Archive for the ‘ SF – Fantasy – Fantastique ’ Category

Graham Joyce – Lignes de vie

Graham Joyce - Lignes de vielogo_coeurQuatrième de couverture : A Coventry, après la Seconde Guerre mondiale et le bombardement ravageur de novembre 1940, chacun essaye de retrouver une vie normale, notamment Martha Vine, matriarche aussi charismatique qu’elle est tendre et attentionnée avec ses sept filles. Mais c’est compter sans Cassie, la plus fragile et instable d’entre elles : ayant mis au monde un bébé, un garçon, Frank, elle ne peut se résoudre à l’abandonner. Il va donc falloir, pour la famille Vine, apprendre à vivre avec ce jeune enfant et ses talents particuliers.

Quel magnifique roman ! Le récit se déroule à Coventry, ville dévastée lors de la Seconde Guerre mondiale, un cadre qui s’avère crucial dans la vie de la plus jeune sœur de la famille Vine. Cassie est un peu spéciale, lorsqu’elle met Frank au monde et décide de le garder, toute la famille s’accorde pour participer à son éducation. J’ai particulièrement aimé le personnage de Martha Vine, sa façon d’amener les autres, notamment ses huit filles, à faire ce qu’elle veut sans en avoir l’air même si ses choix peuvent sembler discutables. Quant au petit Frank, il semble avoir lui aussi un don particulier qui pourrait à son tour le mener sur le mauvais chemin…

En dehors de la dimension fantastique et poétique, c’est une magnifique histoire familiale. Lignes de vie est un petit bijou qui m’a donné envie de poursuivre ma découverte de cet auteur qui nous a malheureusement quitté l’an dernier à l’âge de 59 ans.

Folio, janvier 2015

Du côté des challenges : A tous prix chez Asphodèle, Grand Prix de l’Imaginaire 2007

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Daniel Hanover – La voie du dragon

Daniel Hanover - La voie du dragonQuatrième de couverture : Autrefois, les dragons régnaient sans partage sur le monde. Puis ils ont disparu de la surface de la Terre… et la magie avec eux. Les royaumes des hommes ont survécu, de même que les sanglantes intrigues de cour qui les animent. Cithrin, orpheline, surdouée de la finance, Marcus, ancien soldat brisé par la mort de sa femme et de sa fille, et Geder, noble philosophe en quête des origines du monde, n’ont rien en commun. Pourtant, ces trois personnages vont se croiser sur l’échiquier d’un terrible conflit annoncé. Un conflit qui, une fois déjà, a détruit le monde. Et ouvert la Voie du Dragon.

J’ai eu bien du mal à venir à bout de cette lecture tant je me suis ennuyée. Je n’ai jamais réussi à rentrer dedans. Les personnages ne m’ont pas intéressée, le rythme est lent, c’est très descriptif – ce qui n’est pas forcément un défaut en soi mais qui ici m’a vraiment cassé les pieds – et après plus de 500 pages, j’ai toujours l’impression qu’il ne s’est rien passé ou presque.

Déception pour ce premier tome du cycle La Dague et la Fortune qui avait pourtant l’air prometteur ; je n’ai pas accroché, dommage.

Pocket, novembre 2014

Du côté des challenges : 1 pavé par mois chez Bianca (595 pages)

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Mira Grant – Feed

Mira Grant - Feedlogo_coeurQuatrième de couverture : Lorsque le virus s’est propagé, en 2014, tout le monde a cru à une blague, alors que ça pouvait aussi bien être la fin du monde. Aujourd’hui, en 2039, chacun a appris à éviter les zones infectées et les rassemblements publics. Mais lorsqu’il s’agit de suivre la campagne pour les présidentielles aux États-Unis, certains, comme les blogueurs Georgia et Shaun Mason, au nom de la vérité, sont prêts à affronter le danger : les meetings, les hordes de journalistes et d’agents chargés d’assurer la sécurité des candidats… Autant de risques de se retrouver en présence d’un infecté, face à face avec un zombie.

Feed, c’est un livre de zombies, mais ce qui le démarque des autres romans du genre, c’est que ce n’est pas que ça.

