Archive for the ‘ Littérature britannique ’ Category

Tom Sharpe – Wilt 2

Tom Sharpe - Wilt 2Quatrième de couverture : Papa de quadruplées, professeur promu à la tête de son département, la vie d’Henry est devenue presque enviable. Mais Wilt n’aime ni son boulot, ni les femmes, et encore moins Eva, la sienne, dont il n’a toujours pas réussi à se débarrasser. Quand cette dernière lui annonce l’arrivée d’une jeune fille au pair Allemande sous son toit, la misogynie de Wilt ne fait qu’un tour…

Avant de vous parler de ce livre, je vais vous avouer une chose, je n’avais absolument aucun souvenir du tome 1 ! Dès les premières pages, cependant, j’ai tout de suite retrouvé mes marques.

Henry Wilt est un personnage qui n’est pas fait pour être apprécié, pas plus que son épouse Eva, et pourtant, sous la plume de Tom Sharpe, leurs aventures deviennent hilarantes.

Un scénario farfelu qui a occasionné une bonne partie de rigolade, je n’ose imaginer ce que Tom Sharpe a pu inventer pour la suite des aventures de Wilt !

Merci à Denis d’avoir organisé cette lecture commune autour de l’écrivain Tom Sharpe, décédé le 6 juin dernier. Sans cette LC, je ne me serais peut-être pas replongée dans les aventures de Wilt et cela aurait été dommage !

10/18, août 2005

George Eliot – Middlemarch

George Eliot - MiddlemarchQuatrième de couverture : Middlemarch (1871-1872) est sans doute le plus beau roman de George Eliot, en tout cas son roman le plus complet (le sixième sur sept). Deux intrigues sentimentales principales, l’histoire des deux mariages de Dorothea et le mariage malheureux de Lydgate, jeune médecin ambitieux, avec la vulgaire Rosamond Vincy, se détachent sur un fond foisonnant de personnages et d’événements, d’épisodes intéressants, amusants, émouvants. Un des charmes de George Eliot est dans cette surabondance de détails. Nous avons fait figurer en préface un beau texte de Virginia Woolf sur George Eliot : «L’issue fut triomphale pour elle, quel qu’ait pu être le destin de ses créatures ; et quand nous nous rappelons tout ce qu’elle a osé, tout ce qu’elle a accompli, la façon dont, malgré tous les obstacles qui jouaient contre elle (le sexe, la santé, les conventions), elle a cherché toujours plus de savoir, toujours plus de liberté jusqu’au jour où le corps, accablé par son double fardeau, s’effondra, épuisé, nous devons poser sur sa tombe toutes les brassées de lauriers et de roses que nous possédons.»

Je ne sais par quel bout commencer tant ce livre est riche en évènements, en personnages et en détails en tous genres. C’est d’ailleurs ce qui fait, à mon sens, sa qualité et son principal défaut du roman. Sa qualité parce qu’on se sent totalement plongés dans l’époque et dans l’ambiance, son défaut parce qu’il y a beaucoup de détails et que, je l’avoue, certains passages m’ont un peu lassée.

L’histoire et les personnages par contre, m’ont énormément plu, notamment parce que George Eliot sait si bien décrire son époque, et les comportements et façons de penser en vigueur.

D’une part, nous avons donc l’histoire de Dorothea, personnage pour qui j’ai eu des sentiments variables tout au long de l’histoire, elle m’a agacée dès le début du roman mais je n’ai pourtant pas pu m’empêcher de la plaindre… D’autre part, l’histoire de Tertius Lydgate, qui m’a plus ou moins inspiré le sentiment inverse. C’est un personnage qui, au début, s’est attiré ma sympathie mais qui a finit par me décevoir au fil du temps.

Je ne m’étendrai pas sur les multiples histoires annexes, d’une part parce que ça serait trop long et d’autre part parce que j’ai déjà oublié la moitié des personnages !

Si les affaires matrimoniales sont au centre du roman, il faut noter que ce n’est pas le seul sujet abordé par George Eliot au cours de ces quelques 1200 pages, les considérations économiques ainsi que les conventions sociales de l’époque victorienne sont également brillamment décrites.

Pour conclure, c’est un roman que je conseille mais assurez-vous d’avoir du temps devant vous car il demande pas mal d’heures d’investissement (et une bonne mémoire pour se rappeler de tout le monde !).

Il s’agissait d’une lecture commune – légèrement décalée – avec Camille que je remercie car elle m’a donné l’entrain nécessaire pour m’y mettre !

Et cela me fait un billet supplémentaire pour le challenge victorien d’Arieste !

