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Oscar Wilde – L’éventail de Lady Windermere

Lady Windermere se réjouit du bal qu’elle organise le soir-même pour fêter ses vingt-et-un ans jusqu’au moment où elle apprend par une de ses connaissances que Lord Windermere aurait une relation particulière avec une certaine Mrs Erlynne, et qu’il lui aurait même donné de l’argent. Lorsque son époux lui demande d’inviter cette femme à sa soirée d’anniversaire, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, elle est prête à faire un scandale si cette personne ose mettre les pieds chez elle !

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette pièce tant par la qualité de l’écriture que par les rebondissements du scénario.

J’ai beaucoup aimé la façon dont le quiproquo se met en place suite aux commérages de gens qui tirent des conclusions hâtives et le ton moqueur d’Oscar Wilde lorsqu’il dépeint la société victorienne. Toute cette bonne société ne tarde pas à s’offusquer d’un comportement qu’elle juge immoral sans connaître le fin mot de l’histoire. Il est vrai que celui-ci est assez difficile à deviner et m’a pas mal surprise ! Quelle lecture palpitante !

Voilà qui m’a donné envie de (re)lire ses autres pièces !

Tennessee Williams – La chatte sur un toit brûlant

Tennessee Williams - La chatte sur un toit brûlantL’action se situe dans la propriété des Pollitt où toute la famille est réunie pour fêter l’anniversaire du patriarche, Big Daddy. Sont présents : son épouse, son fils aîné accompagné de son épouse et de leur nombreuse progéniture, son fils Brick et son épouse Maggie, un couple en plein crise conjugale. Le Révérend et le Docteur qui a fait à Big Daddy un faux compte-rendu sur son état de santé, sont également de la fête.

Brick, dévasté par le suicide de son meilleur ami noie son chagrin dans l’alcool, il refuse de descendre pour la fête malgré les supplications de Maggie qui cherche à retrouver son amour. La pauvre se trouve dans une situation délicate d’autant qu’elle doit sans cesse faire face aux remarque acerbes de sa belle-mère sur le fait qu’elle et Brick n’ont pas encore d’enfants.

Contrairement à Un tramway nommé désir, cette relecture a confirmé le sentiment que j’en avais gardé, la pièce est excellente !

Tennessee Williams aborde dans ce texte plusieurs thèmes importants – alcoolisme, mensonge, homosexualité, peur de la mort, etc. – qui ont de quoi faire réfléchir. Ma préférence va aux personnages qui ont du caractère comme Maggie ou Brick au dépend de Gooper qui n’a aucun charisme ou de sa femme, irritante à souhait.

J’adore la fin de la pièce, le personnage de Maggie a plus d’un tour dans son sac et cela m’a plu !

Une pièce que je vous recommande absolument !

Je garde également un excellent souvenir du film avec Elizabeth Taylor et Paul Newman ; j’ai voulu le revisionner mais malheureusement je n’avais qu’une VHS sous la main et pas de magnétoscope #epicfail.

William Shakespeare – Much Ado About Nothing

William Shakespeare - Beaucoup de bruit pour rien - édition bilingueDon Pedro, Prince d’Aragon, rentre de bataille victorieux et s’installe avec ses hommes sur les terres de son ami Leonato, gouverneur de Messine, pour goûter quelque repos.

Beatrice, nièce de Leonato, retrouve alors Benedick avec qui elle a l’habitude d’échanger des mots d’esprits bien qu’il ne possède à ses yeux aucun attrait. Don Pedro, par manière de plaisanterie, se promet de les faire tomber amoureux.

Dans le même temps, le jeune Claudio, ami de Benedick, tombe amoureux d’Hero, fille de Leonato ; une relation que le fourbe Don John, frère bâtard de Don Pedro cherche à détruire par les moyens les plus vils.

Much Ado About Nothing (Beaucoup de bruit pour rien) est sans doute une de mes pièces préférées et j’ai eu grand plaisir à la relire, en version originale cette fois, et j’ai pu constater que le texte n’a rien de compliqué malgré quelques tournures anciennes !

J’adore les dialogues entre Benedick et Beatrice et leurs personnalités. J’aime le cadre dans lequel se déroule la pièce. J’aime le passage du bal costumé. J’aime le complot qui se trame même s’il met toujours autant mes nerfs à vif. J’aime que pour une fois, ce ne soit pas une tragédie.

Et si vous ne l’avez jamais vu, je vous conseille vivement l’adaptation cinématographique de cette pièce par Kenneth Branagh, sortie en 1993, dans laquelle on retrouve, entre autres, le réalisateur lui-même dans le rôle de Benedick et Emma Thompson dans celui de Beatrice, ainsi que Keanu Reeves, Denzel Washington, Kate Beckinsale… c’est un régal !