L’action se déroule en 2039, c’est à la fois loin et proche de nous, assez proche pour qu’on se demande si cela pourrait arriver…

L’histoire est racontée en grande partie du point de vu de Georgia Mason, un personnage que j’ai apprécié d’emblée, tout comme son frère Shaun, bien que leurs caractères soit assez différents. Ils vivent dans un environnement où tout est hyper-contrôlé, un mal nécessaire mais néanmoins flippant. Leur succès en tant que blogueurs les voit sélectionnés pour couvrir la campagne présidentielle et, bizarrement, les zombies ne sont peut-être pas ce qu’ils ont le plus à craindre…

Feed est mon premier coup de cœur de l’année 2015 ! Il est bien écrit, réaliste, il y a de l’action, une touche d’humour, une intrigue qui recèle pas mal de surprises et qui nous donne envie d’aller au bout sans s’arrêter.

Le deuxième tome, Deadline, est d’ores et déjà dans ma PAL, et je ne vais sans doute pas tarder à m’y plonger !

Folio, octobre 2014

Du côté des challenges : 1 pavé par mois chez Bianca (688 pages)

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Stephen King – Joyland

Stephen King - JoylandDevin Jones, étudiant, a pris un job d’été au parc d’attraction Joyland ; d’une part, pour se faire un peu d’argent, d’autre part, pour oublier que sa petite amie de longue date l’a quitté. Le monde des forains n’est pas fait pour tout le monde mais le jeune homme semble taillé pour le job, même après qu’on lui ait raconté l’histoire de Linda Grey, celle qui hante le train fantôme depuis qu’elle y a été assassinée… Des années plus tard, Devin raconte ce qu’il a vécu cet été-là…

Il ne s’agit pas là d’un roman d’horreur mais d’un roman fantastique comme Stephen King sait en écrire. Ce n’est pas ce que je préfère chez l’auteur, il n’en reste pas moins que Joyland est tout à fait réussi.

La mise en place du contexte et des personnages est d’une grande importance chez cet écrivain et ses descriptions sont si vives qu’on a aucun mal à voir le film se dérouler devant nos yeux.

Le rythme s’accélère dans les dernières pages pour un final sur les chapeaux de roues qui n’a pas manqué de me surprendre.

Un roman que j’ai aimé pour la capacité de Stephen King a créer une ambiance plus que pour l’histoire en elle-même mais qui, en tout cas, ne m’a pas déçue.

Albin Michel, avril 2014

Paolo Bacigalupi – Ferrailleurs des mers

Paolo Bacigalupi - Ferrailleurs des mersQuatrième de couverture : A la fin du XXIe siècle, dans un bidonville de Louisiane, Nailer survit avec d’autres adolescents grâce aux carcasses de pétroliers qui lui fournissent du cuivre à revendre. A la suite d’une gigantesque tempête, un bateau s’échoue sur la côte. Des objets rares et précieux s’en échappent, mais également une jeune fille qui semble en difficulté.

Dire que j’ai accroché à cette lecture dès les premières pages serait mentir, cependant, le personnage de Nailer m’a assez interpellée pour que je me plonge dans ce roman sans aucune réticence. Son métier, les conditions de vie dans le bidonville, sa relation houleuse avec son père font partie des éléments qui ont immédiatement attirée mon attention et m’ont fait penser que ce livre avait du potentiel. Mais c’est surtout à partir de sa rencontre avec Nita, jeune fille riche dont le bateau vient de s’échouer, que je n’ai plus pu lâcher le livre. Le contraste entre les deux personnages est saisissant et c’est un des points qui font la richesse de ce roman. Le contexte dans lequel les personnages évoluent en est un autre. L’action est quant à elle bien menée, je ne me suis pas ennuyée une seconde. Je suis ressortie de cette lecture absolument ravie, ce fût une belle découverte.

J’ai maintenant hâte de lire le roman compagnon de celui-ci : Les cités englouties. Par ailleurs, cela m’a également donné envie de reprendre La fille automate que j’avais abandonné après 200 pages auxquelles je n’avais rien compris. Peut-être serai-je plus réceptive la prochaine fois.

J’ai lu, août 2014

Du côté des challenges : A tous prix chez Asphodèle, Prix Locus du meilleur roman pour jeunes adultes 2011

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Laurent Whale – Les pilleurs d’âmes

Laurent Whale - Les pilleurs d'âmesQuatrième de couverture : Terre, 1666. La galaxie abrite déjà des civilisations avancées, pourtant c’est sur la planète bleue que vont s’affronter deux espions intergalactiques.