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Vita Sackville-West/Virginia Woolf – Correspondance 1923-1941

Vita Sackville-West-Virginia Woolf - Correspondance 1923-1941Comme son nom l’indique, ce livre regroupe la riche correspondance échangée entre les écrivains Virginia Woolf et Vita Sackville-West entre 1923 et 1941. On y découvre, pour ceux qui ne le sauraient pas que les deux femmes entretinrent une liaison pendant plusieurs années mais que leur amitié connut des hauts et des bas.

Un ouvrage qui présente donc un intérêt historique et littéraire certain lorsqu’on connaît un tant soit peu le talent de ces deux écrivains dont on distingue d’ailleurs aisément les différences de style au travers de ces missives. Le fait que cette correspondance couvre une vingtaine d’année nous en apprend aussi énormément sur la vie des deux femmes et sur leurs ouvrages et m’a donné encore plus envie de me plonger dans le reste de leur bibliographie, notamment, pour Vita Sackville-West, sur ses récits de voyage.

Il y a tout de même un aspect qui m’a parfois dérangée dans cette lecture, car on pénètre directement dans leur intimité. Bien qu’elles évoquent de nombreuses choses au cours de leurs échanges, j’ai parfois été gênée de lire les passages plus personnels et séducteurs, me disant que cela ne me regardait pas. Les passages qui m’ont le plus intéressée, en tout cas, sont ceux où elles parlent de leurs romans au moment où elle les écrivent et à celui de leur publication. On constate d’ailleurs que Vita vouaient une réelle admiration à Virginia, ce que l’on ressens moins dans le sens inverse même si on sait que Virginia Woolf et son époux ont publié plusieurs ouvrages de VSW à la Hogarth Press ce qu’ils n’auraient pas fait s’ils ne le trouvait pas talentueuse. Peut-être cette impression est-elle également due au fait que les deux femmes n’expriment pas leurs sentiments de la même manière car à travers ces courriers, j’ai trouvé Vita Sackville-West beaucoup plus demandeuse. Mais ce que je retiens, au final, de cette correspondance, c’est leur immense talent !

Un livre que je conseille à ceux qui apprécient ces écrivains et qui souhaitent mieux connaître ces deux femmes exceptionnelles.

Le livre de poche, mai 2013

Et avec ce billet, s’achève déjà le mois anglais… Je remercie chaleureusement Titine et Lou qui ont fait un travail formidable pour recenser nos nombreux billets !

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Kate Summerscale – L’affaire de Road Hill House

Kate Summerscale - L'affaire de Road Hill HouseQuatrième de couverture : Au cours de l’été 1860, un fait divers atroce bouleverse l’Angleterre, déclenchant à travers tout le pays une hystérie médiatique sans précédent. Qui a tué le jeune Saville Kent, trois ans, dernier-né d’une famille de respectables bourgeois de la campagne anglaise ? Parmi les membres de la famille, chacun semble coupable car chacun a quelque chose à cacher. Immédiatement, les journaux s’emparent de l’affaire, et l’enquête, menée par Jack Whicher, célèbre détective de Scotland Yard, dévoile à tout le pays l’intimité d’une famille au-dessus de tous soupçons. Récit d’un scandale, acte de naissance du pouvoir de la presse, mais aussi du roman policier anglais, L’Affaire de Road Hill House est avant tout une histoire aussi vraie que captivante…

Cette lecture fut pour moi assez éprouvante, non pas à cause de la forme du récit mais parce que cette histoire est vraiment sordide. Dès le départ, la disparition du petit Saville et la découverte de son corps m’ont choquée, quel être peut être assez ignoble pour mutiler ainsi un si petit corps ? Une fois que l’enquête commence, on comprend que le coupable est une personne qui habite Road Hill House. Membre de la famille ou personnel de maison ? J’ai échafaudé plusieurs théories au cours de ma lecture mais je n’ai jamais soupçonné la vérité…

Je dois avouer que j’ai trouvé l’ensemble de l’ouvrage un peu long mais il faut reconnaître que l’auteure a du effectuer un énorme travail de recherche et qu’elle retrace à merveille l’évolution de l’enquête dans un style documentaire sans jamais en rajouter.

Une lecture que j’ai trouvé très intéressante même si le fait de savoir qu’il s’agit d’une histoire vraie m’a quelque peu effrayée.

10/18, septembre 2009

Une lecture qui participe au mois anglais ainsi qu’au challenge victorien et au challenge A tous prix ! L’ouvrage a reçu le Samuel Johnson Prize for Non-Fiction en 2008.

 

Julia Strachey – Drôle de temps pour un mariage

Julia Strachey - Drôle de temps pour un mariageQuatrième de couverture : Dolly va épouser Owen dans quelques heures. Elle se préparer en versant du rhum dans son verre à dents, les cousins se chamaillent, les premiers cadeaux arrivent, et Joseph guette celle à qui il n’osa se déclarer l’été précédent.

