Ron Rash – Une terre d’ombre

logo_coeurQuatrième de couverture : Laurel Shelton et son frère Hank vivent au fond d’un vallon encaissé des Appalaches. Marquée par une tache de naissance, Laurel est considérée comme une sorcière. Hank, revenu de la Première Guerre mondiale, y a laissé une main. Isolés, bannis, ils mènent une vie fastidieuse et solitaire. Mais lorsque Laurel rencontre un mystérieux joueur de flûte, sa vie bascule.

Une terre d'ombre

Laurel est un personnage qui m’a immédiatement séduite par sa force de caractère. Mise au ban de la société à cause de vieilles superstitions, Laurel ne se plaint jamais. Elle endure la vie à la ferme dans cet endroit isolé que l’on qualifie de maudit, s’occupe de son père malade et tente de continuer à s’instruire même après que le village l’ait forcée à quitter les bancs de l’école. Bien sûr, elle se sent seule et même quand son frère rentre de la guerre, un bras en moins, elle ne voit pas ce que l’avenir pourrait lui apporter.

Puis, elle rencontre Walter et se laisse séduire par sa musique, peu importe qu’il soit muet, ses mélodies à la flûte et ses regards sont bien suffisants pour Laurel.

Toutefois, Walter semble cacher un terrible secret.

Si je n’avais jamais lu Ron Rash auparavant, j’aurais sans doute eu l’espoir d’une issue favorable pour l’un et l’autre. Ici, au contraire, j’ai eu peur pendant toute ma lecture de ce qui allait se passer. J’ai été tout bonnement écœurée par l’attitude des villageois, par leur ignorance et leur bêtise, par leurs croyances déraisonnables et par leur haine de l’étranger, de l’inconnu…

Une terre d’ombre s’est avérée une lecture captivante dont l’intensité monte crescendo pour finir en apothéose et qui m’a laissée à bout de souffle.

Une histoire magnifique bien qu’éprouvante dont je me souviendrai longtemps, un gros coup de cœur !

Points, avril 2015

Ann Granger – Un flair infaillible pour le crime

Un flair infaillible pour le crime est le quatrième tome des aventures de Lizzie Martin et de l’inspecteur Ben Ross, série policière ayant pour cadre l’Angleterre victorienne.

Un flair infaillible pour le crime

Cette enquête nous entraine une nouvelle fois dans les rues de Londres à la recherche du meurtrier de Thomas Tapley, un voisin que Lizzie croisait fréquemment. Bien entendu, elle ne tarde pas s’investir dans l’enquête à titre privé, au grand dam du superintendant Dunn, le supérieur de Ben Ross à Scotland Yard.

L’intrigue, sans être exceptionnelle, est bien menée et même si le lecteur n’a aucun mal à en démêler les fils avant la fin, le dénouement n’en reste pas moins agréable à lire.

Une série que je recommande, ne serait-ce que pour son ambiance victorienne délicieuse à souhait !

10/18, novembre 2015

Du côté des challenges : A year in England chez Titine.

logo-by-eliza1

Ernest Cline – Player One

Quatrième de couverture : 2044. La Terre est à l’agonie. Comme la majeure partie de l’humanité, Wade, 17 ans, passe son temps dans l’OASIS – un univers virtuel où chacun peut vivre et être ce qui lui chante. Mais lorsque le fondateur de l’OASIS meurt sans héritier, une formidable chasse au trésor est lancée : celui qui découvrira les trois clefs cachées dans l’OASIS par son créateur remportera 250 milliards de dollars ! Multinationales et geeks s’affrontent alors dans une quête épique, dont l’avenir du monde est l’enjeu. Que le meilleur gagne…  

Player One

C’est avec beaucoup de plaisir que je me suis lancée dans cette quête avec Wade. L’intrigue est prenante, les rebondissements sont nombreux et arrivent à bon escient et surtout, je me suis régalée avec les nombreuses références à la culture geek – celle des années 80 en particulier.

Ce roman plaira incontestablement aux plus geeks d’entre vous, en particulier ceux qui ont grandi dans les années 80. Toutefois, si ce n’est pas votre cas, vous devriez quand même apprécier le scénario bien ficelé d’Ernest Cline, et qui sait, ça vous donnera peut-être envie de découvrir les classiques de l’époque !

De mon côté, j’ai relevé 2 ou 3 titres de films qui manquent à ma culture et que je compte bien visionner prochainement !

Une adaptation ciné de Ready Player One est en préparation (source imdb) ; il y a matière à faire quelque chose de très sympa, espérons que le film sera réussi !

Pocket, mars 2015

Jasinda Wilder – Te succomber

Quatrième de couverture : À dix-huit ans, Nell est inconsolable. Kyle, à la fois son meilleur ami et l’amour de sa vie, meurt accidentellement. Elle sombre dans un chagrin fou dont personne ne semble pouvoir la tirer. Deux ans plus tard, la jeune femme croise le chemin de l’insaisissable Colton, le frère aîné de Kyle. La douleur est toujours vive, mais une irrésistible pulsion l’attire vers lui. Passion ? Fureur de vivre ? Un lien unique les unit et les consume au plus profond d’eux-mêmes. Colton pourra-t-il redonner à Nell le goût d’aimer ?

