, se vit comme « différente » des autres filles, surtout au sein de sa famille si parfaite. Refusant le conformisme ambiant de la petite ville de New Hope, elle fugue et annule le mariage qui devait l’unir à William Bailer, l’homme qui lui offrait pourtant un avenir tout tracé. Un an plus tard, de retour à New Hope pour le mariage de sa sœur, Maggie va recroiser Will et ses anciens démons… Elle rencontre alors Asher Logan, rock star, qui l’attire irrésistiblement. Ce bad boy, l’une des rares personnes à percevoir ses fêlures, la pousse à faire tomber son masque et prend un malin plaisir à explorer les préférences de Maggie en matière d’érotisme. Entrer dans cette spirale amoureuse avec Asher conduirait Maggie à lui révéler ses secrets les plus profonds et à lui pardonner les siens. Empêtrée dans son passé, va-t-elle choisir l’homme qui la rassure ou l’homme qui l’autorise enfin à s’aimer et à se révéler telle qu’elle est réellement ?

Voilà une lecture qui n’avait pas très bien démarrée. L’ex-petit ami de Maggie qui se marie avec sa sœur, je trouve ça quand même un peu gros comme point de départ et le fait qu’elle retourne à New Hope exprès pour assister au mariage – peu importe les raisons pour lesquelles ils ont rompu – m’a moyennement convaincue. Mais bon, il y a la rencontre avec Asher… et moi, évidemment je tombe dans le panneau et je me laisse séduire ! Que voulez-vous, je n’ai jamais su résister à une rock star. Le scénario n’est pas hyper original mais ça fonctionne et on passe un bon moment.

Une lecture qui s’est finalement révélée agréable même si elle ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Hugo Roman, mars 2014

Du côté des challenges : Une semaine de Saint Valentin chez Syl.

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