Archive pour février 2016

Karen Marie Moning – Burned

Je n’avais pas autant aimé Iced que les précédents tomes de la série Fever à cause du personnage de Dani, j’ai donc été ravie de voir que dans Burned, la narration est faite du point de vue de différents personnages.

KMM - Burned

J’ai retrouvé l’univers de Fever avec beaucoup de plaisir, ce qui n’était pas gagné quand j’ai commencé cette série car en général je n’aime pas les univers qui mettent en scène des faes. Ne me demandez pas pourquoi, je n’ai pas d’explication ; donnez-moi des vampires, des loups-garous, des métamorphes, je marche, les faes, non, sauf sous la plume de Karen Marie Moning.

Même si ma lecture du précédent tome remontait à pas mal de temps, je me suis vite remise dans le bain et j’ai été ravie de retrouver les protagonistes de la série. L’apparition du personnage de Jaina est intéressante, je salue une fois de plus l’imagination de l’auteure qui trouve toujours le moyen de surprendre les lecteurs.

Burned a pleinement satisfait mes attentes, je n’ai qu’une chose à dire, vivement la suite !

J’ai lu, janvier 2016

Caroline Preston – Le journal de Frankie Pratt

Quatrième de couverture : 1920. Frankie Pratt a 18 ans. Élève prometteuse, lectrice avertie, la jeune fille rêve de devenir écrivain. Avec une machine à écrire Corona et une fantaisie d’archiviste, elle se lance dans le récit de ses aventures sous forme de scrapbook. Tour à tour étudiante, danseuse de charleston amateur, rédactrice de potins à grand tirage, amoureuse éperdue de mauvais garçons, elle nous entraîne dans son sillage, du New York de la Prohibition au Paris des Années folles.

Frankie Pratt

L’intérêt de ce livre ne réside pas dans l’histoire, qui s’avère assez classique et sans surprises, mais plutôt dans la description qu’il offre des années 20. J’ai beaucoup aimé les illustrations et documents qui se trouvent dans ce livre qui se présente sous forme de scrapbook. J’avais un peu peur qu’il perde du charme dans la version poche mais ça n’est pas le cas, c’est un bel objet, tout en couleur, qu’on prend plaisir à feuilleter même après l’avoir terminé. Je suis ravie de l’avoir dans ma bibliothèque !

Pocket, novembre 2015

Jennifer E. Smith – La probabilité statistique de l’amour au premier regard

Hadley vient de rater son avion à 4 minutes près. 4 minutes qui vont la forcer à attendre 3 heures de plus pour pouvoir prendre le prochain vol en espérant qu’elle arrivera à temps pour assister au mariage de son père à Londres. C’est alors qu’elle rencontre Oliver, un jeune anglais qui va tenter de lui faire oublier ses soucis le temps de ce vol…

The statistical probability of love at first sight

L’histoire est mignonne et les personnages sont attachant, j’ai donc globalement passé un bon moment avec ce roman. J’ai aimé lire la rencontre d’Hadley et Oliver, et j’ai suivi leurs échanges pendant le vol avec beaucoup de plaisir. Ceci étant dit, j’ai tout de même trouvé la suite peu vraisemblable. Alors même si j’aime, de temps en temps, me laisser aller à croire aux contes fées, certaines choses ici m’ont un peu gênée.

La probabilité statistique de l’amour au premier regard s’est avérée une lecture agréable mais ça n’est pas non plus le coup de cœur que j’attendais. Je le conseille quand même si, comme moi, vous avez un jour rêvé d’être assise à côté d’un bel inconnu dans l’avion !

Une adaptation ciné est en préparation (source imdb), on parle de Hailee Steinfeld et de Robert Sheehan dans les rôles principaux, qu’en pensez-vous ?

Livre de poche jeunesse, janvier 2012

Garth Risk Hallberg – City on Fire

Quatrième de couverture : 31 décembre 1976. New York se prépare pour le réveillon. Chez les Hamilton-Sweeney, Felicia accueille financiers et mondains tandis qu’à l’autre bout de la ville, dans le Lower East Side, Charlie, venu de Long Island, attend Sam pour assister à un concert punk. Mais Sam a un autre rendez-vous auquel elle tient plus que tout. Elle retrouvera Charlie dans quelques heures à la station de métro de la 72e Rue. À quelques encablures de là, dans Hell’s Kitchen, Mercer Goodman tourne et retourne un délicat carton d’invitation. Et s’il se rendait à la réception des Hamilton-Sweeney pour retrouver Regan, cette sœur que William, en rupture avec sa famille, lui a toujours cachée ? Pourquoi ne pas saisir l’occasion d’en apprendre plus sur William, son amant, l’ancien leader du groupe punk Ex Post Facto ?

Bientôt, des coups de feu retentissent dans Central Park. Une ombre s’écroule dans la neige…

Qu’est-ce qui peut bien unir ces êtres – qui n’auraient jamais dû être amenés à se rencontrer – à un meurtre commis au cœur de Central Park ? Au sein de ce roman choral, leurs histoires s’entremêlent et nous entraînent dans les recoins les plus infimes de la ville.

City on Fire

Le début du roman peut sembler déroutant car la galerie de personnages mis en scène par Garth Risk Hallberg est assez vaste mais on comprend assez vite qu’ils ont des liens les uns avec les autres. Le meurtre perpétré à la fin de la première partie sert de déclencheur pour la suite du récit.

Celui-ci n’est d’ailleurs pas chronologique et il est entrecoupé d’interludes sous forme de documents (extraits de journaux, photos, etc.), on découvre petit à petit les différentes pièces du puzzle qui nous permettent de mieux cerner les protagonistes.

Par ailleurs, l’auteur réussit à merveille à nous plonger dans l’ambiance du New York des années 70, du moins cela correspond à l’idée que je m’en fais. J’ai surtout été frappée par la description du blackout qui a plongé la ville de New York dans le chaos en juillet 1977, je l’ai trouvée très réaliste.

City on Fire est un premier roman ambitieux réussi malgré quelques longueurs.

Merci à NetGalley et aux éditions Plon pour cette lecture.

Plon, janvier 2016

Hilary Mantel -Le pouvoir

Le pouvoir (Bring Up the Bodies) fait suite à Dans l’ombre des Tudors (Wolf Hall), la saga d’Hilary Mantel consacrée à Thomas Cromwell.

Hilary Mantel - Le pouvoir

J’ai retrouvé avec plaisir l’ambiance du premier tome, les longueurs en moins ! J’ai aussi eu moins de mal à rentrer dedans car cette fois-ci, les personnages m’étaient plus familier.

Ce deuxième livre de la trilogie se déroule sur une assez courte période, 1535-1536, et se concentre sur la déchéance d’Anne Boleyn que le roi Henri VIII avait finalement réussi à épouser. Jane Seymour quant à elle se fait de plus en plus présente. Pendant tout ce temps, Thomas Cromwell continue à œuvrer dans l’ombre pour satisfaire aux exigences du roi et maintenir son statut à la cour. Ici encore, trahisons et complots sont au rendez-vous et on ne s’ennuie pas une seconde, d’autant que ce tome est beaucoup plus rythmé que le précédent.

C’est une période de l’histoire de l’Angleterre que je trouve vraiment très intéressante et j’aime la façon dont elle est traitée par Hilary Mantel. Vivement le prochain tome !

Pocket, novembre 2015