L’un d’eux, qui se fait bientôt appeler Yoran Le Goff, intègre l’équipage d’un des plus sanguinaires flibustiers : Jean-David Nau, dit L’Olonnais. Entre amitiés, alliances de circonstance et trahisons, Le Goff tentera de débusquer le mystérieux adversaire qu’il est venu traquer. Pour découvrir ses plans, mais aussi pour l’éliminer. Seulement, parmi la flibuste, comme dans les étoiles, rien n’est écrit d’avance et la mission de l’espion sent très vite la poudre. Jusqu’à l’explosion finale…

J’ai beaucoup aimé l’idée d’avoir un personnage principal venu d’une lointaine galaxie devant se fondre dans le décor de 1666, plus particulièrement parmi les flibustiers.

Ce que j’ai trouvé dommage, c’est le manque de contexte concernant le monde dont il est issu. En effet, les passages concernant la galaxie dont il vient sont très courts et peu nombreux et auraient à mon goût pu être plus approfondis.

Hormis ce petit bémol, c’est un livre vraiment plaisant, rythmé et qui nous plonge avec beaucoup de réalisme dans le monde de la piraterie, un sujet dont je ne suis pas fan. Et pourtant, le fait d’avoir intégré des personnages ayant existé au sein de cette fiction a réussi à m’attirer et à me donner envie de me documenter sur les personnages cités.

Une lecture très plaisante qui m’a donné envie de continuer à découvrir Laurent Whale.

Hélios, août 2014

Du côté des challenges : A tous prix chez Asphodèle, Prix Rosny Aîné 2011

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Loïc Henry – Loar

Loïc Henry - LoarQuatrième de couverture : Six jours. C’est le temps qu’il reste à Emrodes, le souverain de Loar, pour répondre à l’ultimatum du royaume de Melen, qui cherche à étendre sa domination sur l’ensemble des mondes connus. Pourtant, sur l’échiquier spatial, d’autres forces ourdissent leurs trames… Les prêtres de la planète Sainte manigancent pour gagner en influence ; les mondes périphériques, riches d’une science génique portée à son paroxysme, préparent un contact imminent ; auprès des puissants, mercenaires Latars et conseillers spols distillent leurs précieux services… Pendant ce temps, dans les profondeurs océanes de Loar, les daofined paraissent sereins, indifférents aux rivalités humaines. Au-delà de l’émotion attendue, leur cantilène annonce-t-elle de nouveaux désordres ?

Loar est un space-opera sympathique auquel j’ai toutefois quelques reproches à faire.

Dans les choses positives on notera un style recherché sans être pompeux, agréable à lire en somme ; la mise en place d’un univers fouillé, et enfin une intrigue dans laquelle les manœuvres politiques n’ont pas manqué de m’intéresser.

Cependant, passé la moitié du livre, j’ai trouvé que l’ensemble commençait à devenir brouillon et que ça partait dans tous les sens. Par manque d’explications, on finit par se perdre dans cet univers foisonnant. Le roman aurait à mon avis gagné en étant plus explicite. A moins que l’auteur ait prévu une suite, je vais devoir rester avec mes questions jusqu’à la fin des temps.

Un roman qui m’a laissé un sentiment un peu mitigé, dommage car cela commençait très bien.

Folio, février 2013

Du côté des challenges : 1 pavé par mois chez Bianca (640 pages) ; A tous prix chez Asphodèle, Prix Imaginales des lycéens 2014.

Jacques Martel – Bloody Marie

Jacques Martel - Bloody MarieQuatrième de couverture : La galaxie est entrée dans une nouvelle ère, celle de l’Essor. Les hommes et les femmes ont repris les voyages à travers l’espace, recréent ainsi les liens qui s’étaient rompus entre les planètes. Mais alors que les navires de commerce parcourent les nouvelles routes galactiques, d’autres profitent désormais de cette nouvelle prospérité : les pirates. Et l’une d’entre eux, Bloody Marie, est bien décidée à venger la mort de son père et ne pas se faire oublier en lançant son vaisseau le Long John pour un dernier raid.

J’aime assez le mélange des genres en général et le cocktail de piraterie et de space opera présent dans Bloody Marie avait tout pour me plaire.

La construction et la trame du récit sont intéressants, les interludes confèrent une dynamique à l’histoire de la pirate Bloody Marie et on se demande tout au long du récit qui peut bien être celui qui nous narre ses péripéties. Et même si j’avais une petite idée de la chute, j’ai été tout à fait satisfaite de la fin du livre !