J’ai découvert avec beaucoup de plaisir ce court roman dont je n’avais jamais entendu parler avant que de nombreuses lectures communes commencent à s’organiser à l’occasion du mois anglais. Le fait que cet ouvrage ait été découvert par Virginia Woolf et publié à l’origine par la Hogarth Press n’a d’ailleurs pas été étranger à mon désir de lire !

J’ai aimé la construction du récit qui se déroule sur une journée et la façon dont l’auteure introduit les différents personnages avec un petit côté moqueur qui n’a pas été pour me déplaire.

L’unique reproche que j’ai à émettre concerne la brièveté du récit, en effet, j’aurais aimé passer un peu plus de temps avec les personnages, la conclusion est arrivée un peu trop vite et j’ai refermé le livre à regret.

En tout cas, je le conseille car c’est une lecture très agréable dans lequel Julia Strachey offre, l’air de rien, une bonne critique de la société !

Le Livre de poche, avril 2013

 

William Boyd – L’attente de l’aube

William Boyd - L'attente de l'aubeQuatrième de couverture : Consulter un psychanalyste a parfois des conséquences inattendues : en proie à des troubles sexuels, Lysander croise la fascinante Hettie chez son thérapeute viennois et tombe fou amoureux. Acteur aguerri, il est pourtant démuni lorsque Hettie le conduit à endosser le rôle de sa vie : agent secret. Dans l’Europe en guerre, il traque une taupe de l’armée britannique ? toute erreur de réplique serait fatale…

Autant le dire dès le départ, j’ai été déçue par cette lecture. J’avais beaucoup aimé, il y a quelques années, La vie aux aguets et j’espérais retrouver ici ce qui m’avait plu alors. Ce ne fut pas le cas du tout, notamment parce que je n’ai pas du tout aimé le personnage principal, Lysander. Dès le début du roman, je me suis désintéressée de ses problèmes et je l’ai même pour ainsi dire, pris en grippe. J’ai malgré tout poursuivi ma lecture en espérant que cela s’arrangerait mais même dans la deuxième partie où on rentre plus franchement dans le vif du sujet, il n’y a pas eu de regain d’intérêt. J’ai trouvé l’ensemble du roman ennuyeux et j’ai eu bien du mal à le terminer car je me fichais bien de l’issue… Déçue donc…

Points, mai 2013

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Virginia Woolf – Les vagues

Virginia Woolf - Les vaguesQuatrième de couverture : Publié en 1931, Les Vagues se compose d’une succession de monologues intérieurs entrecroisés de brèves descriptions de la nature. Chaque personnage donne sa voix et se retire dans un mouvement rythmé qui évoque le flux et le reflux des marées. « J’espère avoir retenu ainsi le chant de la mer et des oiseaux, l’aube et le jardin, subconsciemment présents, accomplissant leur tâche souterraine… Ce pourraient être des îlots de lumière, des îles dans le courant que j’essaie de représenter ; la vie elle-même qui s’écoule. »

Les vagues est un récit raconté par six narrateurs différents : Susan, Rhoda, Jinny, Bernard, Neville et Louis, et met également en scène un septième personnage, Percival, que nous suivons depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte. Le fait que le récit se déroule au présent le rend très vivant et m’a donné l’impression que les scènes se déroulaient devant moi ce que j’ai trouvé à la fois agréable et déconcertant.

Le récit est aussi entrecoupé d’interludes poétiques décrivant le bord de mer à différents moments de la journée. Ces passages, bien que courts, sont pour moi de toute beauté.

Toutefois, je ressors un peu déboussolée de cette lecture et je pense que ce roman méritera que je m’y replonge plus tard pour en saisir tous les aspects. Comme à chaque fois, je suis émerveillée par la virtuosité de l’écriture de Virginia Woolf même si elle n’est pas toujours facile à suivre !

Le livre de poche, octobre 1982

Cette lecture rentre bien entendu dans le cadre du mois anglais organisé par Lou et Titine !

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Vita Sackville-West – Dark Island

Vita Sackville-West - Dark IslandL’histoire début lorsque Shirin a seize ans. Comme tous les ans, elle se rend en famille à Port Breton et rêve de pouvoir parcourir à sa guise l’île de Storn qu’elle admire depuis toujours. Cet été-là, elle fait la connaissance de Venn Le Breton, héritier de Storn. Une rencontre-éclair qui marquera pourtant le destin des deux personnages.

