MURAKAMI Haruki – L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage

A l’époque du lycée, Tsukuru Tazaki faisait partie d’un groupe de 5 amis très soudés entre eux, cependant, quelques temps après son départ à Tokyo pour l’université, ses amis, restés à Nagoya, lui annoncent subitement et sans aucune explication qu’ils ne veulent plus avoir affaire à lui. Seize ans plus tard, sa rencontre avec Sara va l’amener à rechercher les raisons de cette soudaine séparation.

Tsukuru Tazaki

L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage est un très bon roman d’apprentissage que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire. J’ai pourtant beaucoup hésité avant de l’acheter car bien que j’aime l’écrivain, le résumé ne me tentais pas vraiment. Il eut cependant été dommage de passer à côté de ce texte.

En-dehors de quelques passages sur les rêves de Tsukuru, le côté fantastique est beaucoup moins présent que dans les derniers romans de l’auteur, mais cela n’enlève rien à la magie qui se dégage des livres de Murakami Haruki. Les réflexions de son personnage nous amènent à nous interroger sur notre propre façon de voir les choses et à réfléchir sur nos relations avec les autres.

 Ce n’est pas seulement l’harmonie qui relie le cœur des hommes. Ce qui les lie bien plus profondément, c’est ce qui se transmet d’une blessure à une autre. D’une souffrance à une autre. D’une fragilité à une autre. C’est ainsi que les hommes se rejoignent. Il n’y a pas de quiétude sans cris de douleur, pas de pardon sans que du sang ne soit versé, pas d’acceptation qui n’ait connu de perte brûlante. Ces épreuves sont la base d’une harmonie véritable.

L’ensemble du roman n’est pas exempt de réflexions sur la société japonaise et même si cela n’est pas le sujet principal, je n’ai pu manquer d’apprécier l’analyse du milieu de l’entreprise au Japon.

On note aussi un élément important qui apparaît dans tous les textes de cet auteur japonais, la musique. Ici, il s’agit des Années de pèlerinage de Franz Listz et plus particulièrement le morceau intitulé Le mal du pays. Une réminiscence qui participe à la quête de Tsukuru Tazaki.

Une fois encore Murakami Haruki a réussi à toucher juste avec ce livre. Je ne peux que vous le conseiller !

10/18, septembre 2015

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  1. Je n’ai lu que sa trilogie 1Q84, il faudrait vraiment que j’essaye d’en lire d’autre…surtout que j’ai celui-ci sur ma liseuse! A voir, en tout cas, ta critique donne envie de se plonger dedans!

  2. Je tourne autour depuis sa sortie, car j’ai déjà d’autres Murakami dans ma PAL mais je craquerai sans aucun doute !

  3. Je n’ai jamais rien lu de cet auteur que l’on voit pourtant partout sur la blogosphère. Il a tellement écrit que je ne sais pas par lequel commencer.

    • Heureusement pour moi, j’ai commencé à le lire alors qu’il n’y avait que 3 ou 4 romans traduits ^^
      Je ne sais pas trop lequel te conseiller pour découvrir, ils sont tous bien à part « Le passage de la nuit » qui est plutôt moyen.

  4. C’est un auteur que je n’ai encore jamais lu mais une amie m’a conseillé ce livre. Ton billet confirme que je devrais y jeter un oeil :)

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