Le roman est très bien documenté, j’ai même envie de dire qu’il y a presque trop de détails mais je trouve que cela montre aussi que l’auteur aime ce dont il parle. D’ailleurs, ce n’est pas pour autant que je me suis ennuyée car les scènes d’action sont nombreuses et animées ! Les références aux figures mythiques de la piraterie sont en tout cas nombreuses et même si ce ne sont pas des récits qui me passionnent en général, ici, Jacques Martel a réussi à m’y intéresser.

Un écrivain que je découvre avec Bloody Marie et dont je vais assurément retenir le nom.

Hélios, août 2014

Du côté des challenges : Un mot, des titres chez Calypso ; 1 pavé par mois chez Bianca (520 pages).

Pierre Pevel – Le dragon des Arcanes

Pierre Pevel - Le dragon des ArcanesQuatrième de couverture : Un immense dragon noir menace Paris. C’est du moins les informations dont disposent les fameuses Lames du Cardinal. Mais l’ordre des Sœurs de Saint-Georges, pourtant chargé de contrer les dangers draconiques, ne semble pas décidé à intervenir et fait même obstruction à l’enquête d’Agnès de Vaudreuil. Les hommes du capitaine La Fargue ont déjà payé un lourd tribut à la défense du royaume de France, mais il se pourrait que cette mission soit la plus difficile. Qui se cache vraiment derrière le complot qui se prépare ? Des forces incontrôlables n’ont-elles pas été libérées ? Dernier tome d’une série qui rend brillamment hommage aux meilleurs romans de cape et d’épée, Le dragon des Arcanes est une œuvre de fantasy historique remarquable, déjà traduite en dix langues.

Troisième et dernier tome des Lames du Cardinal, Le dragon des Arcanes démarre sur les chapeaux de roues et si cela fait déjà quelques temps que vous avez lus les premiers tomes, vous serez vite remis dans l’ambiance !

Le suspens est maintenu jusqu’aux dernières pages et l’équilibre entre les scènes d’action, les descriptions et les dialogues est parfait ! Le mélange entre Histoire et fiction, entre personnages réels et créatures surnaturelles est aussi une des raisons qui m’ont fait adorer cette trilogie.

Il faut également dire que ce dernier tome procure beaucoup d’émotions. C’est d’ailleurs avec une pointe de nostalgie que j’écris ce billet car je m’étais beaucoup attachée à ces personnages. Heureusement pour moi, il me reste d’autres romans de Pierre Pevel à découvrir !

Folio, janvier 2014

Xavier Mauméjean – Ganesha

Xavier Mauméjean - GaneshaQuatrième de couverture : Londres, fin du XIXe siècle.
Qui est réellement Joseph Merrick, celui qu’on surnomme « l’Homme-Éléphant » ? Homme ou bête ? Monstre de foire ou curiosité scientifique ? Une simple anomalie de la nature ou… un dieu ?
Lorsqu’il rédige ses Mémoires, il n’a pas trente ans et réside depuis quelques temps à l’hôpital de Whitechapel sous la protection du médecin Frederick Treves. Un refuge qui lui permet d’observer les splendeurs et les misères de la capitale, et de mener l’enquête : quatre affaires, précisément, soit autant de saisons dans une année. De leur résolution dépendra peut-être plus que son destin, car « le monde s’efface dans les rêves de l’éléphant… »

Sous la plume de Xavier Mauméjean, Joseph Merrick, plus connu sous le nom d’Elephant-Man, devient un enquêteur qui n’a rien à envier à Sherlock Holmes. Écrit sous la forme de mémoires, le narrateur nous entraîne dans ses investigations dans le Londres de l’ère victorienne et c’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai suivi ses déductions dans les quatre enquêtes qu’il relate.

C’est avec le film de David Lynch que j’avais découvert l’existence de Joseph Merrick (interprété par John Hurt) et sa terrible maladie et même si ce n’est pas le propos principal du livre, j’ai été touchée par les passages où il évoque ce qu’il a subi.

Ganesha est un roman bien construit, mêlant suspens et émotion, je ne peux que vous le recommander.

Hélios, juin 2014

Du côté des challenges : A tous prix chez Asphodèle, Prix Gérardmer/Fantastic’arts du roman fantastique en 2000

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