Archive pour février 2013

Challenge Écrivains japonais : Récap’ de février

Voici le bilan de nos lectures de l’écrivain MURAKAMI Haruki.

MURAKAMI Haruki

Je remercie tous ceux qui ont participé ce mois-ci.

Le mois de mars sera consacré à OGAWA Yōko.

OGAWA Yoko

Vous trouverez ci-dessous une liste de ses livres traduits en français (vous pouvez accéder au résumé en cliquant sur le lien) :

Bonne lecture à tous !

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Sublimes Créatures : le roman graphique

Sublimes Créatures - le roman graphiqueA l’occasion de la sortie du film aujourd’hui en France, j’ai eu envie de me replonger dans l’histoire de Sublimes créatures (initialement paru en français sous le titre 16 lunes), roman écrit par Kami Garcia et Margaret Stohl.

J’avoue que je n’avais pas envie de relire le roman de 600 pages, j’ai donc profité de la sortie du roman graphique, dessiné par Cassandra Jean, pour me rafraichir la mémoire.

Comme souvent dans ce genre d’ouvrage, je n’ai pas été enchantée par le dessin, ce n’est pas moche et on s’y habitue au fil de la lecture mais cela ne correspond pas vraiment à l’idée que je m’étais faite des personnages au départ, excepté peut-être Macon Ravenwood. En revanche, je trouve que c’est un excellent résumé du roman, idéal pour se remémorer les moments clés du scénario.

Même si le dessin n’est pas totalement à mon goût, il s’agit d’une bonne adaptation graphique que je vous recommande si vous avez envie de retrouver Lena et Ethan.

Black Moon graphics, février 2013

Je vous rappelle la sortie du film réalisé par Richard LaGravenese, aujourd’hui, 27 février 2013, avec Alden Ehrenreich dans le rôle d’Ethan et Alice Englert dans le rôle de Lena. On peut y voir également Jeremy Irons, Viola DavisEmmy Rossum ou encore Emma Thompson, un casting très prometteur !

Alexandra Bracken – Les insoumis

Alexandra Bracken - Les insoumisDepuis qu’un étrange syndrome est apparu, tous les enfants ayant survécu à l’hécatombe sont enfermés dans des camps, le plus souvent après avoir été dénoncés par leurs proches. On ne sait pourquoi ni comment mais il semblerait que ces jeunes aient développé diverses capacités psychiques extraordinaires mais jugées incontrôlables par le gouvernement.

Pour les différencier, ils ont été répartis par couleur selon le type de pouvoirs dont ils sot dotés. Ruby est Orange mais elle ne veut pas révéler ses réelles aptitudes après ce qui s’est passé et se fait passer pour une verte. Le subterfuge finit pourtant par être découvert et son unique choix consiste à s’enfuir. Réussira-t-elle à échapper à ses poursuivants ?

Les insoumis, premier tome de la trilogie d’Alexandra Bracken, s’est avéré une excellente surprise ! J’avais peur qu’il ne se passe pas grand chose dans ce premier tome, qu’il ne serve qu’à poser les bases, mais les rebondissements se succèdent à un rythme assez soutenu. Je n’ai pas mis longtemps à m’attacher à Ruby même si je n’ai pas vraiment compris pourquoi elle ne voulait pas que les autres jeunes ne sachent ce qu’elle est capable de faire étant donné qu’ils ont eux aussi développé des capacités particulières. Excepté cette part d’incompréhension concernant le caractère de l’héroïne, j’ai trouvé l’intrigue très bien menée et les personnages intéressants et diversifiés, je ne me suis pas ennuyée une seconde. A plusieurs reprises, j’ai pensé savoir ce qui allait se passer et j’ai été très étonnée par plusieurs retournements de situation.

Je sais que certains sont en train de se poser la question : est-ce qu’il y a une histoire d’amour ? Ne vous attendez pas à trop de romantisme, ce n’est pas primordial, en tout cas dans ce premier tome. On entrevoit toutefois quelques développements entre certains personnages qui pourraient avoir une influence dans la suite de la série !

