Archive for the ‘ Littérature britannique ’ Category

Diane Setterfield – Le treizième conte

Le treizième conteVida Winter est un écrivain très renommé de Grande-Bretagne. Cependant, elle n’a jamais révélé quoi que ce soit sur son intimité, inventant à chaque fois une histoire différente lorsque les journalistes venaient l’interroger. Alors que sa santé se détériore ne laissant aucun doute sur sa mort imminente, elle souhaite finalement raconter sa véritable histoire.

Margaret Lea est passionnée de littérature et travaille au sein de la librairie familiale, tenue par son père. C’est à elle que Vida Winter choisit de révéler ses secrets, elle l’invite à se rendre chez elle le temps d’écrire sa biographie. Margaret hésite cependant car elle craint que la vieille dame débordante d’imagination ne raconte une fois de plus que des mensonges. C’est finalement après avoir lu une ancienne version d’un livre de Miss Winter, intitulé Les Treize contes de la métamorphose et du désespoir, et découvert que son père possède l’unique version intitulée ainsi qu’elle se décide à accepter la proposition, intriguée par le fait que le recueil ne contient que douze contes…

Tout d’abord j’ai beaucoup aimé l’ambiance général du roman, je trouve qu’il y a toujours une atmosphère particulière qui se dégage des romans britanniques et celui-ci ne déroge pas à la règle. Quant au scénario, je ne m’attendais pas du tout à ça, je suis allée de surprise en surprise, dans le bon sens du terme ! On ne s’ennuie à aucun moment ; l’histoire de la famille Angelfield ne manque pas de rebondissements et en même temps on découvre petit à petit le lien qui pourrait rapprocher l’écrivain de sa biographe. Diane Setterfield a su créer une intrigue formidable. Je vous le conseille vivement, il est passionnant !

Cette lecture a fait l’objet d’une LC avec Cécile, allez voir si nos avis convergent !

Pocket, mars 2008

Ken Follett – Les piliers de la terre

Les piliers de la terreJe suppose que la plupart des gens savent à peu près de quoi ça parle mais je vais tout de même essayer de vous faire un bref résumé.

Dans l’Angleterre du XIIème siècle, Tom le bâtisseur sillonne le pays avec sa femme et leurs deux enfants afin de trouver du travail sur un chantier de construction ; son rêve : bâtir la plus belle cathédrale du monde.En chemin, ils rencontrent Ellen et son fils Jack auxquels leur destin va être lié.

D’autre part, on fait aussi la connaissance d’Aliena (le personnage que j’ai préféré !) et de son frère Richard, héritiers légitimes du comté de Shiring dont ils ont été dépossédés par une famille de petite noblesse qui entend bien devenir plus puissante.

Malgré la longueur du livre, on ne s’ennuie à aucun moment, il se passe tout le temps quelque chose ; on aimerait d’ailleurs que ça se calme parfois et que tout aille bien pour tout le monde mais les personnages principaux ont malheureusement tous des parcours semés d’embuches.

Est-ce la peine de préciser que c’est extrêmement bien écrit ? Les descriptions sont tellement bien détaillées qu’on a l’impression d’y être ! En conclusion, j’ai vraiment adoré cette aventure historique et je suis sûre que ce roman plaira au plus grand nombre : intrigues politiques et amoureuses sont au rendez-vous avec toujours la construction de la cathédrale en toile de fond.

Livre de poche, avril 1992

Helene Hanff – 84, Charing Cross Road

84, Charing Cross RoadTout commence le 5 octobre 1949 lorsque Helene Hanff s’adresse depuis New York à la librairie Marks & Co., sise 84, Charing Cross Road à Londres. A partir de ce jour commence une correspondance avec Frank Doel qui s’étalera sur plusieurs années et dans laquelle elle ne cessera de lui réclamer des livres introuvables.

Honnêtement, je m’attendais à mieux. Si les échanges ne sont pas inintéressants compte tenu de l’époque à laquelle ils se situent, ils manquent cependant un peu de vivacité, ce qui en fait au final une histoire assez plate. Bien que des liens se tissent entre les correspondants au fil du temps, leur relation ne devient jamais plus intime comme on pourrait l’espérer et je n’ai donc pas réussi à m’attacher au sort de ces personnes. Je m’attendais plus à quelque chose comme Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, petite déception donc.