Dix ans plus tard, ils se retrouvent…

Dark Island est une histoire plutôt sombre avec des personnages qui ne manquent pas d’intérêt. La relation entre Shirin et Venn, qui occupe la majeure partie du récit, nous apparaît dès le début comme ambiguë et en quelque sorte maudite. Le fait que le récit soit découpé en 4 parties qui se déroulent avec à chaque fois 10 ans d’intervalle nous oblige à nous poser des questions sur ce qui s’est passé entre temps. Certaines de ces questions restent d’ailleurs en suspens à la fin du récit et on ne peut que supposer qu’il s’est produit quelque chose de terrible pour Shirin à un moment donné. Pour Venn, c’est un peu différent car j’ai cerné le personnage dès le début et il m’a d’emblée semblé antipathique et même franchement mauvais. D’un autre côté, je comprends la fascination de Shirin pour Storn et son choix d’épouser cet homme qui ne tarde pourtant pas à tuer tout espoir en elle. La venue de Cristina, amie de Shirin, un peu plus tard dans le récit, est un moment décisif et aussi la partie du roman que j’ai préféré.

Un roman très différent de ma précédente lecture de Vita Sackville-WestAu temps du roi Edouard – mais pas moins prenante, je suis conquise.

Le Livre de poche, février 2013

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Zadie Smith – De la beauté

Quatrième de couverture : Rien ne va plus pour le très britannique Howard Belsey, spécialiste de Rembrandt et gauchiste convaincu, qui végète en fin de carrière dans la petite université de Wellington, près de Boston : son épouse vénérée, l’Afro-Américaine Kiki, lui bat froid depuis qu’elle le sait coupable d’infidélité ; leur fils aîné, Jerome, s’est réfugié chez Monty Kipps, l’ennemi juré de Howard, un intellectuel anglo-antillais ultra-conservateur ; enfin, voilà que Monty lui-même débarque à Wellington comme professeur invité. Il est accompagné de sa famille et notamment de sa troublante fille Victoria. Et le chassé-croisé sentimental va commencer. Tandis que fait rage un débat sur la discrimination positive, les épouses des deux rivaux se lient d’amitié, Zora Belsey s’entiche d’un jeune slammeur du ghetto, son frère Levi d’un groupe de réfugiés haïtiens…

Zadie Smith - De la beauté

Je découvrais Zadie Smith avec De la beauté et une chose est sûre, je vais me pencher sur le reste de sa bibliographie !

Il s’agit d’un très bon roman qui aborde des sujets tout aussi intéressants les uns que les autres, métissage culturel, relations sociales, religion, adultère, bref, c’est un roman très complet qui, en plus, met en scène des personnages qui ne le sont pas moins. J’ai particulièrement aimé les disparités aussi bien au sein des familles Belsey et Kipps qu’entre elles. Petit à petit, on apprend à les connaître – pas forcément à les apprécier mais au moins à les comprendre ! Il faut dire que l’auteure n’est pas tendre avec eux et qu’elle les décrit avec une dérision qui n’a pas manqué de me faire sourire.

Bien que le roman soit assez long, je ne me suis pas ennuyée du tout, et j’ai pris beaucoup de plaisir à vivre en leur compagnie les quelques jours qu’il m’a fallu pour le lire !

Je le conseille sans hésitation !

Folio, mars 2009

Ce roman a reçu le prix Orange de la fiction en 2006. Rendez-vous chez Laure pour voir tous les billets du challenge A tous prix.

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Et pour les billets du mois anglais, c’est chez Martine et chez Lou !

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Jane Austen – Lady Susan

Jane Austen - Lady SusanQuatrième de couverture : Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle sans scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s’amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question…

Ce qui m’a d’abord attiré dans ce livre – excepté le fait qu’il a été écrit par Jane Austen – c’est qu’il s’agit d’un roman épistolaire, un genre que j’aime beaucoup.

Je dois avouer que j’ai eu un peu de mal au début à comprendre qui était qui, heureusement que je savais un peu de quoi cela parlait avant de l’ouvrir. Cependant, je peux dire que la fameuse Lady Susan m’a d’emblée semblé fort peu sympathique !

La façon dont elle traite ses proches et se sert des uns et des autres pour son propre plaisir est absolument odieuse, c’est donc un personnage qui ne m’a pas du tout séduite mais je dois admettre que je l’ai trouvée intéressante. Par ailleurs, j’aime le format épistolaire qui nous permet aussi de connaître les pensées des autres protagonistes et d’en apprécier certains plus que d’autres. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé les lettres entre Lady Susan et sa meilleure amie, Mrs Alicia Johnson, je n’ai pas pu m’empêcher de sourire en lisant leurs échanges !

Ça ne sera pas un livre que j’aurai envie de relire, je pense, même si j’ai passé un bon moment, mais il me prouve, une fois de plus, que Jane Austen était capable d’écrire des choses très différentes !

Folio, mai 2006

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