A l’issue de ce premier tome, on continue tout de même à se poser beaucoup de questions sur ce qui est arrivé, j’espère que l’auteur réussira à mener l’intrigue à son but tout en fournissant une bonne explication au contexte général car c’est un aspect qui n’est, à mon sens, pas assez développé – voire manquant – dans les dystopies.

J’ai vraiment passé un très bon moment, ça va être dur d’attendre la suite prévue pour début 2014 !

A paraître le 7 mars 2013 aux éditions de La Martinière J. Fiction.

Frederick Exley – Le dernier stade de la soif

Frederick Exley - Le dernier stade de la soifPrésentation de l’éditeur : Sous un soleil aveuglant, Frederick Exley s’effondre, le corps rongé par la boisson. Ainsi débute la confession d’un marginal, errant à travers l’Amérique, noyant sa quête de gloire au gré des bars et déboires. De l’ivrogne au poète, du loser au rescapé, il signe une épopée titubante et féroce dont Nick Hornby, dans sa préface, salue l’époustouflant talent.

Le dernier stade de la soif est un livre que j’ai trouvé intéressant à plusieurs points de vue. Tout d’abord, il y a le malaise de l’alcoolique, de celui qui ne peut s’arrêter de boire, quelles que soient ses raisons. Il y a aussi l’internement en hôpital psychiatrique, un sujet qui me touche toujours beaucoup, voire me traumatise. Frederick Exley en parle à merveille puisqu’il les a vécu et, bien que le roman soit en partie de la fiction, ce sont bel et bien ses témoignages que nous lisons dans cet ouvrage.

Et il y a aussi, par ailleurs, son obsession pour son équipe de football américain favorite, celle dont il suit tous les matchs dans son bar préféré au risque de faire fuir le reste de la clientèle, et qui donne son titre en VO au roman A Fan’s note. La conjugaison de la boisson et de son fanatisme exacerbent sa violence mais c’est aussi dans ce contexte que nous nous rendons le mieux compte de sa vulnérabilité.

A lire si le sujet vous intéresse car en plus d’être intéressant, c’est un roman très bien écrit.

Le second roman de Frederick Exley, A l’épreuve de la faim, est disponible depuis le 14 février 2013 aux Éditions Monsieur Toussaint Louverture.

10/18, janvier 2013

Ce roman a reçu le prix William Faulkner du meilleur premier roman et le prix Rosenthal du Centre National des Arts et des Lettres en 1069.

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Jean-Philippe Blondel – 06h41

Jean-Philippe Blondel - 06h41Présentation de l’éditeur : Le train de 06h41, départ Troyes, arrivée Paris. Bondé, comme tous les lundis matins. Cécile Duffaut, 47 ans, revient d’un week-end épuisant chez ses parents. Elle a hâte de retrouver son mari, sa fille et sa situation de chef-d’entreprise. La place à côté d’elle est libre. S’y installe, après une légère hésitation, Philippe Leduc. Cécile et lui ont été amants vingt-sept ans auparavant, pendant quelques mois. Cela s’est très mal passé. A leur insu, cette histoire avortée et désagréable a profondément modifié leurs chemins respectifs. Tandis que le train roule vers Paris et que le silence s’installe, les images remontent. Ils ont une heure et demie pour décider de ce qui les attend.

J’avais découvert Jean-Philippe Blondel avec G229, un roman dans lequel il évoque le métier d’enseignant, et ses réflexions et son style m’avaient beaucoup plu. Depuis je m’étais promis de relire cet auteur et c’est avec son dernier roman en date, 06h41, que j’ai poursuivi ma découverte.

J’ai aimé la situation initiale choisie par l’auteur de ces deux anciens amants qui ne se sont jamais revus, et qui n’en avaient d’ailleurs pas forcément envie et qui se retrouve par hasard côté à côte dans le train ! Je me suis demandée quelle aurait été ma réaction en pareil cas, aurais-je feint de ne point reconnaître mon voisin ? aurais-je changé de place ? aurais-je laissé sortir ce que j’avais sur le cœur depuis plusieurs années ? aurais-je regretté d’avoir pris ce train plutôt qu’un autre ? Des questions que se posent d’ailleurs Cécile et Philippe…

Jean-Philippe Blondel réussit à merveille à nous plonger dans les pensées des deux protagonistes et c’est ce que j’aime dans son écriture, il décrit les choses simplement comme elles sont et cela nous va droit au cœur.

