Archive for the ‘ Littérature italienne ’ Category

Silvia Avallone – D’acier

Silvia Avallone - D'acierQuatrième de couverture : A Piombino, triste cité industrielle de Toscane, l’île d’Elbe miroite au loin comme un paradis inaccessible. Sur cette terre où usines et barres de béton ont poussé brutalement, les garçons se rêvent en chefs de bande et les filles en starlettes de la télévision. Anna et Francesca, bientôt quatorze ans, sont les reines de ce royaume cabossé. Ensemble, elles jouent de leur éclatante beauté, brûlent de s’enfuir et parient sur une amitié inconditionnelle pour s’emparer de l’avenir.

J’ai eu une excellent surprise avec ce roman car bien que je n’ai pas accroché aux premières pages de l’histoire – qui m’a procuré une certaine impression de déjà vu – j’ai eu bien du mal à le lâcher une fois que j’ai commencé à apprécier les deux jeunes filles et à m’intéresser à leur famille et aux différents personnages.

Anna et Francesca sont belles et elles le savent, elles en jouent même, et évidemment les garçons s’y laissent prendre, au grand dam de celles qui font parti du clan des « boudins » et qui intérieurement les envient. Pourtant, une fois à la maison, les choses ne sont plus aussi roses, entre Enrico, le dur à cuire qui ne s’exprime qu’avec ses poings et Antonio le bon à rien qui perd tout l’argent du ménage au poker, les épouses et les jeunes filles n’ont pas leur mot à dire. Pas étonnant que les deux jeunes filles ne rêvent que de s’enfuir vers un paysage qui semble, en comparaison, idyllique.

L’auteure a elle-même vécu à Piombino, c’est sans doute la raison pour laquelle elle réussit aussi bien à décrire l’ambiance de cette ville industrielle et de la vie de quartier. Ce n’est certes pas un livre où tout est tout beau tout rose mais il donne à réfléchir. Ce qui m’a plu également dans D’acier, c’est l’évolution de la relation entre les deux jeunes filles et la mise à l’épreuve de leur amitié.

Malgré un début de lecture mitigé, j’ai été tout à faire conquise par le roman de Silvia Avallone !

J’ai lu, mai 2013

Un film, tiré de ce roman, sera visible au cinéma à partir du 5 juin 2013 en France. Il est réalisé par Stefano Mordini, en voici la bande-annonce :

Une lecture de plus pour le challenge A tous prix de Laure, avec ce roman qui a été récompensé par le Prix des lecteurs de l’Express en 2011.

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Michela Murgia – Accabadora

Michela Murgia - AccabadoraMaria Listru est la fill’e anima, autrement dit la fille adoptive de Tzia Bonaria Urrai. Ses parents biologiques ne sont pourtant pas morts, il s’agit d’une pratique assez courante dans la région où se déroule l’histoire, un arrangement convenu entre deux familles… Une coutume qui peut nous sembler bizarre mais qui ne semble pas déranger le moins du monde la petite fille qui considère Tzai Bonaria comme sa vraie mère, jusqu’au jour où elle découvre le secret de celle-ci…

Je dois avouer qu’au départ je n’étais pas vraiment attirée par ce roman, mais à force de lire des critiques élogieuses – et après avoir vu qu’il était sorti en format poche – j’ai été intriguée et ai eu envie de voir de quoi il retournait et je ne le regrette pas !

Le récit se lit avec beaucoup de facilité et j’ai aimé la relation entre la petite Maria et sa mère adoptive Tzia Bonaria, je me suis d’emblée attachée à ces deux personnages. A certains moments du récit j’aurais aimé que les choses se déroulent autrement mais en même temps je pense que j’aurais réagit comme les personnages dans leur situation respective. J’ai été ravie de la fin du roman, c’est exactement ce que j’imaginais/désirais, parfois on a pas besoin de surprise, juste de sentir qu’une histoire se termine comme elle le doit.

Une bonne surprise donc que ce roman de l’italienne Michela Murgia, j’ai bien fait de me laisser tenter !

Points, août 2012