Livre de poche, novembre 2003

Alan Bennett – La Reine des lectrices

Alan Bennett - La reine des lectricesLa reine des lectrices est un très court roman dans lequel Alan Bennett imagine que la Reine d’Angleterre se découvre, à presque 80 ans, une passion pour la lecture. Passion qui s’avère bien plus intéressante que ses obligations en tant que Reine mais qui n’est pas forcément compatible avec son emploi du temps.

Le roman est trop court pour que je vous donne plus de détails mais vous pouvez aisément imaginer que l’entourage de la reine ne manquera pas de s’apercevoir des changements de comportement de sa majesté.

C’est un roman assez drôle, qui fait passer un bon moment ; le genre de lecture qui nous fait sourire du début à la fin. Et puis, ce que j’ai trouvé très amusant, c’est que je me suis en quelque sorte reconnue dans le personnage ; en effet, quel accro à la lecture ne s’est pas dit qu’il préférerait finir son livre plutôt que de partir au travail ? ;)

Folio, mai 2010

Sophie Kinsella – Confessions d’une accro du shopping

Confessions d'une accro du shoppingSelon Rebecca Bloomwood, « si l’on pouvait porter des vêtements neufs tous les jours, la dépression nerveuse n’existerait plus ». Droguée au shopping, notre héroïne s’expose à un nombre de tracas aussi impressionnant que le montant du relevé de sa carte de crédit. Témoin de la riche correspondance qu’elle entretient avec son banquier… Comble de l’ironie: Beckie est journaliste à Réussir vos épargnes, où son travail consiste à expliquer à ses lecteurs comment gérer leur budget. Les dettes s’amoncellent… Un dernier shopping pour se remonter le moral? Impossible, toutes ses cartes sont bloquées. De solutions empiriques en effroyables mensonges, c’est la panique. De quoi miner aussi son début d’histoire d’amour avec le séduisant homme d’affaires Luke Brandon. A ce stade, une issue heureuse ne tiendrait-elle pas du miracle ?

Je ne me suis sentie aucune affinité avec le personnage, elle m’a même pas mal agacée par moments, cependant je dois avouer qu’elle m’a également bien fait rire. L’histoire en elle-même n’offre aucune surprise mais j’ai bien aimé le ton avec lequel elle est racontée. Une lecture légère et pas désagréable, idéale pour se détendre, tout à fait ce dont j’avais envie quand j’ai pioché ce bouquin dans ma bibliothèque. Je ne pense pas que je lirai les autres en revanche car les aventures de Rebecca Bloomwood ne m’ont pas plus intéressée que ça.

Pocket, février 2006

Thursday Next, détective littéraire !

Le Début de la fin - FfordeAujourd’hui j’ai envie de vous parler d’une des mes héroïnes favorites : Thursday Next !

Elle est née en 2001 sous la plume de Jasper Fforde, écrivain britannique, et est déjà l’héroïne de 5 romans ! Un sixième livre – One of our Thursdays is missing – est en préparation et devrait paraître en janvier 2011.

L’histoire débute en 1985 en Angleterre, mais une Angleterre assez éloignée de celle que nous connaissons. Thursday est un agent du Service des Opérations Spéciales (appelé aussi O.S. ou OpSpecs) dans la section O.S. 27, la Brigade Littéraire.  Son travail consiste entre autre à veiller à la véracité des textes et à traquer toute tentative de modification dans les livres. Elle vit à Swindon avec Pickwick, son dodo de compagnie.

Délivrez-moi ! - FfordeIl y a une particularité de taille dans la famille Next, son père, le Colonel Next, n’a jamais existé ! Ancien agent de la ChronoGarde (OS-12), il a été éradiqué par ses patrons pour ne pas avoir suivi les instructions. On peut donc se demander comment sa mère a pu mettre au monde Thursday et ses frères, Anton, mort pendant la guerre de Crimée qui fait rage depuis 130 ans, et Joffy ministre du culte de l’Être Suprême Universel. Le Colonel Next continue cependant à voyager dans le temps et revient régulièrement rendre visite à sa fille Thursday, la plupart du temps en gelant le temps autour d’eux afin qu’ils puissent discuter tranquillement, sans risquer de se faire arrêter par les agents de la ChronoGarde.

L'affaire Jane Eyre - FfordeDans la première aventure de Thursday – L’affaire Jane Eyre – notre détective littéraire va devoir traquer Achéron Hadès, soupçonné d’avoir volé le manuscrit de Martin Chuzzlewit de Charles Dickens, car elle est l’une des seules à pouvoir l’identifier (Achéron, pas le manuscrit). Après s’être fait tirer dessus en tentant d’appréhender le suspect, elle va se retrouver dans le roman de Charlotte Brontë et sera soignée par Rochester en personne, je ne vous raconte pas les conséquences de cet épisode, vous les découvrirez, je l’espère, en le lisant !