Une nouvelle fois, j’ai été séduite par l’écriture de Jean-Philippe Blondel alors que les quatrièmes de couverture de ses romans ne m’interpellent jamais et que je ne l’aurais sans doute jamais lu sans les avis des blogueuses (George et Titine en particulier pour ce titre).

Buchet Chastel, janvier 2013

Julian Barnes – Une fille, qui danse

Julian Barnes - Une fille, qui danseTony Webster, soixante ans, retraité, se remémore sa jeunesse, les souvenirs refont surface, ses trois camarades de lycée dont il était inséparable, Veronica, sa première relation amoureuse, et dans ce retour en arrière se trouve peut-être l’explication de ce qui s’est passé…

Entre Julian Barnes et moi, ça a faillit être une rencontre raté. Le début du roman est tout à fait banal, presque ennuyeux, bref, rien d’extraordinaire. Puis, petit à petit, j’ai commencé à me dire que je devais être en train de rater quelque chose, à l’instar du personnage principal à qui son amour de jeunesse ne cesse de répéter qu’il n’a « jamais rien pigé« . C’est en arrivant dans les dernières pages du roman qu’on comprend où l’auteur voulait en venir et la fin est magistrale, je ne m’y attendais pas du tout ! C’est là que le titre original, The sense of an ending, prend tout son sens, ce qui manque un peu dans la traduction en français.

Je suis bien contente que cette lecture ce soit avérée bien meilleure que ne le laissait présager le début du roman ! Si quelqu’un à des conseils concernant Julian Barnes que je découvrais avec ce titre, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Ce roman s’est vu décerné le Man Booker Prize en 2011.

Mercure de France, janvier 2013

Et une participation de plus pour le challenge A tous prix de Laure !

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Jane Austen – Sanditon

Jane Austen - SanditonPrésentation de l’éditeur : En ce début du XIXe siècle où la bonne société anglaise découvre les bienfaits des bains de mer, les Parker se sont mis en tête de faire de la paisible bourgade de Sanditon une station balnéaire à la mode. Invitée dans leur magnifique villa, la jeune Charlotte Heywood va découvrir un monde où, en dépit des apparences « très comme il faut », se déchaînent les intrigues et les passions. Autour de la tyrannique lady Denham et de sa pupille Clara gravitent les demoiselles Beaufort, le ténébreux Henry Brudenall et l’étincelant Sidney Parker, peut-être le véritable meneur de jeu d’une folle ronde des sentiments. Observatrice avisée, Charlotte saura-t-elle demeurer spectatrice ? Le cœur ne va-t-il pas bouleverser les plans de la raison ? À sa mort en 1817, Jane Austen laissait cette œuvre inachevée. Une romancière d’aujourd’hui a relevé le défi de lui donner un prolongement. Un exercice mené à bien dans la plus remarquable fidélité, avec autant de tact que de brio.

Ce roman est le dernier texte de Jane Austen qui resta inachevé à sa mort en 1817. Il paraît maintenant dans une version complétée par une autre personne et je dois dire que, malgré mon scepticisme initial, cela n’a rien de choquant et qu’elle a très bien réussi à conserver l’esprit austenien. J’ai beaucoup apprécié les descriptions de cette petite station balnéaire et les relations entre les personnages. Pourtant, malgré les nombreuses qualités de ce roman, je n’ai pas été particulièrement séduite par les uns ou les autres et, bien que je l’ai lu sans aucun déplaisir, il ne m’a pas autant passionnée qu’Orgueil et préjugés – mais j’avais placé la barre très haute, n’est-ce pas ?

L’histoire est tout de même très agréable et on passe un bon moment à Sanditon. Je ne vois aucune raison de vous en priver !

Le livre de poche, novembre 2012