Te succomber

Je ne lis pas beaucoup de romans New Adult, du coup, j’essaye de bien les choisir. Celui-ci, je l’avais repéré il y a un moment chez Cécile et je n’ai pas regretté ma lecture !

J’ai surtout été touchée par le personnage de Colton et son histoire familiale même s’il a un petit côté effrayant. Il est adorable avec Nell et on a envie qu’ils soient heureux ensemble. Pourtant, il y a beaucoup d’obstacles à leur relation, pas seulement parce que Colton est le grand frère de son premier amour mais surtout parce que Nell continue à culpabiliser à propos de la mort de Kyle au point de se faire du mal.

En bref, Te succomber est une romance émouvante avec des personnages torturés et touchants. Ça n’est pas un coup de cœur mais j’ai vraiment passé un bon moment !

Le Livre de poche, janvier 2016

Philippe Besson – Vivre vite

Quatrième de couverture : Si célèbre soit-il, James Dean, symbole de la jeunesse éternelle, demeure toujours aussi insaisissable. Vivre vite, roman choral tout en nuances, dresse, à travers la voix de ses proches, le portrait intime d’un garçon de l’Indiana, inconsolable et myope, turbulent mais d’une beauté irrésistible, qui s’est donné à tous, sans jamais appartenir à personne : un acteur incandescent devenu, en trois films et un accident de voiture, une icône intemporelle.

Vivre vite

J’ai adoré la façon dont Philippe Besson donne voix à l’entourage de James Dean, famille, professeurs, quelques anonymes mais aussi ceux qui l’ont côtoyé dans l’industrie du cinéma, Elia Kazan, Marlon Brando, Elizabeth Taylor, Pier Angeli

On y découvre également son insatiable passion pour la vitesse qui l’a conduit à la mort sur une route de Californie le 30 septembre 1955 au volant de sa mythique Porsche 550 Spyder.

L’auteur ne cherche pas à encenser celui qui restera à jamais une icône de la jeunesse rebelle mais nous montre une image de l’acteur probablement assez proche de la réalité.

Si vous aimez James Dean, vous serez certainement ému par cette lecture, si vous ne l’aimez pas, ce livre ne vous fera sûrement pas changer d’avis, et si vous ne connaissez pas, et bien c’est une très bonne façon de le découvrir !

Un texte émouvant que j’ai lu avec grand plaisir et qui m’a donné très envie de revoir East of Eden et Rebel without a cause (et même Giant que je n’ai vu qu’une ou deux fois) !

10/18, janvier 2016

Karen Marie Moning – Burned

Je n’avais pas autant aimé Iced que les précédents tomes de la série Fever à cause du personnage de Dani, j’ai donc été ravie de voir que dans Burned, la narration est faite du point de vue de différents personnages.

KMM - Burned

J’ai retrouvé l’univers de Fever avec beaucoup de plaisir, ce qui n’était pas gagné quand j’ai commencé cette série car en général je n’aime pas les univers qui mettent en scène des faes. Ne me demandez pas pourquoi, je n’ai pas d’explication ; donnez-moi des vampires, des loups-garous, des métamorphes, je marche, les faes, non, sauf sous la plume de Karen Marie Moning.

Même si ma lecture du précédent tome remontait à pas mal de temps, je me suis vite remise dans le bain et j’ai été ravie de retrouver les protagonistes de la série. L’apparition du personnage de Jaina est intéressante, je salue une fois de plus l’imagination de l’auteure qui trouve toujours le moyen de surprendre les lecteurs.

Burned a pleinement satisfait mes attentes, je n’ai qu’une chose à dire, vivement la suite !

J’ai lu, janvier 2016

Caroline Preston – Le journal de Frankie Pratt

Quatrième de couverture : 1920. Frankie Pratt a 18 ans. Élève prometteuse, lectrice avertie, la jeune fille rêve de devenir écrivain. Avec une machine à écrire Corona et une fantaisie d’archiviste, elle se lance dans le récit de ses aventures sous forme de scrapbook. Tour à tour étudiante, danseuse de charleston amateur, rédactrice de potins à grand tirage, amoureuse éperdue de mauvais garçons, elle nous entraîne dans son sillage, du New York de la Prohibition au Paris des Années folles.

Frankie Pratt

L’intérêt de ce livre ne réside pas dans l’histoire, qui s’avère assez classique et sans surprises, mais plutôt dans la description qu’il offre des années 20. J’ai beaucoup aimé les illustrations et documents qui se trouvent dans ce livre qui se présente sous forme de scrapbook. J’avais un peu peur qu’il perde du charme dans la version poche mais ça n’est pas le cas, c’est un bel objet, tout en couleur, qu’on prend plaisir à feuilleter même après l’avoir terminé. Je suis ravie de l’avoir dans ma bibliothèque !

Pocket, novembre 2015