Tennessee Williams – Un tramway nommé désir

Tennessee Williams - Un tramway nommé désirStella et son mari Stanley Kowalski habitent dans un minuscule deux pièces à la Nouvelle Orléans et attendent leur premier enfant. Stanley n’est donc pas très heureux lorsqu’il voit débarquer sans prévenir Blanche DuBois, la sœur de son épouse. Il pense tout de suite, à raison, qu’il y a quelque chose de louche dans son histoire et se montre peu accueillant avec la jeune femme, allant jusqu’à faire mener une enquête sur elle. Il s’avère que Blanche a en effet perdu la plantation familiale ainsi que son emploi d’institutrice et qu’elle souhaite recommencer à zéro dans une ville où personne ne la connais.

J’avais lu cette pièce il y a plus de dix ans et je ne me souvenais pas que l’atmosphère était aussi lourde et les personnages aussi peu sympathiques. Mais c’est justement là que réside la qualité principale du texte : on ressent bien, dans l’écriture de Tennessee Williams, la moiteur de l’atmosphère et le malaise des personnages.

Stella est une fille gentille et un peu naïve qui ne pense jamais à mal, c’est de bon cœur qu’elle accueille sa sœur sans se poser de questions alors que Stanley, une brute épaisse qui passe son temps avec ses copains et s’occupe peu de sa femme, se méfie tout de suite d’elle. Blanche de son côté profite un peu de sa sœur en attendant de pouvoir retomber sur ses pattes, elle est donc, elle aussi, loin d’être parfaite. Tout cela pour dire que je n’ai apprécié le caractère d’aucun des personnages principaux.

J’ai tout de même bien aimé la pièce, notamment la fin dont je ne me rappelais plus et qui m’a surprise. En même temps, je ne vois pas comment ça aurait pu finir autrement ! Une relecture un peu en-dessous de mes attentes mais sympathique tout de même !

Il faudrait un jour que je regarde le célèbre film d’Elia Kazan avec Marlon Brando et Vivien Leigh (que vous pouvez voir sur la couverture). Si certains l’on vu, avez-vous aimé ?

10/18, janvier 1995

 

Eric-Emmanuel Schmitt – Petits crimes conjugaux

Eric-Emmanuel Schmitt - Petits crimes conjugauxA la suite d’un accident, Gilles est devenu amnésique. Après quelques jours à l’hôpital, il est de retour chez lui avec son épouse Lisa dont il n’a aucun souvenir, dans un décor qui ne lui rappelle strictement rien. S’engage alors un savoureux dialogue entre Lisa et Gilles dans lequel ce dernier tente de se remémorer sa vie avant son accident et la relation qu’il entretenait avec sa femme. Plus ils discutent, plus Gilles à l’impression que Lisa lui cache quelque chose…

J’ai trouvé le thème très intéressant et le texte agréable à lire. Cela m’a d’ailleurs réconciliée avec Eric-Emmanuel Schmitt dont j’avais lu un roman qui ne m’avait pas plu, j’ai bien fait de passer outre ma mauvaise expérience.

J’ai aimé la façon dont la situation évolue entre les deux personnages qui cherchent à reconstruire leur couple et les révélations faites au fil du texte ; l’histoire prend un tournant auquel je ne m’étais pas du tout attendue !

Cette pièce, jouée à partir de septembre 2003 par Bernard Giraudeau et Charlotte Rampling au théâtre Édouard VII, a rencontré un vif succès. J’aurais beaucoup aimé voir cette prestation !

Je vous laisse avec un petit extrait des interrogations de Gilles au début de la pièce.

J’ai perdu la mémoire. Cette mémoire-là. La mémoire de moi. En revanche, je me rappelle toujours mes déclinaisons latines, mes tables de multiplication, mes conjugaisons russes, mon alphabet grec. Je me les récite. Ça me rassure. Le reste va me revenir. Comment pourrait-on posséder parfaitement sa table de multiplication par huit – la plus difficile, tout le monde est d’accord – et oublier qui l’on est ?

En scène ! : un nouveau challenge

Je me suis laissée tenter par le challenge En scène !, un challenge sur le théâtre pour lequel bladelor nous propose de lire et/ou de voir jouer des pièces.

Étant donné que j’ai déjà prévu de lire deux pièces pour mon challenge « Les naufragés » : La tempête de Shakespeare et L’île des esclaves de Marivaux, je ne pouvais que sauter sur l’occasion !

Il se trouve aussi que j’ai, depuis un certain temps, envie de relire plusieurs pièces de Shakespeare, voilà qui devrait me motiver !

Bladelor propose quatre catégories, j’ai, pour ma part, opté pour celle de… Shakespeare (12 pièces), of course !

Si vous êtes intéressés par En scène ! vous trouverez toutes les informations ICI !