Elle va également être amenée à revoir l’homme qu’elle aime, Landen Parke-Laine, à qui elle ne parle plus depuis 10 ans car elle le tient responsable de la mort de son frère Anton.  Laissez-moi vous dire que cette relation met encore plus de piquant dans les aventures de Thursday !

Sauvez Hamlet - FfordeLes quatre tomes suivants – Délivrez-moi !, Le Puits des histoires perdues, Sauvez Hamlet ! et Le Début de la fin – sont aussi amusants et palpitants. Je vous conseille vivement cette série, vous allez adorer vous promener dans les livres aux côtés de Thursday ! Les cinq romans sont bourrés d’humour, les références aux chefs d’œuvre de la littérature anglaise sont bien évidemment nombreuses et ils ne manquent pas non plus d’action. Jasper Fforde joue avec les mots, avec le temps ou encore avec les principes de narrations pour le plus grand plaisir des lecteurs, passionnant !

Les cinq livres sont disponibles en format poche aux éditions 10×18.

Daphné Du Maurier – Rebecca

Rebecca - Daphné du MaurierDaphné Du Maurier a écrit ce livre en 1938, il a été porté à l’écran deux ans plus tard par Alfred Hitchcock avec Laurence Olivier, Joan Fontaine et Judith Anderson. En voici l’histoire :

Une jeune fille issue d’un milieu modeste devient dame de compagnie lorsqu’elle se retrouve orpheline. C’est lors de son séjour à Monte-Carlo où elle accompagne Mrs Van Hopper, une vieille femme aisée et superficielle, qu’elle fait la connaissance de Maximilien de Winter. Ce dernier habite la magnifique propriété de Manderley mais on dirait qu’il tente d’y échapper depuis la mort tragique de sa femme Rebecca. Lorsque Mrs Van Hopper décide du jour au lendemain de partir pour New York, Maxim de Winter demande à la jeune fille de l’épouser. L’arrivée de la nouvelle Mme de Winter ne va peut-être pas plaire à tout le monde à Manderley car le souvenir de l’ancienne épouse continue de hanter le domaine.

J’ai vraiment adoré ce roman, le style de l’auteur, l’ambiance de cette grande maison anglaise, les paysages, les questionnements de l’héroïne, la peur inspirée par Mrs Danvers qui est tellement bien décrite qu’on a envie de s’enfuir à chaque fois qu’on voit son nom apparaître. Plus on avance dans l’histoire et plus on a envie d’en savoir plus, c’est typiquement le genre de livre à cause desquels je suis à deux doigts de rater ma station de métro tant je suis plongée dans l’histoire ! Si vous aimez la charme de l’Angleterre des années 30 et les films d’Hitchcock, ne passez pas à côté de ce livre !

Disponible en Livre de Poche

Kazuo Ishiguro – Quand nous étions orphelins

Quand nous étions orphelinsL’histoire se déroule dans les années 1930 et met en scène Christopher Banks, né en Chine, de parents anglais, où il grandit jusqu’à l’âge de 8 ans. C’est à cet âge qu’il est renvoyé en Angleterre où vit sa tante, après la mystérieuse disparition de ses parents dans la Concession internationale de Shanghai. A la fin de ses études, Christopher devient un détective réputé en Angleterre mais le crime qui ne cesse de le hanter est celui qui a eu lieu en Chine dans son enfance. Ses parents ont-ils été enlevés par des trafiquants d’opium comme on peut le supposer ?

J’ai été très emballée au début du livre mais mon engouement a été de courte durée, les décisions et l’attitude du personnage principal ont fini par m’énerver ; mais il s’agit là d’une sensibilité toute personnelle. Ce qui fait la force de ce livre c’est qu’il est vraiment très bien écrit (et traduit), ainsi que la toile de fond historique. Quand nous étions orphelins, sur fond d’enquête policière, est surtout un roman sur le passage à l’âge adulte, la perte de l’innocence et la quête de ses origines. En ce sens le livre est réussi, mais je n’ai tout de même pas accroché au dénouement de l’histoire.

C’est donc avec un sentiment mitigé que j’ai terminé ce livre ; je ne pense pas qu’il me laissera un souvenir impérissable.

Editions Gallimard, Collection Folio, novembre 2009

Précédemment publié aux Editions Calmann-Lévy en 2001